War (album de U2)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'album de U2. Pour l'album de Bolt Thrower, voir War.
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War
Album de U2
Sortie
(réédition)
Enregistré 17 mai au
Drapeau de l'IrlandeStudios Windmill Lane (Dublin)
Durée 42:03
Genre Rock, post-punk
Producteur Steve Lillywhite
Label Island Records

Albums de U2

Singles

  1. New Year's Day
    Sortie : 1er janvier 1983
  2. Two Hearts Beat as One
    Sortie : 11 mars 1983
  3. Sunday Bloody Sunday
    Sortie : 11 mars 1983
  4. "40" (Allemagne uniquement)
    Sortie : août 1983

War (« Guerre ») est le troisième album studio du groupe de rock irlandais U2, sorti le sur le label Island Records. Enregistré aux studios Windmill Lane à Dublin du 17 mai au , il est produit principalement par l'Anglais Steve Lillywhite et mixé par ce dernier et Kevin Killen. Étendard de toute une génération au début des années 1980, War est le plus revêche des disques édités par le groupe jusqu'à ce jour. Il doit sa notoriété à ses deux plus célèbres chansons Sunday Bloody Sunday et New Year's Day. Il représente le sommet du rock héroïque de U2, engagé, direct, enflammé et presque combattif[1]. C'est le premier album du groupe à s'être classé no 1 au Royaume-Uni et a atteint la 12e place au Billboard 200. Bien que mal reçu par la presse britannique au moment de sa publication, War a désormais la reconnaissance de la critique. En 2012, l'album a été classé 223e par le magazine Rolling Stone dans sa liste des 500 plus grands albums de tous les temps. Réédité le 20 juillet 2008, il a été vendu à plus de 8 millions d'exemplaires[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite des critiques mitigées et du demi-échec commercial d’October, U2 est sous la menace d'une fin de contrat avec Island Records[3]. En proie au doute, les membres du groupe et tout particulièrement The Edge pour des raisons religieuses, sont proches de quitter le monde du rock[4]. Mais un retour triomphant en Irlande (à Galway, Cork et Dublin[5]) en janvier 1982, où ils sont très touchés par l'attachement de leurs fans qui se précipitent à leurs concerts, les fait revenir sur cette décision[6].

U2 tente alors de sortir un nouveau 45 tours hors album, afin de compenser l'absence de grands singles qui avaient pénalisé October. Publiée en mars 1982, A Celebration dont le thème est la guerre nucléaire[7] annonce un tournant radical dans les futures compositions du groupe : la musique révèle un rock imposant et puissant tandis que les paroles sont plus engagées. Néanmoins, les ventes de ce single restent modestes avec une 47e place au Royaume-Uni. Il manque désormais un tube pour que les Irlandais décollent véritablement dans les charts.

Vers la fin de la tournée October (1981-1982)[8] , le groupe décide d'entrer aux studios Windmill Lane à Dublin le 17 mai 1982 et de plancher sur un nouvel album. Après avoir voulu s'attacher les services de Jimmy Destri, claviériste de Blondie ou encore de Sandy Pearlman qui a travaillé pour The Clash sur Give 'Em Enough Rope, U2 se résout à conserver Steve Lillywhite à la production auquel s'ajoute Bill Whelan sur le premier titre à naître des sessions d'enregistrement : The Refugee. Déjà présents sur Boy en 1980 et October en 1981, Steve Lillywhite accepte donc de déroger à sa règle de ne jamais travailler avec le même groupe au-delà de deux albums. Il ne regrettera pas ce choix, car War va faire passer les quatre Irlandais du statut d'espoirs du rock à celui de stars mondiales[9].

Dans l'esprit du groupe, le nouvel opus doit décrire leur époque, marquée par le cynisme et le défaitisme mais surtout par de fortes crises dans le monde[10] : course aux armements nucléaires entre l'URSS et les États-Unis (qui inspirera à U2 Seconds[11]), tensions en Irlande du Nord entre l'IRA et les autorités britanniques ou guerre opposant l'Argentine au Royaume-Uni pour les îles Malouines au printemps 1982.

Le 20 août suivant, après trois mois de travail, U2 ressort de studio avec ce qui deviendra le premier grand disque de sa carrière[12]. Une tournée pré-War s'en suit du (Glasgow) au (Dublin) où le groupe interprète les chansons phares de son prochain album, à savoir Sunday Bloody Sunday, New Year's Day et Surrender. Enfin, War troisième album des Irlandais, sort officiellement dans les bacs le 28 février 1983.

L'album[modifier | modifier le code]

Composé de 10 chansons d'une durée de 42 minutes et trois secondes, l'opus se caractérise par un style direct d'une rare intensité[13] surtout si on le compare aux productions new wave de la même époque. C'est également le premier disque de U2 fortement orienté politiquement, traitant notamment de la guerre et de ses conséquences, mais aussi de l'amour sous toutes ses facettes[14].

The Edge reconnaît que c'est un titre dur, qui peut déranger certains, mais c'est le plus adéquat pour déchiffrer le contenu de l'album, ce que cachent les chansons, et l'atmosphère qu'il respirent en observant le monde qui les entoure[15]. Pour sa part, Bono explique le choix du titre War en ces termes : « C'est la guerre de façon moins apparente. C'est une émotion que nous exprimons. Des conflits, des luttes à tous les niveaux. Par exemple, la guerre entre amants, dans les foyers, les rues, la tension urbaine, et bien sûr, une chanson comme Sunday Bloody Sunday que nous avons écrite à propos de chez nous. Une chanson que nous avons refoulée longtemps. Une idée en laquelle nous croyons. On se demandait combien de temps on devrait la chanter. C'est une chanson de dégoût. Bien que cet album s'appelle Guerre, il parle de reddition. On utilise de grands drapeaux blancs sur scène[16]. »

En ouverture du disque, Sunday Bloody Sunday est une chanson pacifiste qui relate le Bloody Sunday survenu à Londonderry le 30 janvier 1972, où les parachutistes anglais ont tiré sur la foule faisant 14 morts et 21 blessés[17]. Enregistré aux studios Windmill Lane de Dublin, cet hymne à l'allure martiale (battement de tambour militaire, guitare électro-acoustique, violon électrique de l'Irlandais Steve Wickham) est explosif, porté par les riffs puissants de The Edge, également à l’origine des paroles du morceau[18]. « Ce n'est pas une chanson rebelle » dit Bono qui défend ainsi le groupe de tout soutien à la cause républicaine[19]. Afin d'éviter toute polémique ou mauvaise interprétation, le manager de U2 Paul McGuinness choisit de ne pas sortir la chanson en premier single[20]. Néanmoins, elle est depuis un concert au Tiffany's à Glasgow le , constamment interprétée par le groupe dans toutes ses tournées[21]. En 2003, Sunday Bloody Sunday est classée 272e dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps établie par Rolling Stone[22].

Seconds est une chanson sur le thème de la prolifération nucléaire[21], au rythme groove, qui tient une place à part dans la discographie du groupe. C'est en effet la première fois où The Edge (en duo avec Bono) est l'interprète principal. Il récidivera en 1988 (seul cette fois-ci) sur la chanson Van Diemen's Land, issue de l'album Rattle and Hum, puis dans la décennie suivante. Au milieu de Seconds, U2 a inclus un sample de 11 secondes provenant d'un documentaire télévisé intitulé Soldiers Girls.

Placé en dixième position à sa sortie au Royaume-Uni (53e aux États-Unis), New Year's Day, est l'autre titre emblématique qui a marqué le disque, avec son introduction au piano et ses déchirures de guitares au refrain. Ce clip, célèbre dans le monde entier, est le premier symbole du rock héroïque de U2[23]. Le texte puise ses origines dans une chanson d'amour de Bono à sa femme Alison. Elle a ensuite été modifiée et écrite en l'honneur de Lech Wałęsa et du syndicat polonais Solidarność, interdit à cette époque là[21]. La vidéo de ce premier 45 tours de War est tournée dans les forêts enneigées de Suède où l'on voit notamment U2 planter le drapeau blanc de la paix. New Year's Day a été classée 435e dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps établie par Rolling Stone en 2003[22].

Like a Song..., qui s'enchaine à New Year's day, est le morceau le plus violent de War. Il se caractérise par un son très métallique de la batterie, notamment à la fin de la chanson où l'on assiste à un véritable solo de Larry Mullen Junior. Dans le texte, Bono s'en prend à la fois aux critiques musicales qui égratignent déjà le groupe et aux punks guère crédibles à ses yeux en ce début des années 1980[21].

La ballade Drowning Man est un instrumental de The Edge et une partie de basse d'Adam Clayton[24]. C'est peut-être le morceau le plus abouti de l'album, qui se termine par le violon de Steve Wickham. The Edge dira même en 1985 : « Je sais que certaines chansons de War pourraient être réenregistrées et améliorées, mais pour Drowning Man, c'est la perfection. C'est l'un des plus beaux enregistrements de toute notre carrière ». Bono a écrit ce morceau pour Adam Clayton. À l'époque Bono, The Edge et Larry Mullen Junior sont très tournés vers la religion. Adam Clayton lui, embrasse pleinement la rock attitude. Il se sent par conséquent seul dans le groupe. C'est donc une chanson d'amour que lui adresse ici Bono.

Premier titre enregistré de l'album War, The Refugee surprend par la batterie tribale de Larry Mullen Junior tandis que le groupe se laisser aller dans des incantations primitives[25]. Le morceau est produit par l'Irlandais Bill Whelan - auteur de deux grandes œuvres orchestrales dans sa carrière et compositeur à succès de Riverdance - et mixé par Steve Lillywhite. En 2013, Bono fait cette confession sur The Refugee : « je n'ai jamais écouté cette chanson depuis dix ans, mais je crois qu'elle est probablement dans la mauvaise tonalité et qu'elle essaie d'être excitante sans vraiment y arriver. »[25] Concernant les paroles de la chanson, la star de U2 s'intéresse aux liens qui existent entre tous les immigrants des États-Unis notamment les Irlandais, les Noirs et les Antillais[25].

L'énergique Two Hearts Beat as One est sorti en second single et le clip tourné devant le Sacré-Cœur à Paris. Il s'est classé en seconde position en Irlande et à la 18e place en mars 1983 en Angleterre[26]. C’est une chanson d'amour écrite durant la lune de miel de Bono aux Bahamas, dans la maison de Chris Blackwell[27] fondateur des disques Island[28]. U2 interprétera ce titre dans la mythique émission de la BBC One Top of the Pops[29] le 31 mars 1983[30].

Par ailleurs, le titre Red Light est co-interprété avec les trois chanteuses du groupe Kid Creole and the Coconuts qui apportent une touche féminine à l'album[31]. Bono raconte : « Elles étaient canons. Tout le monde s'est mis à transpirer ; dans le studio, la température atteignait des sommets »[32]. Outre ce duo entre U2 et les Coconuts, on entend aussi la trompette de Kenny Fradley, très présente dans la seconde partie de la chanson[33]. Ce morceau fait référence à l'une des filles que Bono a vu dans le quartier chaud d'Amsterdam[34].

Surrender, dont le thème est la drogue, est un morceau atmosphérique[35], complexe et finement écrit par Bono[36]. Lors d'une interview en 1983, ce dernier explique le sens de sa chanson : « Surrender dit que d'une certaine manière il faut savoir éliminer ce qui est mort en soi. Ce thème de Surrender est très important : le recul[37]. » Le reste du groupe fournit l'atmosphère. The Edge s'amuse à jouer un rôle libre à la guitare slide[38].

Enfin, la chanson 40 et son refrain « How long to sing this song ? » qui termine le disque, servira pendant longtemps comme clôture des concerts du groupe. C'est une ballade basée sur le Psaume 40 de la Bible[39]. Elle fut enregistrée au dernier moment[40]. Bono dira : « Il aura fallu dix minutes pour l’écrire, dix autres pour l’enregistrer, encore dix autres pour la mixer et enfin dix dernières pour l’écouter, mais ça n’a rien à voir avec le fait qu’elle s’appelle 40 ».

Pochette[modifier | modifier le code]

La couverture du disque représente à nouveau Peter Rowen (frère du guitariste des Virgin Prunes Dick Rowen), le petit garçon de l'album Boy mais qui a grandi. Sur la pochette de l'album, Peter Rowen, dos au mur, les mains derrière la tête, a une attitude bien plus revêche que sur le premier opus des Irlandais avec une petite coupure au niveau de la lèvre inférieure. Le titre War est écrit en rouge épais à droite du jeune homme, à la verticale, pour mieux fixer l'attention[41]. La photographie de la couverture a été prise par Ian Finlay et celle du groupe à l'intérieur de la pochette par Anton Corbijn.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Critiques presse

Compilation des critiques
Périodique Note
AllMusic 5/5 stars[42]
The Austin Chronicle 5/5 stars[43]
BBC Music (mixed)[44]
Creem B+[45]
Pitchfork Media (8.9/10)[46]
Rolling Stone 4/5 stars[47]
Sounds 2.5/5 stars[48]

Les critiques sont mitigées à sa sortie. Pour l'hebdomadaire Time Out, War est « une pop urgente, politique et mélodique, un merveilleux troisième album des quatre de Dublin ». Par contre, Gavin Martin dans les colonnes du NME, écrit que « War est un exemple de plus de l'impotence et de la perte de vitesse du rock en tant que genre musical ». Dave McCullough dans ses articles pour le Sounds n'est guère plus tendre en disant que « War est un disque démodé, excessivement surchargé de - foi, espoir et charité - et propose de nommer Bono comme nouveau représentant de l'Église Catholique, Apostolique et Romaine ». Enfin dans le Record Mirror, Mark Cooper affirme : « U2 est probablement le seul groupe de rock qui croit encore pouvoir sauver le monde... ils prétendent réhabiliter Dieu. [...] Ils avaient déjà un vocabulaire limité, et les constantes tournées américaines l'ont appauvri encore davantage »[49]. Aux États-Unis, le disque est mieux reçu par les critiques. Le magazine Rolling Stone lui décerne la note de 4 étoiles sur 5 à sa sortie.

Anecdote[modifier | modifier le code]

À l'écoute de War, Keith Richard le guitariste des Rolling Stones dit avoir été : « impressionné par le jeu de The Edge »[réf. nécessaire].

War Tour[modifier | modifier le code]

La tournée promotionnelle de l'album débute au Tiffany's à Glasgow le (tournée pré-War jusqu'au 24 décembre et reprise du spectacle le 26 février 1983 à Dundee avant la sortie officielle du disque deux jours plus tard) et se termine le 18 décembre 1983 à Londres au Victoria Apollo. Le War Tour traverse trois continents : l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie (le Japon uniquement) pour 109 concerts. U2 passe au Printemps de Bourges le 3 mars 1983[50]. Six chansons de War sont régulièrement interprétées durant cette tournée : Sunday Bloody Sunday, Seconds, New Year's Day, Two Hearts Beat as One, Surrender et 40[51].

La postérité du disque[modifier | modifier le code]

Bien des années après sa publication, les jugements sur l'album sont beaucoup plus favorables. War est perçu comme la pierre angulaire des années 1980, l'étendard de toute une génération, un des meilleurs de la décennie aux côtés des disques de Echo and the Bunnymen, Joy Division et Bruce Springsteen[49].

En 1994, Roger de Clek dans son ouvrage U2 - feu Irlandais, parle d'œuvre d'art[49].

Dans le Guide du CD 1996, le chroniqueur du disque écrit ceci : « Le plus connu, peut être, des disques de U2. Pour des titres comme New Year's day ou Sunday Bloody Sunday, morceaux de bravoure et pièces de choix du répertoire de Bono et sa bande. Son de batterie très métallique »[52].

De son côté, Stephen Erlewine de AllMusic, donne à l'album la note maximale de 5 étoiles sur 5[53].

Nicolas Dupuy, dans son livre intitulé Les 100 meilleurs albums de rock publié en 2010, dit notamment que « deux titres de War deviennent des classiques : New Year's day qui prend pour sujet les luttes de la fédération syndicale polonaise Solidarność et Sunday Bloody Sunday qui s'attaque au délicat sujet de la mort de manifestants pacifistes à Londonderry en 1972 lors du tristement fameux Dimanche sanglant. Propulsé devant la scène rock par ces deux titres grandioses (mais aussi par Two Hearts Beat As One), "le petit groupe irlandais" devient en quelques mois un titan des stades »[54].

En 2012, les Anglais de Slant Magazine classe le disque à la 94e place dans leurs meilleurs albums des années 1980.

La même année, Rolling Stone place War à la 223e place dans ses 500 plus grands albums de tous les temps[55] avec ce commentaire : « c'est l'album de U2 le plus direct et new wave, ainsi que le plus ouvertement politique, avec des chansons sur Solidarność (New Year's Day) et sur le conflit en Irlande du Nord (Sunday Bloody Sunday) »[56].

War est présent aussi dans l'ouvrage Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie publié en 2006[57].

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Au Royaume Uni, War est entré directement à la première place des charts supplantant au passage Michael Jackson et son album Thriller. Voici les différents classements de War dans plusieurs pays au monde :

Classements[modifier | modifier le code]

Liste des classements de ventes pour l'album War
Pays Positions
Drapeau de la Belgique Belgique[58] 41
Drapeau du Canada Canada[59] 4
Drapeau de l'Espagne Espagne[58] 38
Drapeau des États-Unis États-Unis[60] 12
Drapeau de la France France[61] 4
Drapeau de la Norvège Norvège[58] 15
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande[58] 5
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[58] 3
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[62] 1
Drapeau de la Suède Suède[58] 2

Certifications[modifier | modifier le code]

Liste des certifications pour l'album War
Pays Ventes Certifications
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 250 000 + Disque d'or Or[63]
Drapeau de la Belgique Belgique 30 000 + Disque de platine Platine[64]
Drapeau du Canada Canada 300 000 + Disque de platine 3 × Platine[65]
Drapeau des États-Unis États-Unis 4 000 000 + Disque de platine 4 × Platine[66]
Drapeau de la France France 600 000 + Disque de platine 2 × Platine[67]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 600 000 + Disque de platine 2 × Platine[68]
Drapeau de la Suisse Suisse 25 000 + Disque d'or Or[69]

Singles[modifier | modifier le code]

  • New Year's Day (janvier 1983) : Irlande no 2, Norvège no 9, GB no 10, Pays-Bas no 11, France no 17, États-Unis no 53
  • Two Hearts Beat as One (mars 1983) : Irlande no 2, Nouvelle-Zélande no 16, GB no 18, États-Unis no 101
  • Sunday Bloody Sunday (11 mars 1983 : seulement aux Pays-Bas (no 3) et en Flandre belge (no 11))

Liste des titres[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Sunday Bloody Sunday 4'38
2. Seconds 3'11
3. New Year's Day 5'35
4. Like A Song 4'47
5. Drowning Man 4'14
6. The Refugee 3'40
7. Two Hearts Beat As One 4'03
8. Red Light 3'46
9. Surrender 5'34
10. "40" 2'37

Réédition[modifier | modifier le code]

Comme pour Boy et October, une version remastérisée de luxe comprenant un coffret en carton, où vient se loger un livret de 30 pages (avec photos inédites) qui comprend deux CD (l'album et les bonus audio) est sortie le 21 juillet 2008 sous le contrôle de The Edge. Sa version de luxe propose, en second CD, des faces B des sessions de War, ainsi que Treasure (Whatever Happened To Pete The Chop ?), Endless Deep et New Year's Day (version single), dans leurs styles d'origine des lives, morceau bonus et remix de l'époque[70].

CD bonus de la réédition
No Titre Origine Durée
1. Endless Deep singles de Sunday Bloody Sunday et Two Hearts Beat as One 2:58
2. Angels Too Tied to the Ground titre inédit issu des sessions d'enregistrement pour War 3:34
3. New Year's Day (7" single edit) single de New Year's Day 3:56
4. New Year's Day (USA remix) single de Two Hearts Beat as One 4:31
5. New Year's Day (Ferry Corsten extended vocal mix) inédit 9:42
6. New Year's Day (Ferry Corsten vocal radio mix) inédit 4:37
7. Two Hearts Beat as One (Long mix) single promotionnel de Two Hearts Beat as One 5:56
8. Two Hearts Beat as One (USA remix) single de Two Hearts Beat as One 4:24
9. Two Hearts Beat as One (Club version) single de Two Hearts Beat as One 5:43
10. Treasure (Whatever Happened to Pete the Chop) "New Year's Day" single 3:24
11. I Threw a Brick Through a Window / A Day Without Me (Live à Werchter - ) single de New Year's Day 6:58
12. Fire (Live à Werchter - ) single de New Year's Day 3:46
59:28

Crédits[modifier | modifier le code]

U2
Autres

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Dimery (sous la direction de), Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie , Flammarion, 960 pages, octobre 2006.
  • Hubert Allin, Petit dico de U2, éditions du Rocher, 144 pages, août 2010.
  • Michka Assayas, Bono par Bono, chez Grasset, 4 mai 2005.
  • Rolling Stone, Les 500 meilleurs albums de tous les temps, WS, 224 pages.
  • Michka Assayas (sous la direction de), Le Nouveau Dictionnaire du Rock, en deux volumes, aux éditions bouquins, 3317 pages, mars 2014.
  • Stan Cuesta, U2, éditions Librio musique, 96 pages, 2003.
  • Roger De Clek, U2 Feu Irlandais, collections Images du Rock, La Mascara, Valence, 64 pages, 1994.
  • U2, Neil McCormick, U2 by U2, éditions Au diable Vauvert, 354 pages, 2006.
  • Fnac, La discothèque idéale en 250 CD, le guide Pop Rock 1980-1999, Vol.2, 318 pages, 7 juin 2003.
  • Nicolas Dupuy, Les 100 meilleurs albums de rock, la discothèque rock idéale !, aux éditions First Editions, (ISBN 978-2-7540-1144-0), 4 février 2010.
  • Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, éditions Hors Collection, 192 pages, mars 2013.
  • Émission sur l'album War (de 21 h à 22 h), France Inter, invité Michka Assayas, juillet 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hubert Allin, Petit dico de U2, notice War, page 125
  2. (en) « Série de l'été : la carrière de U2 », sur chartinfrance.net, (consulté le 9 juin 2013)
  3. U2, Vibrations Collector, Christophe Geudin, discographie sélective, War, page 76
  4. Stan Cuesta, U2, chapitre 4 : Boy-October (1980-1982), page 35
  5. http://www.u2achtung.com, U2 en tournée, October Tour
  6. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, notice U2, page 2947, volume 2
  7. Hubert Allin, Petit dico de U2, analyse de la chanson A Celebration, page 38, août 2010
  8. site internet : http://www.u2achtung.com, U2 en tournée, October Tour (1981-1982)
  9. La discothèque idéale en 250 CD, le guide Pop Rock 1980-1999 Vol.2 du rock. Fnac, page 72
  10. Niall Stokes, U2 les secrets de toutes leurs chansons, chapitre War, page 34
  11. Niall Stokes, U2 les secrets de toutes leurs chansons, chapitre War, page 38
  12. U2, Vibrations Collector, Christophe Geudin, discographie sélective, War, « premier coup de maître », page 76
  13. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, volume 2, notice U2, page 2946
  14. (en) Adrian Thrills, « War and Peace », sur tripod.com (consulté le 25 septembre 2012)
  15. Roger de Clek, U2 Feu Irlandais, le chemin vers la gloire, War, page 22
  16. http://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00197/u2-et-leur-album-war.html, interview de Bono en 1983
  17. http://www.franceinter.fr/emission-affaires-sensibles-massacre-du-bloody-sunday-la-verite-38-ans-apres
  18. site internet : http://sfrlive.sfr.fr, l'histoire d'un tube, Sunday-Bloody-Sunday, U2
  19. Stan Cuesta, U2, War-Under A Blood Red Sky (1982-1983), chapitre 5, page 36
  20. site internet : http://www.allocine.fr, biographie de U2
  21. a, b, c et d (en) Niall Stokes, U2 Into the Heart, Da Capo Press, (ISBN 1560257652), p. 36-49
  22. a et b (en) 500 Greatest Songs of All Time, 300-201 - Rolling Stone
  23. Hubert Allin, Petit dico de U2, notice New Year's Day, page 77
  24. U2 by U2, Sing a new song 1982-1983, propos de Bono, page 136
  25. a, b et c U2, les secrets de toutes leurs chansons, Niall Stokes, article War, analyse de The Refugee, page 42, 2013
  26. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, notice U2, volume 2, page 2946
  27. site internet : u2abel.com, analyse de Two Hearts Beat As One, 30 août 2010
  28. Le nouveau dictionnaire du rock, Chris Blackwell, volume 1, page 233
  29. https://www.youtube.com/watch?v=GmtaNyKuGt4
  30. Niall Stokes, U2, chronologie, Two Hearts Beat as One, page 184
  31. U2, les secrets de toutes leurs chansons, Niall Stokes, article War, page 45
  32. U2 by U2, Neil McCormick, Sing a new song, propos de Bono, page 136
  33. http://destination.rock.free.fr/, U2 War, critique, 10/12/2005
  34. Niall Stokes, U2, chapitre War, analyse de Red Light, page 45
  35. les1001 albums qu'il faut avoir écouté dans sa vie, chronique de War, page 514
  36. U2, Stan Cuesta, analyse de la chanson Surrender, chapitre 5, War-Under A Blood Red Sky (1982-1983), page 37
  37. http://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00197/u2-et-leur-album-war.html, chanson Surrender, interview de Bono en 1983
  38. U2, les secrets de toutes leurs chansons, Niall Stokes, analyse de Surrender, chapitre War, page 46, éditions Hors Collection, mars 2013
  39. Chronique de War, chanson 40, http://home.nordnet.fr/~pbogaert/u2disc.htm
  40. (en) « On the Edge », Entertainment Weekly (consulté le 25 septembre 2012)
  41. couverture de l'album War, réédition en 2008
  42. (en) Stephen Thomas Erlewine, « War – U2 », sur AllMusic
  43. Michael Bertin, « Record Reviews – The U2 Catalog: War », The Austin Chronicle,‎ (lire en ligne)
  44. (en) Sid Smith, « U2 War Review », sur BBC Music, BBC, (consulté le 12 août 2011)
  45. (en) Robert Christgau, « War », Creem,‎ (lire en ligne)
  46. (en) Joe Tangari, « Albums Review: U2: Boy / October / War », Pitchfork Media, (consulté le 30 décembre 2010)
  47. J.D. Considine, « Music Review: War », Rolling Stone, no 392,‎ (lire en ligne)
  48. « Battle-Fatigued », Sounds,‎
  49. a, b et c Roger de Clek, U2 Feu Irlandais, le chemin vers la gloire, War, page 23
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  51. Setlist du concert au Phoenix Park Racecource de Dublin le 18 août 1983, http://www.u2achtung.com/pages/concerts/detail_concert.php?idshow=413
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