The Joshua Tree

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The Joshua Tree
Album de U2
Sortie
Enregistré août 1986 à février 1987
Studios Windmill Lane (Dublin)
Durée 50:11
Genre Rock
Producteur Brian Eno, Daniel Lanois
Label Island Records

Albums de U2

Singles

  1. With or Without You
    Sortie :
  2. I Still Haven't Found What I'm Looking For
    Sortie :
  3. Where the Streets Have No Name
    Sortie :
  4. In God's Country (en)
    Sortie :
  5. One Tree Hill
    Sortie :

The Joshua Tree est le cinquième album studio du groupe de rock irlandais U2 sorti le 9 mars 1987 sur le label Island Records. Il est produit par Brian Eno et Daniel Lanois, enregistré par Flood, Dave Meegan et Pat McCarthy et enfin mixé par Steve Lillywhite, Mark Wallis et Mark Kettle. L'album a été conçu principalement aux Studios Windmill Lane et au STS studios à Dublin entre août 1986 et février 1987. Influencé par le blues, le folk et le gospel, c'est le disque de la consécration internationale pour U2[1]. No 1 à sa sortie dans 23 pays au monde, il a été plébiscité par la critique. Ce succès est dû principalement à ses trois tubes planétaires : Where the Streets Have No Name, I Still Haven't Found What I'm Looking For et With or Without You. The Joshua Tree a reçu le Grammy Award de l'album de l'année le . Considéré comme un des succès musicaux majeurs des années 1980, l'opus figure aussi dans plusieurs listes des meilleurs albums de l'histoire[2]. En 2003, le magazine Rolling Stone classe l'opus à la 27e place dans ses 500 meilleurs albums de tous les temps[3]. Réédité le 3 décembre 2007 pour son 20e anniversaire, The Joshua Tree s'est vendu depuis sa publication à 28 millions de copies à travers le monde[4].

Contexte[modifier | modifier le code]

l'arbre de Josué ayant servi pour la couverture de l'album.

Dix mois de tournée ont épuisé U2 qui a été de tous les festivals, a présenté une performance remarquée au fameux Live Aid organisé par Bob Geldof le à Londres, et n'a pas eu le temps de penser à son avenir[5].

À l'automne 1985, le guitariste du groupe The Edge se lance dans la musique de film. Il compose et joue avec le chanteur Michael Brook, la musique de Captive, le long métrage de Paul Mayersberg et fait la rencontre d'une étoile montante de la pop, la jeune Sinead O'Connor avec qui il coécrit pour ce film le titre Héroïne. De son côté, Bono écrit puis enregistre avec Keith Richards et Ron Wood des Rolling Stones, la chanson Silver and Gold destinée à l'album Sun City, un projet de Steve Van Zandt pour lutter contre l'apartheid en Afrique du Sud[6].

De 1986, on retient surtout la participation de U2 au côté de Sting, Peter Gabriel, Joan Baez ou Lou Reed pour les plus connus aux six concerts de la tournée Amnesty International Conspiracy of Hope, qui rapporte quatre millions de dollars à l'ONG. U2 interprète lors de ces différents shows, des morceaux de son répertoire ainsi que des reprises d'Eddie Cochran, Bob Dylan ou les Beatles[6].

Pourtant, le quatuor a tout de même trouvé le temps de créer son propre label, Mother Records, pour aider les jeunes talents irlandais notamment In Tua Nua ou les Hothouse Flowers[7]. Bono, pour sa part, a collaboré avec le groupe Clannad sur la chanson In a Lifetime et est parti en Éthiopie, une expérience dont il revient fortement marqué.

C'est finalement le que U2 se rassemble pour travailler à la suite de The Unforgettable Fire. L'objectif du groupe est de créer une musique novatrice, en réaction aux expérimentations ambient du précédent disque, qui puise sa force dans les racines du rock : en somme un retour aux sources[8]. Pour sa part, Bono va s'évertuer durant ces séances d'enregistrement à écrire des paroles plus précises, plus profondes que les autres albums de U2. Il racontera plus tard : « [...] Pour The Joshua Tree, j'ai eu le sentiment qu'il était temps d'écrire de véritables paroles, qui voulaient dire quelque chose, tirées de mon expérience »[9].

La conception du disque a lieu à deux endroits principaux : aux Studios Windmill Lane et au STS studios à Dublin entre août 1986 et février 1987[10]. Le groupe conserve la même équipe de production : l'Anglais Brian Eno et le Canadien Daniel Lanois sont reconduits pour cet album. Le mixage est l’œuvre de Mark Wallis, Mark Kettle et Steve Lillywhite, rappelé au dernier moment sur quatre chansons[11]. On constate aussi la présence d'un certain Mark Ellis alias Flood pour l'enregistrement de l'album aux côtés de Dave Meegan et Pat McCarthy. C'est le début d'une étroite collaboration entre le jeune producteur Anglais et U2 qui se poursuivra dans les années 1990[12].

Décrit par Bono, comme « le plus littéraire de nos albums »[13], The Joshua Tree sort officiellement dans le monde entier le . L'opus est composé de 11 titres d'une durée totale de 50 minutes et 11 secondes. Il est dédié au technicien néo-zélandais de U2 Greg Carroll, qui a perdu la vie lors d'un accident de moto le 3 juillet 1986[14]. C'est une disparition douloureuse pour le groupe et particulièrement pour Bono, qui avait lié beaucoup d’amitié avec lui depuis leur rencontre à Auckland pendant le The Unforgettable Tour en 1984. Au dos de la pochette du disque, on peut lire : « To The Memory of Greg Carroll 1960-1986 ».

L'album[modifier | modifier le code]

Inspiré par les périples américains du groupe et l'exploration des racines folk et blues[15], The Joshua Tree s'ouvre sur trois singles pour autant de tubes : l'épique Where the Streets Have No Name, le gospel I Still Haven't Found What I'm Looking For décrit par The Edge comme un moment de créativité géniale[16] et la chanson d'amour pop rock With or Without You[17]. Ces deux derniers morceaux sont encore aujourd'hui les seuls 45 tours de U2 à s'être classés no 1 aux États-Unis.

Where the Streets Have No Name (« là où les rues n'ont pas de nom ») lance l’album au travers d’une longue introduction d'une minute trente à l’orgue et à la guitare. Cette chanson a été écrite par Bono après son voyage initiatique en Éthiopie où il a œuvré avec son épouse Alison pour une organisation humanitaire. Plusieurs semaines de travail ont été nécessaires pour composer la chanson, qui a failli rendre Brian Eno fou, à tel point qu'il voulait effacer la bande et tout recommencer[18]. Plus qu’un titre, Where the Streets Have No Name est un hymne à la paix, un acte de ralliement pour les fans du groupe. Troisième single de The Joshua Tree, U2 l'interprète le 27 mars 1987 pour le clip vidéo, sur un toit d'un magasin de spiritueux à Los Angeles, provoquant un bel attroupement[19].

Second 45 tours de l'album, I Still Haven't Found What I'm Looking For (« je n'ai toujours pas trouvé ce que je cherche ») relate une prière de quelqu'un exprimant à Dieu un manque... celui de la présence et l'amour d'une épouse, un besoin naturel dont la Bible parle ouvertement d'ailleurs[20]. C'est une sorte de gospel, musique que Bono, Daniel Lanois et Brian Eno ont beaucoup écouté. La star de U2 chante avec ses tripes comme s'il jouait sa vie sur ce morceau[21]. En 2010, le magazine américain Rolling Stone classe la chanson 93e sur sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps[22].

With or Without You (« avec ou sans toi ») est le premier single de l'album qui permet au groupe d'acquérir un autre statut aux États-Unis[23]. C'est l'un des morceaux les plus célèbres du groupe irlandais avec One, Sunday Bloody Sunday ou New Year's Day. Comme le dit Bono : « C'est une chanson qui ne parle pas seulement des relations dans le couple, mais des relations humaines en général, et de mes relations avec les autres membres du groupe. Vous savez, parfois, à force de trop vivre les uns sur les autres, et même si l’on s’aime beaucoup, je me sens trop exposé, loin de mon intimité d’homme, de mari, de père de famille ». Côté musique, c'est par hasard, que le groupe trouve l'arrangement parfait qui fera de With or Without You un tube. Alors que Bono écoute la version instrumentale de la chanson, il entend en fond les effets de note maintenue de The Edge qui travaille sur un prototype de Infinite Guitar dans la pièce d'à côté, et c'est la révélation ! Une fois le morceau d'Infinite Guitar mis au point par The Edge, l'enregistrement de With Or Without You se fait très rapidement. C'est une fierté pour le groupe de réussir cette chanson alors qu'il est à court d'idées au début de l'enregistrement de The Joshua Tree[24]. Avec cette ballade rock qui donne des frissons et où se mêle des sentiments comme l’amour, la souffrance, le désespoir, U2 signe un chef-d’œuvre musical[25].

Puis, l'ambiance s'assombrit avec l'inquiétant Bullet the Blue Sky (« flingue le ciel bleu ») où la guitare de The Edge se répand en larsens menaçants. Le riff d'intro de la chanson rappelle le morceau Stranglehold de Ted Nugent[26]. Les paroles de la chanson critiquent à la fois les activités américaines au Salvador sous la présidence de Ronald Reagan et les fondamentalistes religieux comme les Télévangélistes qui se développent dangereusement aux États-Unis[27]. En 2003, ce titre sera repris par le groupe de métal Sepultura sur son album Roorback. Hormis lors du U2 360° Tour, cette chanson puissante est constamment interprétée par le groupe dans ses différentes tournées depuis 1987.

Inspiré du Walk on the Wild Side de Lou Reed, Running to Stand Still (« courir pour rester immobile »), raconte les ravages de l'héroïne dans le quartier dublinois de Ballymun où Bono a grandi[28]. C'est une chanson imprégnée de tendresse et de compassion pour les victimes de la drogue. Bono s'y affirme définitivement comme un « vrai » chanteur. Il ne « crie » plus comme sur Sunday Bloody Sunday, The Refugee ou Pride (In the Name of Love). Sa voix se fait plus soul et, accompagnée d'un seul piano au début de la chanson et d'une guitare slide dépouillée, séduit définitivement. Le leader de U2 clôture le morceau à l’harmonica. C'est l'une des créations les plus abouties du groupe, un titre stimulant de poésie pop qui résonne encore d'une vérité lyrique [29]. L'écrivain et journaliste Irlandais Niall Stokes considère Running to Stand Still comme l'une des chansons les plus importantes de The Joshua Tree.

La chanson Red Hill Mining Town (« la ville minière de Red Hill ») qui parle de la grève des mineurs et, plus généralement, de la mort des communautés minières britanniques sous Margaret Thatcher, aurait dû sortir en single. En effet, le réalisateur Neil Jordan réalisa le clip vidéo. Mais U2 ne fut pas satisfait du résultat et le projet fut discrètement retiré. Néanmoins, on peut aujourd'hui visionner le clip vidéo sur YouTube de ce qui aurait dû être le 2e single de l'album. À ce jour, c'est la seule chanson du disque qui n'a jamais été interprétée en live[30].

In God's Country (« au pays de Dieu ») au tempo rapide d'après The Edge, peut rappeler un peu les envolées lyriques des débuts du groupe. Même si la chanson est dédiée à la Statue de la Liberté, Bono exprime dans le texte son malaise face au rêve américain[31]. Ce morceau a été difficile à finaliser alors que musicalement parlant il semble simple, et c'est là que réside sa difficulté. The Edge y apporte sa touche personnelle en y associant énergie et arpèges cristallins et lumineux. Ce 4e single de l'album fut sorti uniquement aux États-Unis et au Canada.

Le Blues rock Trip Through Your Wires (« voyage à travers tes veines ») aux allures de Far-West, voit Bono interpréter quelques passages à l'harmonica. En 1986, une première version de cette chanson, contenant des paroles différentes a été réalisée sur la chaine irlandaise RTÉ. Elle a été ensuite retravaillée pour les besoins de l'album, et finalement bien mieux réussie. Dans le texte, il est question d'une expérience sexuelle peu conventionnelle et des sentiments de confusion et de culpabilité qui vont avec[32].

One Tree Hill (« la colline à l’arbre ») est une chanson émouvante écrite en hommage au jeune Maori, Greg Carroll, le roadie de Bono, décédé tragiquement lors d'un accident de moto sous une pluie battante à Dublin en juillet 1986[33]. Le morceau est également dédié à l'opposant Victor Jara, chanteur et écrivain engagé chilien, torturé puis tué par le régime de Pinochet. Dans cette chanson, The Edge compose un son propre à U2 avec l’utilisation d’un synthétiseur présent du début à la fin donnant un effet d’apesanteur. One Tree Hill a été classée à la 1re place à sa sortie en Nouvelle-Zélande en 1988.

Exit (« sortie ») est un morceau à part, à la structure anarchique, et annonce sans le savoir les expérimentations des années 1990. Les paroles de la chanson décrivent l'esprit d'un tueur en série. Elles ont été inspirées à Bono après la lecture de deux romans : Le Chant du bourreau de Norman Mailer sorti en 1979 et De sang-froid de Truman Capote publié en 1966. Un Américain accusé du meurtre de l'actrice Rebecca Schaeffer en 1989, déclara pour sa défense qu'il avait été inspiré par l'écoute d'Exit[34]. Le groupe américain de thrash métal Anthrax reprendra ce titre en 2003.

En clôture du disque, Mothers of the Disappeared (« les mères des disparus ») est une chanson sombre qui parle des mères de disparus politiques dans les pays d'Amérique du Sud, soumis à la dictature militaire[35]. C'est un titre instrumental caractérisé par la présence de chœurs mais avec peu de paroles.

Pochette[modifier | modifier le code]

Conçu par le designer Steve Averill, The Joshua Tree est le dernier des albums en vinyle qu'Island envoie aux critiques en service de presse[36]. Aujourd'hui, il existe deux couvertures presque identiques de ce disque. La plus célèbre montre du côté gauche les 4 Irlandais et à droite le désert de Mojave (ou pousse le fameux cactus). Au premier rang, face à l'objectif, on voit Larry Mullen Junior et à ses côtés Bono mais de profil, derrière The Edge avec son chapeau et au fond Adam Clayton. Une autre couverture (la plus ancienne et en CD essentiellement), les montrent en très gros plan, d'une manière un peu flou, dans la même position ou presque que la précédente pochette (Larry Mullen regardant notamment légèrement à sa droite), avec derrière eux le désert et les Rocheuses. Les photos ont été prises par le néerlandais Anton Corbijn comme toutes celles à l'intérieur de la pochette[37].

C'est en décembre 1986 qu’Anton Corbijn a réalisé les célèbres photos pour l'album. Il exige en moyenne deux-mille dollars pour une photo en noir et blanc. C'est également lui qui a trouvé le repère du fameux arbre de Josué situé dans un endroit secret dans le desert de l'Arizona. Par la suite, cet arbre a été longtemps un lieu de pèlerinage pour les fans de U2. Mais il a maintenant été abattu.

Accueil critique et commercial[modifier | modifier le code]

À sa sortie, The Joshua Tree est plébiscité par la critique. Le magazine américain Time Magazine lui offre sa une en avril 1987, un honneur que seuls The Beatles, Bruce Springsteen et The Who ont connu auparavant. La revue britannique Q (magazine) donne à l'album la note de 5 étoiles. En France, Rock & Folk le désigne « album du mois » tandis que Les Inrockuptibles reconnaissent que The Joshua Tree est le meilleur disque de U2 à ce jour [...] et que les chansons, malgré leurs morales chrétiennes, sont incontestablement abouties[48].

The Joshua Tree est numéro 1 dans 23 pays dont 7 semaines d'affilée aux États-Unis. 48 heures après sa parution au Royaume-Uni, il est déjà disque de platine avec 300 000 exemplaires vendus. L'album se vend finalement à 15 millions de copies dans le monde en 1987, chiffre porté à 28 millions aujourd'hui. En France depuis sa publication, The Joshua Tree s'est vendu à 2 072 100 exemplaires, figurant en quinzième position des meilleures ventes d'albums en France à partir de 1968[49].

Enfin, le groupe obtient ses premières récompenses. Ainsi, à la 30e cérémonie des Grammy Awards le au Radio City Music Hall de New York, The Joshua Tree remporte le prix du meilleur album de l'année et celui de la meilleure performance rock par un duo ou un groupe vocal.

La postérité du disque[modifier | modifier le code]

Bien des années après sa publication, The Joshua Tree est souvent cité dans de nombreux livres spécialisés comme l'un des deux plus grands disques de U2 avec Achtung Baby, mais aussi comme un des meilleurs disques de l'histoire du rock. Voici quelques commentaires et classements tirés de ces ouvrages.

Dans le guide du CD 1996, le chroniqueur du disque dit notamment que The Joshua Tree est : « l'apogée du grand groupe irlandais et un formidable succès commercial. Un déluge de rock épique, période américaine, et une poignée de tubes incontournables. Somptueuse production »[50].

En novembre 2003, la revue américaine Rolling Stone, dans ses 500 plus grands albums de tous les temps, a classé The Joshua Tree à la 27e place[3] avec notamment ce commentaire : « U2 s'est plongé dans la mythologie des États-Unis, tandis que le guitariste The Edge découvrait la puissance poétique de la réverbération numérique, noyant ses fameux arpèges dans des trémolos ondoyants ». En 2007, lors de la réédition du disque, Rolling Stone a aussi décerné la note de 5 étoiles à The Joshua Tree[51].

Pour Gilles Verlant et Thomas Caussé, dans la Discothèque parfaite de l'odyssée du rock, l'album « pousse à son paroxysme la puissance rock'n'roll de ces quatre Irlandais fascinés par l'Amérique » et est une « collection de tubes taille XXL » avec « trois titres qui s'enchaînent au début de l'album et vont connaître un destin hors du commun, laissant une marque indélébile dans l'inconscient collectif rock »[52].

Dans les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie, les auteurs estiment, qu'avec cet album, U2 « étoffe son souffle post-punk et découvre la grandeur, l’abstraction et la finesse » et que « si l'album a un défaut, c'est le ton sérieux et moralisateur de plusieurs paroles de Bono »[53].

Réédition[modifier | modifier le code]

The Joshua Tree a été remasterisé le 3 décembre 2007, pour le 20e anniversaire de sa sortie. L'objet se décline sous 4 formats : l'album de 1987 uniquement, un second "deluxe" comprenant un coffret en carton, où vient se loger un livret de 30 pages (avec photos inédites) qui comprend deux CD (l'album et les bonus audio dont une version inédite de Wave of Sorrow (Birdland). Également, un "super deluxe" où l'on trouve, dans un grand coffret, les deux CD plus un DVD du concert filmé à l'Hippodrome de Vincennes, à Paris le 4 juillet 1987. Enfin, un vinyle pour les collectionneurs avec un packaging retravaillé.

Archive[modifier | modifier le code]

Avec The Joshua Tree, U2 a fait son entrée dans les archives sonores américaines en avril 2014. L'album est désormais conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis, qui rassemble depuis 2003 des sons culturellement, historiquement ou esthétiquement importants, et informant ou reflétant la vie du pays.

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Classements en 1987[modifier | modifier le code]

Meilleures positions de The Joshua Tree dans les classements musicaux
Classement musical Meilleure
position
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Media Control AG)[54] 1
Drapeau de l'Australie Australie (ARIA)[55] 3
Drapeau de l'Autriche Autriche (Ö3 Austria Top 40)[56] 1
Drapeau du Canada Canada (Canadian Albums Chart)[57] 1
Drapeau de l'Espagne Espagne (Productores de Música de España)[58] 11
Drapeau des États-Unis États-Unis (Billboard 200)[59] 1
Drapeau de la France France (SNEP)[60] 1
Drapeau de la Norvège Norvège (VG-lista)[58] 4
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (RIANZ)[61] 1
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Mega Album Top 100)[62] 1
Drapeau du Portugal Portugal (Associação Fonográfica Portuguesa)[58] 8
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Albums Chart)[63] 1
Drapeau de la Suède Suède (Sverigetopplistan)[58] 1
Drapeau de la Suisse Suisse (Schweizer Hitparade)[64] 1

Certifications (depuis 1987)[modifier | modifier le code]

Certifications de The Joshua Tree
Pays Ventes Certifications
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1 000 000 + Disque de platine 2 × Platine[65]
Drapeau de l’Argentine Argentine 60 000 + Disque de platine Platine[66]
Drapeau de l'Australie Australie 350 000 + Disque de platine 5 × Platine[55]
Drapeau de l'Autriche Autriche 75 000 + Disque d'or 3 × Or[67]
Drapeau du Canada Canada 1 000 000 + Disque de diamant Diamant[68]
Drapeau des États-Unis États-Unis 12 000 000 + Disque de diamant Diamant[69]
Drapeau de la Finlande Finlande 27 000 + Disque d'or Or[70]
Drapeau de la France France 600 000 + Disque de platine 2 × Platine[71]
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 210 000 + Disque de platine 14 × Platine[72]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 800 000 + Disque de platine 6 × Platine[73]

Singles de l'album et leurs classements dans les charts[modifier | modifier le code]

  • With or Without You (mars 1987) : USA N°1 / Canada N°1 / Irlande N°1 / GB N°4 / France N°10
  • I Still Haven't Found What I'm Looking For (mai 1987) : USA N°1 / Irlande N°1 / Canada N°3 / GB N°6
  • Where the Streets Have No Name (août 1987) : Irlande N°1 / Nouvelle-Zélande N°1 / GB N°4 / USA N°13 / Canada N°14
  • In God's Country (novembre 1987) : Canada N°28 / USA N°44
  • One Tree Hill (février 1988) : Nouvelle-Zélande N°1

Pochettes des 45 tours de l'album[modifier | modifier le code]

Chaque 45 tours présente en photo un membre du groupe. Pour Where the Streets Have No Name c'est Adam Clayton, I Still Haven't Found What I'm Looking For c'est Larry Mullen, With Or Without You c'est The Edge (position différente sur le maxi cd), In God's Country et One Tree Hill c'est Bono (pochettes identiques). Toutes les pochettes des 45 tours sont de la même couleur que l'album, c'est-à-dire en noir et blanc. Les photographies ont été réalisées par le néerlandais Anton Corbijn.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Hormis pour Where the Streets Have No Name et Mothers of the Disappeared (placées par U2 en début et clôture du disque), c'est la chanteuse anglaise Kirsty MacColl (épouse de Steve Lillywhite) qui a choisi l'ordre des chansons de l'album.

Toutes les paroles sont écrites par Bono, toute la musique est composée par U2.

The Joshua Tree
No Titre Durée
1. Where the Streets Have No Name 5:36
2. I Still Haven't Found What I'm Looking For 4:37
3. With or Without You 4:55
4. Bullet the Blue Sky (en) 4:32
5. Running to Stand Still (en) 4:17
6. Red Hill Mining Town (en) 4:53
7. In God's Country (en) 2:56
8. Trip Through Your Wires 3:32
9. One Tree Hill 5:22
10. Exit (en) 4:13
11. Mothers of the Disappeared 5:14

Crédits[modifier | modifier le code]

Interprètes[modifier | modifier le code]

U2
Musiciens additionnels

Équipe de production et artistique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stan Cuesta, U2, Librio musique, 96 pages, juin 2003
  • U2 et Neil McCormick, U2 by U2, Paris, éditions Au Diable Vauvert, 360 pages, isbn=978-2-84626-085-5, 2006.
  • Michka Assayas (sous la direction de), Dictionnaire du rock, aux éditions Robert Laffont, 2244 pages, 1999.
  • David Roberts, Le Dico du rock, collection Musique, 576 pages, ISBN 978-2-324-00434-6, 17/10/2013.
  • Robert Dimery (sous la direction de), Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie, Flammarion, 960 pages, 2006.
  • Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, Paris, hors collection, 192 pages, 2013.
  • Philippe Manœuvre, Rock'n'Roll : la discothèque idéale 2, 101 disques à écouter avant la fin du monde, éditions Rock & Folk / Albin Michel, octobre 2011.
  • Michka Assayas (sous la direction de), Le Nouveau Dictionnaire du Rock, en deux volumes, aux éditions bouquins, 3317 pages, mars 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michka Assayas, Dictionnaire du rock, notice U2 page 582, Robert Laffont, 1999
  2. site internet : http://en.wikipedia.org/wiki/The_Joshua_Tree, introduction de l'album, ligne 21
  3. a et b (en) 500 Greatest Albums of All Time - 100 to 1 - Rolling Stone.com
  4. Le Dico du rock, David Roberts, notice sur U2, chiffres de vente de The Joshua Tree, 2013
  5. Michka Assayas, Le nouveau dictionnaire du rock, volume 2, notice U2, page 2947, Robert Laffont, 2014
  6. a et b U2, Stan Cuesta, chapitre 6 : Unforgettable Fire-Wide Awake in America, page 46, 2003
  7. Le nouveau Dictionnaire du rock, Michka Assayas, article U2, page 2947
  8. U2 by U2, Neil McCormick, chapitre : Luminous Times, propos d'Adam Clayton, page 172
  9. Stan Cuesta, U2, chapitre 7, The Joshua Tree-Rattle and Hum (1987-1989), page 47
  10. site internet : u2achtung.com, ressources et discographie, chronique The Joshua Tree
  11. Neil McCormick, U2by U2, Éditions au diable Vauvert,‎ , 354 p.
  12. Stan Cuesta, chapitre : The Joshua Tree-Rattle and Hum (1987-1989), page 47.
  13. Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, The Joshua Tree, page 60
  14. Stan Cuesta, U2, Librio,‎ , 96 p.
  15. Christophe Geudin, U2, Vibrations,‎ , 82 p.
  16. Neil McCormick, U2 by U2, Au diable Vauvert,‎ , 352 p.
  17. Robert Dimery, Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie, Flammarion,‎ , 960 p.
  18. Stan Cuesta, U2, chapitre 7 : The Joshua Tree-Rattle and Hum (1987-1989), page 48
  19. Stan Cuesta, chapitre : The Joshua Tree-Rattle and Hum (1987-1989), passage Where the Streets Have No Name, page 48, librio musique.
  20. TopChrétien.com, analyse de I Still Haven't Found What I'm Looking For, site internet, octobre 2010.
  21. Hubert Allin, Petit dico de U2, passage The Joshua Tree, page 111, Éditions du Rocher, 2010.
  22. (en) The 500 Greatest Songs of All Time,‎ . Rolling Stone, Special collectors edition.
  23. Hubert Allin, Petit dico de U2, passage With or Without You, page 131, Éditions du Rocher, 2010
  24. site internet : spoonradio.com, les RockFiles, U2 With or Without You, 30/09/2011
  25. Album de légende : The Joshua Tree, site internet http ://www.paperblog.fr/, analyse de With or Without You, 8 mars 2010
  26. Philippe Manœuvre, Rock'n'Roll : la discothèque idéale 2, 101 disques à écouter avant la fin du monde|chronique The Joshua Tree|Albin Michel|2011
  27. Niall Stokes, U2 les secrets de toutes leurs chansons, Hors collection,‎ , 192 p.
  28. Stan Cuesta, U2, chapitre 7 : The Joshua Tree - Rattle and Hum (1987-1988), page 48, éditions Librio, juin 2003
  29. Niall Stokes, U2 les secrets de toutes leurs chansons, analyse de Running to Stand Still, page 67
  30. The Joshua Tree - Wikipedia, the free encyclopedia, Red Hill Mining Town, histoire de la chanson.
  31. Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, Hors collection,‎ , 192 p.
  32. Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, hors collection,‎ , 192 p.
  33. Hubert Allin, Petit dico de U2, Éditions du Rocher,‎ , 144 p.
  34. U2 les secrets de toutes leus chansons, Niall Stokes, analyse d'Exit, page 72, éditions Hors Collection, 2013
  35. Stan Cuesta, U2, Librio,‎ , 96 p.
  36. Rock&Folk, Hors-Série no 30, 555 disques, 1954-2014, U2, critique de The Joshua Tree, Philippe Manœuvre, page 124
  37. The Joshua Tree, pochette d'album, photographie par Anton Corbijn, 20th Anniversary edition, Universal-Island Records, 2007
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