Vol 1404 Continental Airlines

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Vol 1404 Continental Airlines
Le vol 1404 après l'accident
Le vol 1404 après l'accident
Caractéristiques de l'accident
Date
TypeSortie de piste
CausesSortie de piste causée par des vents violents
SiteDenver, Colorado
Coordonnées 39° 52′ 30″ nord, 104° 41′ 13″ ouest
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilBoeing 737-500
CompagnieContinental Airlines
PhaseDécollage
Passagers110
Équipage5
Morts0
Blessés47
Survivants115 (tous)

Géolocalisation sur la carte : Monde

(Voir situation sur carte : Monde)
localisation

Le vol Continental Airlines 1404 était un vol de l'aéroport international de Denver (Colorado, États-Unis) à destination de l'aéroport intercontinental George Bush de Houston (Texas). Le soir du 20 décembre 2008, l'avion s'est écrasé alors qu'il décollait de Denver, causant deux blessures graves, 36 blessures non critiques et la perte du Boeing 737-500[1].

Accident[modifier | modifier le code]

Le samedi 20 décembre 2008 à 18 h 18 (heure locale), après avoir été autorisé au décollage sur la piste 34R de l'aéroport international de Denver, le Boeing 737 du vol 1404 a dévié sur le côté de la piste avant de déraper à travers une voie de circulation et une voie de service, pour terminer sa course dans un ravin de 12 m de profondeur, à plusieurs centaines de mètres de la piste. L'avion a pris feu à un moment donné au cours de son dérapage[2].

Malgré la confusion qui régnait au niveau des services du contrôle aérien, les pompiers arrivèrent relativement rapidement sur les lieux, l'avion s'étant immobilisé près de l'une des quatre casernes de l'aéroport. À leur arrivée, la partie droite de l'avion était en feu alors que les passagers se précipitaient vers la partie gauche, assistés par les membres de l'équipage et un pilote de Continental Airlines en repos dans la cabine, ce dernier effectuant plusieurs allers et retours de l’épave pour s’assurer que tout le monde était hors de l’avion[3],[4].

L'appareil a été gravement endommagé dans l'accident. En effet, le fuselage était fissuré juste derrière les ailes, le moteur numéro 1 et le train d'atterrissage principal avaient été cisaillés et le train avant s'était effondré. L'incendie a fait fondre les compartiments à bagages supérieurs sur les sièges.

Blessés[modifier | modifier le code]

Sur les 110 passagers et 5 membres d'équipage à bord, 47 ont été blessés, dont plusieurs avec des fractures, bien que tous les passagers aient survécu. Le lendemain matin, moins de sept personnes étaient toujours hospitalisées. Le commandant de bord faisait partie des blessés graves.[5] Il a été hospitalisé pour des blessures importantes au dos et des fractures.[6]

L'épave du vol Continental 1404 le lendemain de l'accident

Enquête[modifier | modifier le code]

Les boîtes noires de l'avion ont été retrouvées dans l'épave dans un état assez correct.[7] L'enregistreur des conversations du poste de pilotage (CVR) n'a révélé aucun problème apparent avant 41 secondes après le relâchement des freins de l'avion, juste avant le décollage.[8] À ce stade, un bruit de choc peut être entendu et l'équipage interrompt le décollage quatre secondes plus tard. Les deux enregistreurs ont cessé de fonctionner six secondes plus tard (avant l’arrêt de l’avion)[9].

Lors d'une interview, le copilote a déclaré aux enquêteurs qu'il n'était au courant d'aucun problème jusqu'à ce que l'avion accélère entre 87 et 90 nœuds (161 et 167 km/h), lorsqu'il s'est éloigné de l'axe de la piste et a effectué un "virage soudain à gauche". Le commandant de bord et l'officier pilote de ligne avaient tous les deux des dossiers de sécurité propres au moment de l'accident et étaient des pilotes expérimentés.

Selon un premier bulletin météorologique, il n'y avait ni neige, ni glace sur la piste, mais il y avait un vent de travers de 31 nœuds (57 km/h) juste avant l'accident.

Selon les premières hypothèses, l'avion aurait pu subir un dysfonctionnement du train d'atterrissage, ce qui aurait pu provoquer un blocage des roues pendant la course au décollage, et par conséquent, conduit à la sortie de piste. Des responsables du NTSB ont déclaré qu'au début du décollage, les moteurs de l'avion semblaient fonctionner correctement, ses pneus étaient gonflés et les freins ne semblaient pas avoir été défaillants ou autrement défectueux, concluant que le train d'atterrissage n'avait posé aucun problème.

Les traces laissées par le Boeing 737 lorsqu'il a dévié de la piste

En juillet 2009, le NTSB annonce que l'enquête se porte désormais principalement sur une éventuelle rafale de vent ou un cisaillement de vent très violent sur la piste au moment du décollage. Les vents soufflaient du nord-ouest allant d'environ 24 à 27 nœuds (45 à 50 km/h) et des rafales atteignant presque 32 nœuds (60 km/h) juste avant que l'avion commence son décollage vers le nord. Le 737 a une limitation de vent de travers pour un décollage de 33 nœuds (61 km/h) sur une piste sèche[10].

De plus, le Boeing 737 du vol 1404 était équipé de winglets, des structures incurvées et relevées situées à l'extrémité des ailes. Cependant, le NTSB a indiqué que le fabricant et l'installateur des winglets montés sur l'avion avaient indiqué qu' "une composante maximale démontrée du vent de travers est de 22 nœuds pour 737-500 équipé de winglets"[11].

Le 13 juillet 2010, le NTSB, dans son rapport final, détermine que la cause probable de cet accident est l'arrêt de la pression sur le palonnier droit par le commandant de bord, ce qui était nécessaire pour maintenir la maîtrise de l'avion dans l'axe de la piste, environ 4 secondes avant la sortie de piste, lorsque l'avion a rencontré un fort vent de travers qui a dépassé la formation et l'expérience du commandant de bord ainsi que la capacité de résistance normale de l'avion[12].

Médias[modifier | modifier le code]

L'accident a fait l'objet d'un épisode dans la série télévisée Air Crash nommé « Le coupable des Rocheuses » (saison 19 - épisode 7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Choc : en images, un avion sort de la piste, prend feu et tous les passagers survivent », sur Gentside, (consulté le 15 mars 2019)
  2. « NTSB begins investigation into why plane slid off runway | 9news.com », sur archive.is, (consulté le 15 mars 2019)
  3. « Reservist awarded the Airman's Medal for off-duty heroism », sur web.archive.org, (consulté le 15 mars 2019)
  4. Sig Christenson et San Antonio Express-News, « Continental pilot awarded heroism medal », sur Houston Chronicle, (consulté le 15 mars 2019)
  5. « Source: Landing gear, wheels, brakes possible cause of crash - CNN.com », sur edition.cnn.com (consulté le 15 mars 2019)
  6. (en-US) Andy Pasztor, « Investigators: Pilots Aborted Takeoff », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le 15 mars 2019)
  7. (en-US) Jeffrey Leib et Tom McGhee | The Denver Post, « Plane’s ‘black boxes’ recovered », sur The Denver Post, (consulté le 15 mars 2019)
  8. « NTSB: Wheels, brakes didn't cause Continental accident - CNN.com », sur edition.cnn.com (consulté le 15 mars 2019)
  9. (en-US) Jeffrey Leib | The Denver Post, « DIA crash details emerge », sur The Denver Post, (consulté le 15 mars 2019)
  10. « Pilot recalls 'massive gust of wind' before crash - USATODAY.com », sur usatoday30.usatoday.com (consulté le 15 mars 2019)
  11. (en-US) Jeffrey Leib | The Denver Post, « Winds surprised crew on DIA flight », sur The Denver Post, (consulté le 15 mars 2019)
  12. (en) « Accident Report - Continental Airlines Flight 1404 », sur NTSB.gov,

Liens externes[modifier | modifier le code]