Vercoiran

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Vercoiran
Vercoiran
Ruines du château féodal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Buis-les-Baronnies (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Gérard Pez
2014-2020
Code postal 26170
Code commune 26370
Démographie
Gentilé Vercoiranois, Vercoiranoises
Population
municipale
141 hab. (2017 en augmentation de 5,22 % par rapport à 2012)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 11″ nord, 5° 20′ 34″ est
Altitude Min. 465 m
Max. 1 302 m
Superficie 19,95 km2
Localisation
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Vercoiran

Vercoiran est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Vercoiranais et les Vercoiranaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vercoiran est un village de la Drôme provençale. La commune s'étend sur 20 km2. Entouré par les communes de Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, Bésignan et La Roche-sur-le-Buis, Vercoiran est situé à 36 km au nord-est de Carpentras, la plus grande ville à proximité, et à 9 km au nord-est de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village perché composé de hameaux et de fermes réparties sur les deux rives de l’Ouvèze.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de faible sismicité[1],[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

principaux cours d'eau qui traversent la commune de Vercoiran, située à 618 mètres d'altitude, ou à son aval[3] :

  • la rivière l'Ouvèze,
  • ruisseaux de Guérindon, de combau, des vignes, de justillanne, de la Micoulaude, de la combette,
  • ravins de sainte-catherine, du col de la chau, des barates.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Accès par la D 546 depuis Saint-Euphémie-sur-Ouvèze[5] et D 108a par La Grange-des-Bois.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale.

Rose des vents Bésignan Saint-Sauveur-Gouvernet Rose des vents
Buis-les-Baronnies N Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze
O    Vercoiran    E
S
La Roche-sur-le-Buis La Rochette-du-Buis

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Si le nom même de Vercoiran semble avoir des origines très anciennes, les premières mentions de son nom remontent, d'après Cl. Bernard (1980), à l’an 1120, où il apparaît dans la liste des fiefs du baron de Mévouillon. D'après P. Varlet (1990, 1999), la collectivité apparaîtra seulement dans l'Inventaire des Dauphins du Viennois en 1276, donc au XIIIe siècle, dans des actes d'hommages prêtes aux Montauban entre 1270 et 1273 par des co-seigneurs du moment Pierre Raimon, Guillaume d'Arzelier et Rostaing Amici. Pour Y. Girard (1999), la communauté portant ce nom n'est mentionnée qu'à partir du XIIIe siècle sous la forme de « castrum seu territorium Vercoyrani » (1276) et « castrum Vercoirano » (1284)[9].

À l'époque romaine, le lieu est habité. A. Lacroix rapporte avoir vu sur un manteau de cheminée trouvé à Plan Pelegrin une pierre carrée de 33 cm de côté qui serait un autel aux nymphes portant l'inscription : NYMPHIS
L. C ARINI
VS CARUS
V.S.L.M.

Ce qui signifie que Lucius Carinius Carus avec reconnaissance a accompli son vœu aux Nymphes. Cette pierre trouvée à Plan Pelegrin est probablement conservée au musée de [Montélimar] (collection de Valentin du Cheylar).

Y. Girard (1999) signale d’autres traces romaines ou gallo-romaines sous forme de monnaies ou de tessons de céramiques trouvées à proximité de Notre-Dame des Champs. Parmi les lieux situés sur le territoire actuel de la commune, d’autres sont mentionnés bien avant le nom de Vercoiran : Autane, Sainte Luce, Sainte Catherine, Dourion…

C'est à partir au XIIIe siècle que la documentation disponible sur Vercoiran se précise. L'Inventaire des Archives de la Drôme, indique que les hauts seigneurs de Vercoiran furent les Mevouillon, les Montauban, les Adhémar puis les dauphins de Viennois au début du XIVe siècle (Bernard, 1980, Varlet, 1990). Des familles plus modestes, vassales des hauts seigneurs que sont les Mévouillon et Montauban possèdent les terroirs d’Autane et de Vercoiran. Au début du XIIIe siècle Autane et Vercoiran sont mentionnés dans un contrat de 1230 intéressant la huitième partie du château fort d'Autane vendue à Rostaing Amic, seigneur de Vercoiran, par Rambaud d'Autane. Cet Autane est un représentant de la première famille seigneuriale qui se morcellera au commencement du XIVe siècle entre les Adhémar, les Agout, les Bésignan et les Rémuzat, avec nombre de querelles et petits conflits locaux entre ces seigneurs (Bernard, 1980, Varlet, 1999).

Au début du XIVe siècle, la baronnie de Montauban ayant été vendue aux Dauphins (Varlet 1999), les terres de Vercoiran et Autane sont inféodées au seigneur de Tullins. Puis au XVe siècle, Aimar d’Ambel achète en 1432 les terres de Vercoiran et Autane qui passent ensuite par alliances à la famille d’Urre, puis à celle des Massues.

Le Dauphiné étant devenu français sous Louis XI (1461), toute la région ressort désormais du roi de France et les querelles féodales locales faiblissent ou se transforment puisque la Réforme a eu un fort impact dans la région puisque différents villages comme leurs seigneurs adhèrent à la religion protestante[10]. La haute Ouvèze compte deux places fortes huguenotes (Sainte-Euphémie et Saint-Auban). Les alliances seigneuriales sont empreintes des croyances religieuses. Le seigneur de Vercoiran et de Sainte-Éuphérnie, François des Massues, dit d'Urre[11], épouse vers 1580, Justine Du Puy-Montbrun[12] et se convertit à l'Église Réformée (Varlet 1999). Avec la Contre-Réforme des frères Prêcheurs viennent s'installer au Buis en 1598, et suscitent l’établissement de nombreuses confréries sur l'ensemble des Baronnies.

Au XVIIe siècle, la famille des Massues de Vercoiran s’étant éteinte les terres de Vercoiran et Autane passent par alliance aux Pape de Saint Auban. Les rôles de l'impôt de la taille indiquent que Vercoiran compte 110 habitants en 1755 et Autane une soixantaine de résidents (Varlet 1999). Chacune des églises paroissiales : Saint-Jean pour Autane, Saint-André pour Vercoiran, supporte 12 deniers de redevance annuelle à l'évêché de Sisteron.

Différents documents enregistrés aux Archives de la Drôme à Valence relatent des faits ou démarches concernant la famille des Massues, Seigneur de Vercoiran : à la suite de la mort violente de François des Massues, vers 1590…, sa fille Mabille des Massues épouse de Guy Pape seigneur de Saint-Auban demande l’inventaire des biens de son père et il est fait en 1621 un inventaire du château de Vercoiran, qui concerne: le château lui-même, ses meubles, les granges de Justillane, Colombrette, Guérindon (ou Langoustier), le château de Bésignan et la grange de la Rochette. Ce document, écrit en écriture gothique du XVIe siècle et sa traduction manuscrite par un archiviste du début du XXe siècle sont disponibles simultanément. Un autre document vise à établir l’historique de la propriété de la grange de la Rochette, en héritage de la famille Massues de V.… Pierre des Massues, dit Colonel Mas, chevalier de l’ordre de Jerusalem, est mort héroïquement durant le Siège de Malte (1565) au fort Saint-Elme par les Ottomans en 1565, avec son frère Louis[13].

À la veille de la Révolution française, Marie Françoise Émilie de Bimard, fille de Pierre Annibal et Elisabeth Emilie Pape de Saint-Auban, est dame de Vercoiran et de Sainte-Euphémie sous le patronyme marital de Sade, mais ne possède pas Autane, qui est passée des seigneurs de Saint-Auban aux Autard de Bragard.

Les deux paroisses de Vercoiran et Autane restent sous la dépendance d’un même prieur avant que le District révolutionnaire de Nyons, lors de la vente des biens nationaux d'août 1790, distingue les deux communautés et prête à Vercoiran la possession du prieuré d'Autane (Varlet 1999). À la suite de la Révolution de 1789, deux communes Autanne et Vercoiran sont créées dans le département de la Drôme. En décembre 1797 (an VI de la République) Autanne est rattachée à la commune de Vercoiran.

En 1791, les habitants d’Autanne se partagent les anciennes terres de l’église, et en particulier les terres de la Montagne de Serre Gros qu’ils défrichent chacun pour leur compte dans les années suivantes. Autanne est rattaché à la commune de Vercoiran en 1797-98. En 1808, sur demande du conseil municipal de Vercoiran et Autanne, le conseil de préfecture de la Drôme, annule ce partage des bois communaux, et cette décision est approuvée le 13 octobre 1809 par l’Empereur Napoléon Ier. Néanmoins l’affaire ressurgit en 1817 ou le CM de Vercoiran conteste à nouveau la légitimité du partage fait en 1791 et conclut que la Montagne de Serre Gros doit rester une réserve forestière communale et non continuer à être défrichée pour les seuls habitants d’Autanne.

Peu d’autres informations sont disponibles sur le Vercoiran du début du XIXe siècle sinon qu’en 1843 le conseil municipal vote un projet de construction d’une école communale…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 En cours Gérard Pez[14] PS Retraité

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

Mairie de Vercoiran.

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[15] :

  • total des produits de fonctionnement : 162 000 , soit 1 081  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 126 000 , soit 839  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 33 000 , soit 219  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 71 000 , soit 471  par habitant ;
  • endettement : 86 000 , soit 571  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 15,39 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,88 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 74,88 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,03 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,33 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 644 [16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2017, la commune comptait 141 habitants[Note 1], en augmentation de 5,22 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371336413469497410475461470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485503478479469433423413418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385323276230228212190163141
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
14712498112129115123124125
2013 2017 - - - - - - -
141141-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[21] :

  • Écoles maternelles à Buis-les-Baronnies[22], Rosans,
  • Écoles primaires à Saint-Sauveur-Gouvernet, Saint-Auban-sur-l'Ouvèze,
  • Collège à Buis-les-Baronnies,
  • Lycée à Nyons.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[23] :

  • Médecins à Sainte-Jalle, Buis-les-Baronnies,
  • Pharmacies à Buis-les-Baronnies,
  • Hôpitaux à Buis-les-Baronnies, Nyons.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La Ferme d'Autamne[25].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes de France[26].
  • Maisons d'hôtes[27].

Commerces[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Anne.
  • Église Sainte-Anne[31].
  • Chapelle Notre-Dame des Champs[32].
  • Prieuré de Sainte-Luce (ruines)[33].
  • Monument aux morts[34].
  • Site de Sainte-Luce, occupé par les hommes depuis environ 4500 ans av. J.-C.[35].
  • Ruines du château féodal[36].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. ’élaboration des PPR des communes du bassin versant de L'OUVEZE : 2.2 Le périmètre d’étude et le contexte hydrologique
  3. L'eau dans la commune
  4. Table climatique
  5. Lieux et itinéraires
  6. Bus ligne 39
  7. Transports à la demande
  8. Règlement national d'urbanisme
  9. Cercle généalogique de la Drôme Provençale
  10. Les guerres de Religions
  11. François des Massues dit d'Urre
  12. Justine du Puy-Montbrun, Généalogie
  13. Conférence du Dr Lubin, à Vercoiran en 2007
  14. Vercoiran sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  15. Les comptes de la commune
  16. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. Établissements d'enseignements
  22. Buis-les-Baronnies
  23. Professionnels et établissements de santé
  24. Paroisse Saint Joseph des Baronnies
  25. La Ferme d'Autamne
  26. Gîte La Colombrette
  27. Maisons d'hôtes
  28. La charte Bistrot de Pays Bistrot de Pays
  29. Fédération nationale des bistrots de pays
  30. Commerces de proximité
  31. Les églises et édifices religieux recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR)
  32. Notre-Dame des Champs (quartier de la Viste)
  33. Le Pays de Buis -les -Baronnies
  34. Monument aux morts : Conflits commémorés : Guerres franco-allemande 1914-1918 - 1939-1945
  35. Site archéologique de Sainte Luce
  36. Vercoiran village