Vercoiran

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Vercoiran
Vercoiran
Ruines du château féodal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Buis-les-Baronnies (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Gérard Pez
2014-2020
Code postal 26170
Code commune 26370
Démographie
Gentilé Vercoiranois, Vercoiranoises
Population
municipale
144 hab. (2015 en augmentation de 19,01 % par rapport à 2010)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 11″ nord, 5° 20′ 34″ est
Altitude Min. 465 m
Max. 1 302 m
Superficie 19,95 km2
Localisation

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Vercoiran est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Vercoiranais et les Vercoiranaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bésignan Saint-Sauveur-Gouvernet Rose des vents
Buis-les-Baronnies N Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze
O    Vercoiran    E
S
La Roche-sur-le-Buis La Rochette-du-Buis

Vercoiran est un village de la Drôme provençale. La commune s'étend sur 20 km2. Entouré par les communes de Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, Bésignan et La Roche-sur-le-Buis, Vercoiran est situé à 36 km au nord-est de Carpentras, la plus grande ville à proximité, et à 9 km au nord-est de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton). Situé à 618 mètres d'altitude, la rivière l'Ouvèze, le ruisseau de la Micoulaude et le ruisseau de Guérindon sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Vercoiran.

Histoire[modifier | modifier le code]

Si le nom même de Vercoiran semble avoir des origines très anciennes, les premières mentions de son nom remontent, d'après Cl. Bernard (1980), à l’an 1120, où il apparaît dans la liste des fiefs du baron de Mévouillon. D'après P. Varlet (1990, 1999), la collectivité apparaîtra seulement dans l'Inventaire des Dauphins du Viennois en 1276, donc au XIIIe siècle, dans des actes d'hommages prêtes aux Montauban entre 1270 et 1273 par des co-seigneurs du moment Pierre Raimon, Guillaume d'Arzelier et Rostaing Amici. Pour Y. Girard (1999), la communauté portant ce nom n'est mentionnée qu'à partir du XIIIe siècle sous la forme de « castrum seu territorium Vercoyrani » (1276) et « castrum Vercoirano » (1284).

À l'époque romaine, le lieu est habité. A. Lacroix rapporte avoir vu sur un manteau de cheminée trouvé à Plan Pelegrin une pierre carrée de 33 cm de côté qui serait un autel aux nymphes portant l'inscription : NYMPHIS
L. C ARINI
VS CARUS
V.S.L.M.

Ce qui signifie que Lucius Carinius Carus avec reconnaissance a accompli son vœu aux Nymphes. Cette pierre trouvée à Plan Pelegrin est probablement conservée au musée de [Montélimar] (collection de Valentin du Cheylar).

Y. Girard (1999) signale d’autres traces romaines ou gallo-romaines sous forme de monnaies ou de tessons de céramiques trouvées à proximité de Notre-Dame des Champs. Parmi les lieux situés sur le territoire actuel de la commune, d’autres sont mentionnés bien avant le nom de Vercoiran : Autane, Sainte Luce, Sainte Catherine, Dourion…

C'est à partir au XIIIe siècle que la documentation disponible sur Vercoiran se précise. L'Inventaire des Archives de la Drôme, indique que les hauts seigneurs de Vercoiran furent les Mevouillon, les Montauban, les Adhémar puis les dauphins de Viennois au début du XIVe siècle (Bernard, 1980, Varlet, 1990). Des familles plus modestes, vassales des hauts seigneurs que sont les Mévouillon et Montauban possèdent les terroirs d’Autane et de Vercoiran. Au début du XIIIe siècle Autane et Vercoiran sont mentionnés dans un contrat de 1230 intéressant la huitième partie du château fort d'Autane vendue à Rostaing Amic, seigneur de Vercoiran, par Rambaud d'Autane. Cet Autane est un représentant de la première famille seigneuriale qui se morcellera au commencement du XIVe siècle entre les Adhémar, les Agout, les Bésignan et les Rémuzat, avec nombre de querelles et petits conflits locaux entre ces seigneurs (Bernard, 1980, Varlet, 1999).

Au début du XIVe siècle, la baronnie de Montauban ayant été vendue aux Dauphins (Varlet 1999), les terres de Vercoiran et Autane sont inféodées au seigneur de Tullins. Puis au XVe siècle, Aimar d’Ambel achète en 1432 les terres de Vercoiran et Autane qui passent ensuite par alliances à la famille d’Urre, puis à celle des Massues.

Le Dauphiné étant devenu français sous Louis XI (1461), toute la région ressort désormais du roi de France et les querelles féodales locales faiblissent ou se transforment puisque la Réforme a eu un fort impact dans la région puisque différents villages comme leurs seigneurs adhèrent à la religion protestante. La haute Ouvèze compte deux places fortes huguenotes (Sainte-Euphémie et Saint-Auban). Les alliances seigneuriales sont empreintes des croyances religieuses. Le seigneur de Vercoiran et de Sainte-Éuphérnie, François des Massues, dit d'Urre, épouse vers 1580, Justine Du Puy-Montbrun et se convertit à l'Église Réformée (Varlet 1999). Avec la Contre-Réforme des frères Prêcheurs viennent s'installer au Buis en 1598, et suscitent l’établissement de nombreuses confréries sur l'ensemble des Baronnies.

Au XVIIe siècle, la famille des Massues de Vercoiran s’étant éteinte les terres de Vercoiran et Autane passent par alliance aux Pape de Saint Auban. Les rôles de l'impôt de la taille indiquent que Vercoiran compte 110 habitants en 1755 et Autane une soixantaine de résidents (Varlet 1999). Chacune des églises paroissiales : Saint-Jean pour Autane, Saint-André pour Vercoiran, supporte 12 deniers de redevance annuelle à l'évêché de Sisteron.

Différents documents enregistrés aux Archives de la Drôme à Valence relatent des faits ou démarches concernant la famille des Massues, Seigneur de Vercoiran : à la suite de la mort violente de François des Massues, vers 1590…, sa fille Mabille des Massues épouse de Guy Pape seigneur de Saint-Auban demande l’inventaire des biens de son père et il est fait en 1621 un inventaire du château de Vercoiran, qui concerne: le château lui-même, ses meubles, les granges de Justillane, Colombrette, Guérindon (ou Langoustier), le château de Bésignan et la grange de la Rochette. Ce document, écrit en écriture gothique du XVIe siècle et sa traduction manuscrite par un archiviste du début du XXe siècle sont disponibles simultanément. Un autre document vise à établir l’historique de la propriété de la grange de la Rochette, en héritage de la famille Massues de V.… Pierre des Massues, dit Colonel Mas, chevalier de l’ordre de Jerusalem, est mort héroïquement durant le Siège de Malte (1565) au fort Saint-Elme par les Ottomans en 1565, avec son frère Louis[1].

À la veille de la Révolution française, Marie Françoise Émilie de Bimard, fille de Pierre Annibal et Elisabeth Emilie Pape de Saint-Auban, est dame de Vercoiran et de Sainte-Euphémie sous le patronyme marital de Sade, mais ne possède pas Autane, qui est passée des seigneurs de Saint-Auban aux Autard de Bragard.

Les deux paroisses de Vercoiran et Autane restent sous la dépendance d’un même prieur avant que le District révolutionnaire de Nyons, lors de la vente des biens nationaux d'août 1790, distingue les deux communautés et prête à Vercoiran la possession du prieuré d'Autane (Varlet 1999). À la suite de la Révolution de 1789, deux communes Autanne et Vercoiran sont créées dans le département de la Drôme. En décembre 1797 (an VI de la République) Autanne est rattachée à la commune de Vercoiran.

En 1791, les habitants d’Autanne se partagent les anciennes terres de l’église, et en particulier les terres de la Montagne de Serre Gros qu’ils défrichent chacun pour leur compte dans les années suivantes. Autanne est rattaché à la commune de Vercoiran en 1797-98. En 1808, sur demande du conseil municipal de Vercoiran et Autanne, le conseil de préfecture de la Drôme, annule ce partage des bois communaux, et cette décision est approuvée le 13 octobre 1809 par l’Empereur Napoléon Ier. Néanmoins l’affaire ressurgit en 1817 ou le CM de Vercoiran conteste à nouveau la légitimité du partage fait en 1791 et conclut que la Montagne de Serre Gros doit rester une réserve forestière communale et non continuer à être défrichée pour les seuls habitants d’Autanne.


Peu d’autres informations sont disponibles sur le Vercoiran du début du XIXe siècle sinon qu’en 1843 le conseil municipal vote un projet de construction d’une école communale…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Vercoiran.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours Gérard Pez[2] PS Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 144 habitants[Note 1], en augmentation de 19,01 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371336413469497410475461470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485503478479469433423413418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385323276230228212190163141
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
14712498112129115123124125
2013 2015 - - - - - - -
141144-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coteaux-des-baronnies.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château féodal.
  • Site de Sainte-Luce, occupé par les hommes depuis environ 4500 ans av. J.-C..
  • Chapelle Notre-Dame des Champs.
  • À Autanne, chapelle Notre-Dame de la Viste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conférence du Dr Lubin, à Vercoiran en 2007
  2. Vercoiran sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.