Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze

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Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze
Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Muriel Brédy
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26303
Démographie
Gentilé Saint-Euphémiens, Saint-Euphémiennes
Population
municipale
72 hab. (2018 en diminution de 10 % par rapport à 2013)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 00″ nord, 5° 23′ 00″ est
Altitude Min. 528 m
Max. 1 218 m
Superficie 11,28 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Buis-les-Baronnies (avant mars 2015)

Localisation
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Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze

Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • le défilé de Saint-Colomban[1].
  • le col de Peyruergue[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de l'Ouvèze.

L'ancien lavoir du village est alimenté par une source potable[réf. nécessaire].

Sites particuliers :

  • la cascade de Roudille[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un micro-climat protecteur[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route reliant Buis-les-Baronnies à Séderon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (51,5 %), forêts (29,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), prairies (2,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,5 %), cultures permanentes (0,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreuses résidences secondaires. La population en est démultipliée pendant la saison estivale[réf. nécessaire].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1277 : castrum Sancte Heufemie et Sancta Eufemia Vapincensis diocesis (inventaire des dauphins, 200 et 226).
  • 1278 : Sancta Eufema (inventaire des dauphins, 235).
  • 1284 : castrum de Sancta Eufemia (inventaire des dauphins, 234).
  • 1284 : castrum de Sancta Aufuemia (Valbonnais, II, 118).
  • 1294 : castrum Sancte Eufemie (inventaire des dauphins, 226).
  • 1340 : castrum Sancte Eufeimie (docum. inéd., 66).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus cura Sancte Euphemie (pouillé de Gap).
  • 1579 : Sainct Euphiesme (archives de la Drôme, E 3121).
  • 1598 : Sainct Ephemye (correspondance de Lesdiguières, I, 33).
  • 1626 : Sainct Euphemy (archives de la Drôme, E 3256).
  • 1633 : Sainct Eupheme (archives de la Drôme, E 3405).
  • 1793 : Euphémie [appellation révolutionnaire].
  • 1891 : Sainte-Euphémie, commune du canton de Buis-les-Baronnies.

(non daté)[réf. nécessaire] : Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La commune est nommée en l'honneur d'Euphémie de Chalcédoine[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

La légende raconte qu'Hannibal serait passé par le village[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La communauté est d'origine templière[1].

La seigneurie[9] :

  • Au point de vue féodal, Sainte-Euphémie était une terre de la baronnie de Montauban.
  • 1277 : possession des Rambaud et des Gaufridi.
  • Vers 1334 : elle est partagée entre les dauphins et plusieurs co-seigneurs : les Barrière, les Durfort, les Mauvoisin, les Ollivier, les Rambaud et les Rémuzat.
  • 1341 : les dauphins donnent une charte de libertés municipales aux habitants.
  • 1349 : une part de la terre est possédée par les Du Puy.
  • 1407 : une part est possédée par les Villette, héritiers des Rambaud.
  • 1414 : une part est possédée par les Lestrange.
  • 1424 : la part des dauphins est engagée aux Montauban jusqu'en 1430.
  • (non daté) : une part est possédée par les Draguignan. Ces derniers semblent avoir acquis la moitié de la seigneurie.
  • 1543 : la part des Montauban est acquise par les Quenin.
  • 1557 : les Quenin vendent leur part aux habitants. Elle est recouvrée peu après par le domaine royal.
  • 1598 : la part des Draguignan est vendue aux (des) Massues.
  • 1604 : la part des Massues passe (par mariage) aux Pape.
  • 1643 : la part du domaine royal est donnée par le roi Louis XIII aux princes de Monaco (pour contrebalancer la perte du royaume de Naples, le roi céda le village aux Grimaldi[réf. nécessaire]).
  • Milieu XVIIIe siècle : la part des Pape passe (par mariage) aux Bimard.
  • (non daté) : la part des Bimard passe (par héritage) aux Sade.
  • 1789 : les princes de Monaco et madame de Sade sont les derniers seigneurs.

Avant 1790, Sainte-Euphémie était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage de Buis-les-Baronnies.
Elle formait une paroisse du diocèse de Gap, dont les dîmes appartenaient au prieur de Rioms qui présentait à la cure[9].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Sainte-Euphémie forme, conjointement avec Rioms, une municipalité du canton de Montauban. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait une commune distincte du canton de Buis-les-Baronnies[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Pierre Borel (sans étiquette) retraité
2008 2014 Pierre Borel   maire sortant
2014 2020 Pierre Borel   maire sortant
2020 En cours Muriel Bredy (mme)[10][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 72 habitants[Note 2], en diminution de 10 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370350356396378350360338351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
353351318325344313297292254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
25724523716813111711310797
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
906565786171978672
2018 - - - - - - - -
72--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : à la Pentecôte[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, ovins[1].

Plantations d'abricotiers[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune propose des gîtes ruraux[1].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison patricienne avec soustet.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Artisanat d'art : poterie[1].

Le film Le chaud lapin de Pascal Thomas (1974), avec Bernard Menez dans le rôle principal, a été tourné en grande partie dans cette commune[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 338.
  10. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Fondation Jérôme Seydoux-Pathé - Le Chaud lapin », sur filmographie.fondation-jeromeseydoux-pathe.com (consulté le 8 février 2019).