Valérie Lecasble

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Valérie Lecasble
Image illustrative de l’article Valérie Lecasble
Valérie Lecasble en 2008.

Naissance 26 février 1958
Neuilly-sur-Seine
Nationalité Française
Années d'activité 1981 à 2017
Médias
Pays France
Média Télévision et presse écrite
Fonction(s) principale(s) Directrice de la rédaction à Le Nouvel Économiste et à France-Soir ; directrice générale sur I-Télé et animatrice sur BFM Business ainsi que sur Radio Classique
Presse écrite Le Nouvel Économiste et France-Soir
Radio BFM Business, Radio Classique
Télévision I-Télé

Valérie Lecasble, née le 26 février 1958 à Neuilly-sur-Seine[1], est une journaliste française, ancienne directrice de la Délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICoD) et porte-parole du ministère des Armées entre le 1er juin 2016 et 10 octobre 2018, après avoir été auteure et journaliste de presse écrite, de radio et de télévision, puis vice-présidente de TBWA Corporate.

Elle avait notamment été directrice de la rédaction de France-Soir d'octobre 2004 à septembre 2005 puis directrice générale de la chaîne d'information en continu I-Télé de septembre 2005 à mai 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière dans la presse[modifier | modifier le code]

Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1979, Valérie Lecasble commence sa carrière au quotidien économique Les Échos de 1981 à 1988 puis pour le quotidien suisse L'Agefi comme chef du service « Entreprise »[2]. Elle rejoint l'hebdomadaire L'Événement du jeudi en 1990, alors dirigé par Jean-François Kahn. Ne souhaitant pas couvrir la guerre du Golfe, elle est nommée grand reporter « Économie » et travaille essentiellement à Paris[2]. Elle sera ensuite nommée chef du service économique puis enfin rédactrice en chef adjointe[2].

Rédactrice en chef puis directrice de la rédaction du magazine Le Nouvel Économiste de 1996 à 2000, elle rejoint en mars 2001 Radio Classique[3] puis en 2002, la station de radio spécialisée dans l'économie BFM, où elle animera la tranche d'information de la mi-journée[4].

D'octobre 2004[4] à septembre 2005, elle dirige la rédaction de France-Soir durant moins d'un an, échouant à redresser le quotidien[5]. En dépit d'une nouvelle formule éditoriale proche de celle des tabloïds britanniques, durant la période sous sa direction, les ventes du quotidien reculent d'environ 10 % par rapport à l'année précédente avec une distribution estimée de 45 000 à 50 000 exemplaires[6].

Carrière à la télévision[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, après avoir quitté la rédaction de France-Soir à sa demande[6], Valérie Lecasble est nommée directrice générale de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+, I-Télé[7], bien qu'elle ait publié en 2001 Le Roman de Canal+, un livre très critique contre la politique stratégique du groupe Canal+ et en particulier son président de l'époque, Pierre Lescure, fondateur d'I-Télé. À la fin du mois de mai 2008, elle est remerciée par Bertrand Méheut, PDG de Canal+, en même temps que le directeur de la rédaction Bernard Zekri, en raison notamment des mauvaises audiences de la chaîne face à sa concurrente BFM TV. Valérie Lecasble est remplacée par Pierre Fraidenraich[8],[9].

Après I-Télé[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, Valérie Lecasble est nommée vice-présidente de l'agence de communication TBWA Corporate, filiale de TBWA France, chargée des « stratégies d'influence »[10]. Elle y restera jusqu en juin 2016.

En avril 2012, avec trois autres candidats dont le président sortant Gilles Leclerc, Valérie Lecasble est présélectionnée pour diriger Public Sénat, la chaîne parlementaire du Sénat[11]. Elle n'est finalement pas retenue après les auditions[12].

À compter du 1er juin 2016, Valérie Lecasble est nommée directrice de la délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICOD)[13]. Cet organisme gère la communication du ministère de la Défense. Elle est aussi promue au rang de porte-parole du ministère. En octobre 2018, elle quitte le ministère de la défense[14].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En juin 2011, après avoir travaillé pour la campagne de Jean-Pierre Bel, nouveau président du Sénat[15], Valérie Lecasble rejoint l'équipe des conseillers de François Hollande, un « ami de longue date », dans le cadre de sa campagne, trois mois après l'annonce officielle de sa candidature aux élections présidentielles de 2012[16] au sein du Parti socialiste.

En février 2019, elle s'engage pour les municipales de Paris de 2020 auprès de Gaspard Gantzer, ancien militant au parti socialiste et ex-conseiller du président François Hollande. Elle est notamment la cheffe de file du mouvement Parisiennes, Parisiens de Gaspard Gantzer dans le 7ème arrondissement de Paris[17].

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Valérie Lecasble a signé plusieurs ouvrages d’investigation sur Bernard Tapie, l'affaire Elf et la gestion de Canal+. Deux de ces ouvrages ont été rédigés en collaboration avec son ex-[réf. souhaitée]époux le journaliste Airy Routier[4],[6].

Certains de ces ouvrages trouvent écho dans la presse en raison des sujets abordés comme les affaires politico-médiatiques ou traitant de personnalités connues. Centré sur l'affaire Elf, « Forages en eau profonde » traite de multiples aspects liés à l'enquête d'Eva Joly, alors juge d'instruction de l'affaire, de ses méthodes ainsi que des soupçons de manipulations financières et politiques sous Mitterrand puis Balladur[19]. Ce livre révèle une partie des complexes rouages de l'affaire; il permet à ses auteurs Valérie Lecasble et Airy Routier, d'être récompensés par le prix Derogy-L'express[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CV de Valérie Lecasble [PDF], sur defense.gouv.fr
  2. a b et c Julien Alliot, « Parcours : Valérie Lecasble, de la presse et la radio à i>télé », Satellimag, no 25,‎ , p. 11—12 (lire en ligne)
  3. « Gérard Bonos, directeur de la rédaction de Radio Classique », sur Stratégies,
  4. a b et c « Valérie Lecasble à la tête de la rédaction de France-Soir », sur Le Nouvel Observateur,
  5. « Vers un dépôt de bilan ? », sur L'Humanité,
  6. a b et c « Valérie Lecasble quitte "France Soir" pour i-Télé », sur Le Monde,
  7. « La journaliste Valérie Lecasble quitte France Soir... », sur Télé Satellite,
  8. Guy Dutheil, « Valérie Lecasble est poussée au départ de la direction générale d'i-Télé », Le Monde,‎
  9. « i>TELE : Valérie Lecasble remerciée » par Julien Bellver, sur Ozap.com,
  10. P. L., « Valérie Lecasble rejoint TBWA Corporate », sur Le Figaro, .
  11. « Quatre candidats à la présidence de Public Sénat », sur L'Express, .
  12. « Qui présidera Public Sénat ? », sur nouvelobs.com, .
  13. Fin du quinquennat : François Hollande recase ses proches et ses conseillers, lepoint.fr, 18 mai 2016
  14. « Valérie Lecasble quitte le ministère de la Défense », La lettre de l'audiovisuel,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018)
  15. Emmanuel Schwartzenberg, « Public Sénat: Valérie Lecasble candidate », sur Le Figaro,
  16. Delphine Masson, « Valérie Lecasble aux côtés de François Hollande », sur Stratégies,
  17. « Gaspard Gantzer officialise sa candidature pour la mairie de Paris », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2019)
  18. « Décret du 31 décembre 2015 », (consulté le 2 janvier 2016)
  19. Sabine Delanglade, « Livre : Elf : Enquête sur un marigot », sur L'Express,
  20. Thierry Gandillot, « Eau profonde », sur L'Express,