Gaspard Gantzer

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Gaspard Gantzer
Illustration.
Fonctions
Conseiller chargé de la communication de la présidence de la République

(3 ans et 21 jours)
Président François Hollande
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique PS (depuis 2002)
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire

Gaspard Gantzer, né le à Paris[1], est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Le , il est nommé par le président de la République François Hollande conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à la présidence de la République française, en remplacement d'Aquilino Morelle[2], et assure cette fonction jusqu'à la fin du mandat présidentiel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'une pédiatre et d'un ostéopathe[3], Patrice Gantzer, Gaspard Gantzer a passé son enfance dans le 15e arrondissement[4]. Il est décrit par le quotidien Libération comme « l’archétype du bobo parisien cool, sûr de lui »[1].

En 2001, il sort diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences-Po Paris) et en 2004 de l'ENA (promotion Léopold Sédar Senghor)[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 2002, Gaspard Gantzer adhère au Parti socialiste[1]. En 2004, à sa sortie de l'ENA, il intègre le corps des administrateurs civils et est affecté au ministère du Travail (direction générale du Travail[5]).

En 2007, il est détaché auprès du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). En 2008, il devient le directeur de cabinet de Christophe Girard, alors adjoint au maire de Paris chargé de la Culture[2],[6].

De 2010 à 2012, il est conseiller en communication à la mairie de Paris, puis, de mai 2012 à janvier 2013, porte-parole du maire de Paris Bertrand Delanoë[5].

Il soutient Dominique Strauss-Kahn en vue de la primaire citoyenne de 2011, puis, après son retrait causé par l'affaire du Sofitel, Martine Aubry[6].

De janvier 2013 à avril 2014, il est le conseiller en communication et presse du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius au quai d'Orsay[5]. Il tente de moderniser la communication du ministère en créant un blog des ambassadeurs et en donnant plus de place aux chaînes d'information en continu dans les voyages officiels, plutôt qu'à la seule presse diplomatique[6].

Conseiller du président François Hollande[modifier | modifier le code]

Après un passage de quelques jours au cabinet de Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, Gaspard Gantzer est nommé le « conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication, à la présidence de la République » dans un communiqué du palais de l'Élysée[5]. Il prend ses fonctions le jour suivant dans le cabinet du président de la République française François Hollande, en remplacement d'Aquilino Morelle[2],[7].

Inconnu jusque-là de François Hollande, c'est son amitié avec Nicolas Revel, ancien de la mairie de Paris et avec Emmanuel Macron, qu'il a connu à l'ENA, ainsi que les chaudes recommandations de Robert Zarader et Jean-Pierre Jouyet, qui l'auraient aidé à obtenir le poste[8],[9],[10].

De concert avec le secrétaire général de l’Élysée Jean-Pierre Jouyet, Gaspard Gantzer milite en faveur de la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l’économie en août 2014. Sa joie apparait dans le documentaire d’Yves Jeuland sur les coulisses de la présidence Hollande[11].

Il organise notamment les rencontres du président avec des « Français ordinaires » dont l'une d'elle est largement commenté par la presse par son aspect visible de « mise en scène »[12],[13],[14]. D'autres moments de sa communication suscitent « la risée » des réseaux sociaux[15].

Il fait nommer à la tête du service de presse de l'Élysée Virginie Christnacht, fille du haut fonctionnaire Alain Christnacht, qui avait tenu le même rôle à la mairie de Paris[16].

À l'occasion du remaniement de février 2016, François Hollande envisage de lui confier le secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports, voire le poste de porte-parole du gouvernement ; Stéphane Le Foll s'y oppose[17].

En novembre 2016, il se déplace à New York pour assister à la victoire d'Hillary Clinton. Persuadé de la victoire de la candidate démocrate, l’Élysée n'avait rédigé aucune lettre de félicitations à l’intention du candidat républicain[18].

Le , lors de la soirée du renoncement de François Hollande à se représenter à l'élection présidentielle de 2017, il est filmé à son insu par une caméra de France 2 en duplex alors qu'il est en train de transmettre à des journalistes les éléments de langage à reprendre. Ses propres collaborateurs s'écartent alors du champ de la caméra pour interdire ce plan à la journaliste de France 2, Maryse Burgot, qui ne peut alors que regretter vivement et rendre le direct[19].

Le , il est investi par La République en marche ! pour être candidat aux élections législatives de 2017 dans la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine[20] aux scores très favorables pour Macron à la présidentielle (plus de 35 % au premier tour et plus de 85 % au second)[11]. Ce « parachutage » est critiqué par ses opposants politiques[21] ainsi que par le président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, soutien d'En marche[22] . Dès le lendemain, il renonce à sa candidature[23]. Laurence Maillart-Méhaignerie le remplace[24] et est finalement élue députée[25].

Après la présidence[modifier | modifier le code]

En juillet 2017, Gaspard Gantzer créé une société de conseil (« 2017 ») avec Denis Pingaud[26].

En septembre 2017, il rejoint l'équipe d'On refait le monde de Marc-Olivier Fogiel sur RTL[27].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Gaspard Gantzer est marié avec Émilie Lang, anciennement attachée de presse au sein d'Euro RSCG, puis de Lagardère Entertainement[28], et qu'il avait rencontrée lorsqu'ils travaillaient à la mairie de Paris ; elle participe à la campagne présidentielle de François Hollande et travaille ensuite au service de presse de l’Élysée ; elle est responsable de la communication de la ministre de la Culture Audrey Azoulay de février 2016 à mai 2017[29]. Ils ont quatre enfants, dont trois issus de leur union[30],[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Quentin Girard, « Gaspard Gantzer, délivré des messages » sur Libération, 24 janvier 2017
  2. a, b, c et d « Gaspard Gantzer remplace Aquilino Morelle à l'Élysée », Tristan Quinault Maupoil, Le Figaro.fr, 23 avril 2014.
  3. « Gaspard Gantzer, l'ouvrier du Président », Amaury de Rochegonde, Stratégies.fr, 18 juillet 2014.
  4. « Gaspard Gantzer : c'est ça d'engager des jeunes ! », sur Grazia.fr (consulté le 30 septembre 2015)
  5. a, b, c et d Marie Simon, « Élysée : Gaspard Gantzer est le nouveau conseiller com' de François Hollande », L'Express.fr, 23 avril 2014.
  6. a, b et c « Gaspard Gantzer, de l'Ovalie à l'Élysée », François de Labarre, Paris Match.com, 11 mai 2014.
  7. « Gaspard Gantzer, le nouveau communiquant toujours dans les pas de Hollande », Jim Jarrassé, Le Figaro.fr, 8 mai 2014.
  8. « Gaspard Gantzer, l'image au pouvoir », L'Obs.com, 27 septembre 2015.
  9. « Gaspard Gantzer : avec Émilie Lang, la mère de ses quatre enfants, un couple à l'Élysée », Elise Petter, Terrafemina.com, 28 septembre 2015.
  10. L'Élysée off, Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, Fayard, Paris, 2016.
  11. a et b Bastien Bonnefous, « Gaspard Gantzer, de l’Elysée à La République en marche », Le Monde.fr,
  12. « Hollande en visite chez l'habitant : l'Élysée pris en flagrant délit de mise en scène », Le Figaro.fr, 2 novembre 2015.
  13. « Quand François Hollande s'invite chez Lucette Brochet à Vandœuvre », BFMTV.com, 30 octobre 2015.
  14. « "L'affaire" Lucette Brochet : la communication de François Hollande prise en défaut », The Huffington Post.fr, 2 novembre 2015.
  15. « Gaspard Gantzer risée des réseaux sociaux », Le Point.fr, 4 novembre 2016.
  16. « La "Delanoë connection" à l'assaut de l'Elysée », sur Le Monde.fr,
  17. Françoise Degois, Il faut imaginer Sisyphe heureux : les cent derniers jours de François Hollande, Éditions de l'Observatoire, , 287 p. (lire en ligne).
  18. « Gaspard Gantzer ou le crépuscule de l’Élysée », Le Monde.fr, 25 novembre 2016.
  19. « "L'Elysée n'apprécie pas" : une journaliste de France 2 recadrée en direct », sur L'Express.fr,
  20. « Législatives 2017 : Gaspard Gantzer, conseiller presse de Hollande, investi candidat En Marche ! », Geoffroy Clavel, Le Huffington Post.fr, 11 mai 2017.
  21. « Législatives à Rennes. L'investiture de Gaspard Gantzer passe mal », Ouest-France.fr, 12 mai 2017.
  22. Louis Nadau, « En Marche : l'agacement de Le Drian après l'investiture de Gantzer à Rennes », BFMTV.com,
  23. « Législatives : investi par En Marche !, le conseiller élyséen Gantzer renonce », L'Express.fr,
  24. Angélique Cléret et Stéphane Vernay, « Législatives : après Gaspard Gantzer, Laurence Maillart-Méhaignerie ? », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  25. « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 18 juin 2017).
  26. Véronique Richebois, « Après l’Élysée, Gaspard Gantzer crée sa société de conseil avec Denis Pingaud », Les Échos.fr, 5 septembre 2017.
  27. Pierre Dezeraud, « Gaspard Gantzer rejoint "On refait le monde" sur RTL » sur PureMédias, 25 août 2017
  28. QUI EST EMILIE LANG, LA FEMME DE GASPARD GANTZER ?, closermag.fr, 1er octobre 2015.
  29. Caroline Bonacossa, Michaël Moreau et Fabrice Tassel, « Les 30 Français les + influents », GQ no 99, juin 2016, pages 94-105.
  30. Brun, Maëlle, « Qui est Emilie Lang, la femme de Gaspard Gantzer ? »
  31. « Dircom - Gaspard Gantzer, de l'Ovalie à l'Elysée », sur ParisMatch.com (consulté le 22 janvier 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]