Usine PSA de Rennes

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Usine PSA de Rennes / La Janais
Localisation
Situation Rennes, Bretagne
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 03′ 30″ N 1° 42′ 49″ O / 48.05833333, -1.71361111 ()48° 03′ 30″ Nord 1° 42′ 49″ Ouest / 48.05833333, -1.71361111 ()  

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Usine PSA de Rennes / La Janais
Installations
Superficie 240 ha
Fonctionnement
Effectif (septembre 2012) 5 597 (CDI et CDD)
Date d'ouverture 1961
Production
Marques Peugeot, Citroën
Modèles 508, Citroën C5
Production (2011) 185 000

L'usine PSA de Rennes se situe sur la commune de Chartres-de-Bretagne, au sud de l'agglomération de Rennes, sur le site de La Janais. Ce site constitue toujours le premier employeur privé de l'agglomération avec 5 597 salariés en septembre 2012 (14 000 pendant les années 1980 avec l'usine de La Barre Thomas).

Réservée à la marque Citroën au moment de son ouverture en 1961, l'usine assemble aujourd'hui des voitures Citroën et Peugeot familiales (Citroën C5 et Peugeot 508), c'est-à-dire de plate-forme de niveau 3.

Dans le cadre de la restructuration du site liée à la diminution des ventes, les lignes d'assemblages sont reconverties, et le site accueille dans des ateliers vides un atelier de rénovation de TGV et d'autres entreprises.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1958 : Citroën choisit le site de Rennes pour sa première usine d'assemblage en dehors de la région parisienne, pour profiter de la main d'œuvre abondante de la région dont les exigences salariales sont moins importantes. Elle abandonne l'idée de le créer à Caulnes.
  • 1961 : inauguration du site en présence du Général de Gaulle. Les Citroën Ami 6, l'Ami 8 et l'Ami Super ensuite sont les premiers modèles construit dans l'usine ; ils seront produit jusqu'en 1971 dans leurs version break. La première Ami 6 sort des lignes le 24 avril.
  • 1967 : lancement de la Dyane.
  • 1970 : lancement de la production de la Citroën GS 1015.
  • 1978 : lancement de la production des Citroën Visa.
  • 1982 : lancement de la production des Citroën BX.
  • 1989 : lancement du modèle Citroën XM qui sera produit jusqu'en 2001, un peu après le lancement de la C5, et qui entraîne une importante modernisation des ateliers de ferrage et de montage.
  • 1993 : lancement de la production de la Citroën Xantia qui sera produite uniquement dans cette usine jusqu'en 2001.
  • 1997 : lancement de la production de Citroën Xsara, ce modèle sera aussi produit à Madrid, la production de ce modèle est stoppée en 2004.
  • 2000 : lancement de la C5.
  • 2004 : le cap des 10 millions de véhicules construits dans l'usine depuis son ouverture est franchi. Le site produit pour la première fois un modèle de la marque Peugeot : la 407.
  • 2005 : labellisation du pôle de compétitivité[1]
  • 2005 : lancement de la production de la C6. 345 000 véhicules construits en 2005[2].
  • fin 2007 : début de production de Xsara Picasso en France : la production de la première version de la C5 est arrêtée et remplacée par la nouvelle version de ce véhicule.
  • 2009 : arrivée de la Peugeot 607 ; retour à Vigo de la Xsara Picasso[3].
  • 2010 : restructuration du site avec la constitution de deux nouvelles lignes, l'une à forte cadence (55 véhicules à l'heure) pour les véhicules haut/moyen de gamme (comme la 407 et la C5 II) et une autre pour les véhicules de niches (C6, Coupés 407...) à faible cadence (environ 15 véhicules à l'heure), et diminution des surfaces couvertes du site. Lancement de la Peugeot 508.

En 2008, l'usine produit toutes les Peugeot 407 berline, break et coupé, Citroën C5 II berline et break et Citroën C6 et partage une partie de la production des Xsara Picasso avec l'usine de Vigo en Espagne.

La Peugeot 508 assemblée depuis 2010 sur les chaines de la Janais

En , la direction de PSA annonce un plan de modernisation du site qui passera de trois lignes à deux, la capacité de production du site (400 000 véhicules/an) étant surdimensionnée[4]. Un premier montage sera affecté aux grandes séries avec une capacité de 55 véhicules par heure, le second étant affecté aux véhicules de haut de gamme et productions atypiques de 6 à 15 véhicules par heure pour une capacité annuelle totale de 300 000 à 350 000 véhicules par an[5]. Cette reconfiguration fera passer la surface utilisée de 700 000 m2 couverts à 500 000 m2 afin de limiter les frais fixes et d'optimiser la logistique[6].

L'usine, reconnue pour « sa qualité, son climat social et son expertise », est choisie au début des années 2000 pour produire des modèles haut de gamme, segment de marché dont les ventes ont diminué de 20 % en 10 ans. Le groupe a donc abaissé le point mort de l'usine en réduisant la production et les effectifs. "La Janais", avec 8 600 personnes en , avait – selon la direction – 2 300 salariés en sureffectif. En 2011, "La Janais" a produit près de 181 000 voitures et la production est tombée à 141 000 voitures en 2012. Les prévisions de production sont de 135 000 voitures pour 2013, 125 000 en 2014 et 110 000 en 2015[7].

Le , le groupe annonce l'investissement de 90 millions d'euros sur le site de Rennes pour la production d'un nouveau véhicule du segment C pour la marque Peugeot, en remplacement de l'actuelle Peugeot 5008[8].

Le site accueille depuis février 2014 un atelier de rénovation de TGV, pour lequel des employés de PSA sont détachés à la SNCF[9].

Composition du site[modifier | modifier le code]

Le site est fragmenté en plusieurs services, il emploie ou forme du personnel dans près d'une cinquantaine de corps de métiers et divers domaines : administratif, logistique, maintenance des installations, qualité, production, gestion environnementale, etc...

La production est répartie sur 4 chaines principales :

  • Emboutissage : Les composants de la tôlerie du véhicule (Ouvrants, pavillon, ailes, structure) y sont formés à l'aide de presses hydrauliques.
  • Ferrage : Il s'y déroule l'assemblage ,en ayant recours en particulier aux robots soudeurs, des différents sous ensembles métalliques entre-eux. La carrosserie prend ainsi forme sur cette chaine.
  • Peinture : La carrosserie traverse une succession de bassins afin d'y subir différents traitements mais on fait également appel à des robots de peinture. Une salle de retouche est intégrée à l'atelier.
  • Montage : Une fois peinte la carrosserie est équipée sur cette chaine : pose des ensembles mécaniques (moteur, train AV et AR, ligne de transmission, échappement, roues), des équipements de sécurité (Vitrages, rétroviseurs, optiques, dispositif de freinage), habillage intérieur et extérieur du véhicule (habitacle, calandre, poignées et garnitures de porte), raccordement des connexions électriques. Finitions, nettoyage et enfin contrôle final.

Ces quatre ateliers sont articulés autour d'un important service de logistique et reliés entre eux par un système complexe de convoyeurs automatiques amenant toutes les pièces et ensembles prémontés. Le site comporte également, en fin de chaîne, une plate forme d'essais et d'expéditions.

Au milieu des années 2000, le succès éphémère de la 407 a soutenu la production annuelle de l'usine de La Janais à 350 000 véhicules[10]. L'essoufflement des ventes du modèle puis celui de tout le marché haut de gamme avec la crise économique a décidé la direction à restructurer le site en supprimant une ligne de production dès 2008 pour le lancement de la C5[11]. Un plan de départ volontaire de près de 1 800 personnes a été appliqué[12].

Les ateliers, qui occupaient une surface de 720 000 m2, ne s'étendent plus que sur 530 000 m2. La production maximale est passée d'environ 2 000 véhicules par jour à un millier[10]. Le compactage a permis de diminuer de 25 % le temps d'écoulement des véhicules le long de la ligne de production[12].

Avec un objectif de 45 véhicules/heure, la ligne à forte cadence est affectée à la production à grand volume, comme la C5 ou la 508. Très automatisée, elle profite désormais d’équipements high-tech tels des postes de soudure au laser ou des tapis autoportés[11]. L’autre ligne, à petite cadence, se concentre sur la production de petites séries comme le Coupé 407, la 607 ou la C6 à un rythme minimal 2 voitures par heure à l'été 2010 (contre les 6 à 15 originellement prévues). Elle doit sa survie à la flexibilité de son personnel[11]. Suite à la fin de la production de la C6 fin 2012, la deuxième ligne a été supprimée et le personnel qui y était dévolu fut réintégré à la première ligne d'assemblage.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

  • Un site de 240 hectares dont 80 de bâtiments.
  • Plus de 300 000 véhicules produits chaque année.
  • Tête de pont de la filière automobile dans le grand ouest de la France qui représente environ 90 000 emplois.
  • Productions historiques de "la Janais" par type de véhicule (chiffres arrêtés à la fin 2005[réf. nécessaire]) :
    • BX : 2 millions
    • GS : 1,98 million
    • Ami 6 et la suite : 1,5 million
    • Xantia : 1 million
    • Xsara : 921 000
    • AX : 600 000
    • Visa : 561 000
    • 407 : 500 000
    • C5 : 750 000
    • Dyane : 373 000
    • XM : 302 000
    • ZX : 135 000
    • 2 CV et Méhari : environ 10 000.
  • Effectifs :
    • Années 1970 : 14 000 (sur les deux sites de La Janais et de La Barre Thomas)
    • 1999 : 10 000
    • début 2008: 8 600
    • mi-2012 : 5 669
    • mars-2013 : 5 546

Usine de la Barre Thomas[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1999, le groupe PSA possédait aussi une usine de fabrication de pièces en caoutchouc (durit, silent-bloc, tube, etc.) pour l'industrie automobile au lieu-dit la "Barre Thomas", situé dans la Z I Ouest/Route de Lorient, à l'ouest de Rennes, cédée au groupe italien CF Gomma dont il s'est lui-même séparé en 2006 après des problèmes financiers. L'établissement d'aujourd'hui s'appelle Société des Polymères, créé par le fonds d'investissement Silver Point[13].

L'usine, créée en 1954, compte aujourd'hui plus de 1 600 salariés et reste dépendante à plus de 90 % de l'usine PSA de Rennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pôle automobile haut de gamme - Pôle de compétitivité Bretagne, Pays de La Loire, Poitou Charentes
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées OF508.
  3. « PSA Rennes. 600 salariés de retour sur la chaîne », Le Télégramme,‎ 4 juin 2009 (consulté le 13 juin 2009)
  4. « PSA Rennes: un programme d’investissements qui rassure », Le Télégramme,‎ 22 janvier 2008 (consulté le 22 janvier 2008)
  5. « PSA réorganise l'usine de Rennes. », Le Blog finance,‎ 22 janvier 2008 (consulté le 22 janvier 2008)
  6. « 50 millions pour réorganiser l'usine PSA Rennes », Le Nouvel économiste,‎ 22 janvier 2008 (consulté le 23 janvier 2008)
  7. « PSA Rennes. 1 400 suppressions de postes, aucun secteur épargné »
  8. « Un investissement de 90 millions d'euros pour un nouveau véhicule du segment C », sur le site de PSA Peugeot Citroën,‎ 28 novembre 2013 (consulté le 30 novembre 2013)
  9. France 3 Bretagne, « Reconversion PSA Rennes : l'activité de re-stylage des TGV a débuté », France 3 Bretagne,‎ 4 février 2014 (consulté le 27 février 2014)
  10. a et b « Une usine redimensionnée », Le Télégramme,‎ 13 juillet 2010 (consulté le 13 juillet 2010)
  11. a, b et c « PSA Rennes: compacter pour survivre », l'Usine Nouvelle,‎ 13 juillet 2010 (consulté le 13 juillet 2010)
  12. a et b « La Peugeot 508 promet un avenir à Rennes La Janais », Ouest France,‎ 13 juillet 2010 (consulté le 13 juillet 2010)
  13. Le blog finance

Liens externes[modifier | modifier le code]