Uhuru Kenyatta

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Uhuru Kenyatta
Uhuru Kenyatta en 2013.
Uhuru Kenyatta en 2013.
Fonctions
4e président de la République du Kenya
En fonction depuis le
(3 ans 3 mois et 15 jours)
Élection
Vice-président William Ruto
Prédécesseur Mwai Kibaki
Vice-Premier ministre kényan
Président Mwai Kibaki
Premier ministre Raila Odinga
Prédécesseur Poste créé
(Accord national de réconciliation)
Successeur Poste supprimé
(Constitution de 2010)
Biographie
Nom de naissance Uhuru Muigai Kenyatta
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Nairobi (Colonie et protectorat du Kenya)
Nationalité kényane
Parti politique TNA (en)
Père Jomo Kenyatta[1]
Conjoint Margaret Wanjiru Gakuo
(depuis 1989)
Enfants Jomo Kenyatta
Ngina Kenyatta
Jaba Kenyatta
Diplômé de Amherst College
Religion Catholicisme
Résidence Palais d'État (Nairobi)

Uhuru Kenyatta
Présidents de la République du Kenya

Uhuru Kenyatta, né le à Nairobi (Kenya), est un homme d'État kenyan, président de la République depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à l'ethnie kikuyu, il est le fils de Jomo Kenyatta, premier président de la République entre 1964 et 1978. Il suit des études en sciences politiques.

Élu membre du Parlement en 2001, il est nommé peu après ministre des collectivités locales. En décembre 2002, candidat de la KANU à l'élection présidentielle, il est battu par Mwai Kibaki et devient alors le chef de l'opposition. En décembre 2007, il soutient cependant la réélection du président Kibaki et retrouve alors son poste au gouvernement. En avril 2008, il devient vice-Premier ministre dans le gouvernement de coalition dirigé par Raila Odinga, chargé du Commerce puis, en 2009, des Finances. En 2012, la Cour pénale internationale le met en examen pour crimes contre l'humanité, commis lors des violences postélectorales ayant suivi la présidentielle de 2007. Il démissionne alors de ses fonctions ministérielles tout en demeurant vice-Premier ministre.

Opposé à Raila Odinga au premier tour de l'élection présidentielle le 4 mars 2013, il est déclaré vainqueur avec 50,07 % des voix[2]. Il prête serment et entre en fonction le 9 avril suivant[3].

Le 8 octobre 2014, il se rend à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI), pour une audience sur un éventuel nouveau report de son procès pour crimes contre l'humanité, devenant le premier chef d'État en exercice à comparaître devant la CPI[4].

Cependant, la Cour pénale internationale a annoncé vendredi 5 décembre l'abandon des charges contre le président du Kenya. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a expliqué dans un document officiel ne pas avoir assez de preuves « pour prouver, au-delà de tout doute raisonnable, la responsabilité criminelle de M. Kenyatta ». Cette annonce n'exclut pas pour autant « la possibilité de retenir de nouvelles charges contre M. Kenyatta », a-t-elle précisé. Uhuru Kenyatta s'est réjoui de l'abandon des charges, estimant que la CPI lui avait ainsi « donné raison ». La CPI a néanmoins dénoncé une « série d'obstacles majeurs » à l'enquête, notamment de « vastes initiatives concertées pour harceler, intimider et menacer » les témoins[5].

Plusieurs rencontres diplomatiques (avec l'Italien Matteo Renzi ou l'Américain Barack Obama) montrent par la suite qu'il opère un retour en grâce sur la scène internationale, même si des critiques ont été émises sur la tolérance de l'Occident avec les droits de l'homme concernant le Kenya pour faire des affaires. Le mandat d'Uhuru Kenyatta est par ailleurs marqué, après des débuts dessinant une image plus moderne et transparente de la présidence, par des scandales de corruption et une croissance économique moins élevée que prévu[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]