Tokyo Godfathers

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Tokyo Godfathers

東京ゴッドファーザーズ
(Tōkyō Goddofāzāzu)
Genre Comédie dramatique
Thèmes Pauvreté
Film d'animation japonais : Tokyo Godfathers
Genre Comédie dramatique
Réalisateur
Producteur
Scénariste
Compositeur
Durée 88 minutes
Sortie

Tokyo Godfathers (東京ゴッドファーザーズ, Tōkyō Goddofāzāzu?) est un film d'animation japonais réalisé par Satoshi Kon, sorti au Japon en 2003. La première européenne du film a lieu en au festival Nouvelles images du Japon à Paris.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Gin, un homme ruiné, Hana, une femme transgenre versant volontiers dans le sentimental et Miyuki, une adolescente fugueuse, vivent dans la rue. Un soir de Noël à Tokyo, les trois sans-abris trouvent un bébé au milieu des ordures et une clé de consigne de gare dans son couffin. Ils décident alors de retrouver la mère du nouveau-né, qu'ils appellent Kiyoko « enfant pur » en attendant. Commence pour eux une formidable aventure qui, par un incroyable concours de circonstances, les confrontera en six jours[1] à leurs passés respectifs.

Synopsis détaillé[modifier | modifier le code]

Avec le bébé sans identité ont été déposés une note et un sac contenant des indices sur l'identité des parents. Le trio se met donc à la recherche des parents du nourrisson. Près d'un cimetière, ils viennent en aide à un imposant yakusa accidentellement coincé sous sa voiture. Reconnaissant, le bandit invite ses sauveurs au mariage de sa fille, également prénommée Kiyoko. Il se trouve que le futur gendre du yakusa est le propriétaire du club où la mère du bébé a l'habitude de se rendre. Durant la réception de mariage, les sans-abris apprennent le nom de la mère du nourrisson — Sachiko Nishizawa — mais la fête s'interrompt brutalement lorsqu'un tueur à gages latino-américain tente en vain d'abattre le père de la mariée. Dans sa fuite, il kidnappe Miyuki et le bébé, puis les ramène à son domicile. Là, la jeune clocharde se lie d'amitié avec la compagne du tueur. Miyuki lui confesse en pleurant qu'elle a fugué du domicile familial après avoir poignardé son père lors d'une violente dispute occasionnée par la disparition de son chat domestique.

Tandis qu'Hana recherche Miyuki et Kiyoko, Gin prend soin d'un vieux clochard qui meurt après lui avoir donné un petit sac rouge. En sortant de son abri, Gin est roué de coups par une bande de jeunes voyous désœuvrés. Sur ces entrefaites, Hana porte secours aux filles avant de retrouver Gin mal en point dans l'ancien club de travestis où elle-même se produisait autrefois comme drag queen. Le trio reprend ses investigations. Après avoir traversé Tokyo, les sans-abris découvrent la maison de Sachiko, abandonnée. Grâce aux commères du quartier, ils apprennent que Sachiko est malheureuse en ménage car son époux est alcoolique.

Hana et Miyuki retrouvent Sachiko alors qu'elle s'apprête à sauter du haut d'un pont. Après l'avoir sauvée, Hana lui administre une gifle monumentale pour avoir abandonné Kiyoko dans le froid. Quand Sachiko affirme que son mari s'est débarrassé du bébé contre sa volonté, Hana se rassérène et lui confie Kiyoko. Pendant ce temps, dans le nouvel appartement du couple, le mari de Sachiko apprend à Gin que Kiyoko est en réalité un bébé volé à la maternité d'un hôpital.

Satisfaites du devoir accompli, Hana et Miyuki sont rejointes au pas de course par Gin qui, hors d'haleine, les informe tant bien que mal de leur méprise à grand renfort de pantomime. Le trio se lance alors dans une course-poursuite effrénée pour remettre la main sur Kiyoko et sa soi-disant mère. Avec Hana et Gin sur ses talons, Miyuki pourchasse Sachiko jusqu'au sommet d'un immeuble. Malgré les supplications de son mari accouru devant l'édifice, la suicidaire saute du toit en tenant toujours le bébé dans ses bras. Rattrapée in extremis par Miyuki, Sachiko accepte enfin de lui remettre Kiyoko mais les deux femmes glissent dans le vide. Tandis que Gin les agrippe, Sachiko fait tomber accidentellement le bébé. Hana se précipite, court le long de la façade et parvient à saisir Kiyoko, puis dérape sur une corniche enneigée avant d'empoigner de justesse une grande bannière publicitaire qui cède brusquement sous leur poids. À cet instant, une bourrasque providentielle leur permet d'atterrir saines et sauves.

Après toutes ces péripéties, le trio se prélasse dans une chambre d'hôpital. En tendant à Gin ses cigarettes, Miyuki fait chuter le sac rouge qui contient à leur insu un billet de loterie gagnant. Désireux de voir les héroïques sans-abris devenir les parrains de leur fille, les véritables parents de Kiyoko se font conduire à leur chambre par un inspecteur de police, qui se révèle être le père de Miyuki.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Japonais Français
Miyuki Aya Okamoto Guylaine Gibert
Gin Toru Emori Martin Spinhayer
Hana Yoshiaki Umegaki Jean-Marc Delhausse
Kiyoko Mamiko Noto Dominique Wagner
Sachiko Kyōko Terase
Maria Alexandra Corréa
Le Père de Miyuki Sébastien Hébrant

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film se vit décerner le prix Mainichi du meilleur film d'animation par le quotidien nippon Mainichi Shimbun cette même année.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire se termine le soir du 31 décembre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Francisco Javier López Rodríguez, Satoshi Kon : Superando los límites de la realidad, Dolmen Editorial, coll. « Manga Books » (no 23), , 256 p. (ISBN 978-84-15296-48-5).
  • (en) Susan Napier, « From Spiritual Fathers to Tokyo Godfathers : Depictions of the Family in Japanese Animation », dans Akiko Hashimoto et John W. Traphagan (dir.), Imagined Families, Lived Families : Culture and Kinship in Contemporary Japan, New York, State University of New York Press, , XI-178 p. (ISBN 978-0-7914-7577-5 et 978-0-7914-7578-2), p. 33-49.

Liens externes[modifier | modifier le code]