Satoshi Kon

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Satoshi Kon (今 敏?)

Description de l'image  Satoshi Kon.jpg.
Surnom Kon's
Naissance
Kushiro, Hokkaidō, Drapeau du Japon Japon
Nationalité Drapeau du Japon Japonais
Décès (à 46 ans)
Profession réalisateur, mangaka, scénariste, chara-designer
Films notables Perfect Blue,
Millennium actress,
Tokyo godfathers,
Paprika
Site internet (ja) Kon's Tone

Satoshi Kon (今 敏, Kon Satoshi?) est un mangaka et réalisateur japonais, né le à Kushiro et mort le .

Après des débuts brillants et touche-à-tout (mangaka, coscénariste pour le cinéma) auprès de Katsuhiro Ōtomo, Satoshi Kon s'engage dans le cinéma d'animation. Toujours sous la coupe du maître, il travaillera aussi avec Mamoru Oshii (Patlabor 2, 1993). Puis il se lance et réalise son premier film d'animation avec les Studio MadHouse.

Dès son premier long métrage d'animation (Perfect Blue, 1997), l'artiste montre son talent en proposant une approche graphique très réaliste pour ce thriller. Loin des concepts occidentaux de l'animation de l'époque, ce film - interdit aux moins de 12 ans - fait sensation par la justesse du rendu des émotions des protagonistes, son introspection de la psychologie humaine tout en traitant un phénomène typiquement japonais, les idoles. S'il traite d'autres sujets par la suite (Millennium Actress, 2002 ; Tokyo Godfathers, 2003), son style conservera cette approche de la réalité subjective, faisant de lui un réalisateur atypique. Il réalisera la série d'animation Paranoïa Agent, prémisse au chef-d'œuvre Paprika qui obtiendra une reconnaissance internationale.

Au-delà de son travail, l'auteur s'engage et participe à la création de la Japan Animation Creators Association (JANICA) afin d'améliorer les conditions de travail des jeunes animateurs. Il a également animé une master-class en France, au Forum des Images.

Diagnostiqué le 18 mai, le cancer du pancréas dont il est atteint est déjà en phase terminale. Satoshi Kon décide de ne pas divulguer la nouvelle et se prépare à partir. Il meurt le (à 46 ans). Ses derniers mots seront publiés sur son blog par sa femme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Satoshi Kon est né le [1] à Kushiro, ville à l'est de l'île Hokkaidō, au nord du Japon[2]. Il passe une partie de sa jeunesse à Sapporo puis retourne à Kushiro[réf. nécessaire] où il intègre le lycée public Koryō[3]. Depuis son enfance mais surtout au lycée, il s'intéresse à l'animation et notamment celle de science-fiction comme Yamato (1974), Conan, le fils du futur (1978) et Mobil Suit Gundam (1979)[4]. Il achète également de nombreux mangas et notamment Dōmu de Katsuhiro Ōtomo dont il deviendra un grand fan[5]. À sa sortie du lycée en 1982, il commence des études de design visuel à l'université d'art de Musashino, dans le banlieue de Tōkyō[3], dans le but de « professionnaliser » son dessin[réf. nécessaire]. À cette époque, il s'intéresse au cinéma américain[5] et devient également un lecteur assidu des romans de l'hyper fictionaliste Yasutaka Tsutsui[6].

Début de carrière: du manga à l'animation[modifier | modifier le code]

En parallèle à ses études, il dessine son premier manga, Toriko, parue en 1985 dans la revue Young Magazine[7],[3] qui remporte le prix Tetsuya Chiba d'excellence pour débutant[8] puis il travaille avec Katsuhiro Ōtomo en tant qu'assistant sur le manga Akira[7],[9].

Après avoir fini ses études en 1987[3], il continue dans le milieu du manga et publie en 1991 Kaikisen, première de ses œuvres étant sorti en format relié aux éditions Kōdansha[10]. Avec son mentor Katsuhiro Ōtomo, il participe la même année au film-live, World apartment horror[7] dont il fait une adaptation en manga[10].

Toujours en 1991, il fait ses premiers pas dans l'animation avec l'OAV Roujin Z[7] où il occupe le poste de concepteur des décors[3]. C'est là encore Katsuhiro Ōtomo, lui-même au scénario, qui forme son ancien assistant au métier d'animateur[7]. Satoshi Kon continue dans cette voie et participe à plusieurs projets dont le film Patlabor 2 (en) de Mamoru Oshii[3]. Il collabore par la suite avec ce dernier sur le manga Seraphim (1995-1996)[11] puis finalement décide d'arrêter le manga pour se consacrer à l'animation.

En 1995, il travaille sur le nouveau projet de Katsuhiro Ōtomo, le film omnibus Memories où il s'occupe du layout, du design des décors et du scénario sur le segment Magnetic Rose[3],[7]. C'est à cette occasion que Satoshi Kon va pour la première fois utiliser la notion de la réalité subjective sur l'une des scènes du film qui n'était pas prévu par le script orignal[12].

Premières réalisations[modifier | modifier le code]

C'est en 1993, alors qu'il travaille sur les OAV de JoJo's Bizarre Adventure, que lui vient l'idée de passer à la réalisation, souhaitant pouvoir contrôler l'ensemble du processus créatif d'une œuvre[5]. En 1997, on lui en donne l'occasion, suite à une demande[13], avec la réalisation de son premier film d'animation, Perfect Blue, tiré d'un roman de Yoshikazu Takeuchi (en). Il met en scène une jeune idole pop qui décide de réorienter sa carrière vers le cinéma et la télévision. Ce film, première collaboration avec le studio Madhouse[1], était normalement prévu pour être un OAV mais parait finalement dans les salles[7]. Lors de l'élaboration du film, Satoshi Kon n'était pas du tout satisfait du scénario proposé par l'auteur original et demanda à ce qu'il soit modifié[14]. On finit par lui accorder carte blanche à condition que les thèmes « idole », « horreur » et « stalker » soient présents dans l'histoire[14]. Il a donc considérablement remanié le scénario avec l'autre scénariste, Sadayuki Murai[5], en y incorporant la notion de réalité subjective qu'il avait déjà esquissé dans Magnetic Rose[14].

Le film connait un fort succès[14] et se voit récompenser dans plusieurs festivals spécialisés[15].

Après Perfect Blue, Satoshi Kon veut adapter le roman Paprika de Yasutaka Tsutsui, dont il est un grand fan. Cependant, l'entreprise de production avec qui il veut collaborer fait faillite et le projet est rangé au placard[16]. Parallèlement, un des producteurs de Perfect Blue, séduit par le concept de réalité subjective, demande à Satoshi Kon de réaliser un nouveau film développant la même thématique[14].

C'est chose faite en 2002 avec Millennium actress (Sennen joyuu), film qui raconte la vie d'une grande actrice de cinéma ayant mystérieusement arrêté sa carrière alors qu'elle était à son apogée. Les scènes de cinéma ayant marqué sa carrière s'entrecroisent avec les événements qui ont réellement influencé sa vie.

Film à petit budget comme Perfect Blue (environ 1 million de dollar)[6], le film connait un succès encore plus grand que le précédent et gagne encore plus de récompenses[15]. Une fois encore, il collabore avec le scénariste Sadayuki Murai avec qui il cosigne le scénario[14] et développe la aussi la notion de réalité subjective. Cependant, il joue davantage sur les notion de trompe l'œil ainsi que sur la perte de la notion du temps[17].

En 2003, il réalise son troisième film, Tokyo godfathers, dont les personnages principaux sont trois sans-abris à Tokyo qui, la veille de Noël, trouvent un bébé abandonné dans les ordures et décident de retrouver ses parents.

Film au budget un peu plus élevé (2,4 millions de dollar environ) que ses précédentes réalisations[6], Satoshi Kon abandonne cette fois-ci la réalité subjective pour la comédie et des thématiques plus sociales comme l'exclusion ou la fuite des réalités[7],[14]. Il change également de coscénariste, s'appropriant les services de Keiko Nobumoto[18], connue pour avoir signée les scénarios des séries animés Cowboy Bebop et Wolf's Rain.

L'année suivante, il réalise sa première série télévisée Paranoia agent (Mousou dairinin), composée de treize épisodes. Cette fois-ci, il renoue avec le fameux thème fiction-réalité et aborde de nombreux thèmes plus sociaux[19]. La série, animée par le Studio Madhouse comme l'ensemble de ses films, est à la base un projet visant à travailler les idées qu'il a eues pendant ces derniers années et qu'il n'a pas pu exploiter dans ses films[13].

En 2006, il a réalisé Paprika (パプリカ, Papurika), un film de science-fiction tiré du roman de Yasutaka Tsutsui (1993). Il raconte l'histoire d'une équipe de scientifiques qui pénètrent l'univers des rêves dans le but de soigner leurs patients.

D'abord prévu après Perfect Blue mais n'ayant pu se faire suite à la faillite de l'entreprise censée le produire[16], Satoshi Kon ressort le projet Paprika de ses placards suite à une demande de l'auteur original lui-même, Yasutaka Tsutsui, qui, impressionné par Millenium Actress, contacte Satoshi Kon afin qu'il en fasse une adaptation[6].

Sorti en 2006, le film est un succès et est primé dans de nombreux festivals internationaux[15]. Dans Paprika, Satoshi Kon ne souhaitait pas faire un simple « résumé » du roman de Tsutsui mais davantage en transmettre l'« esprit » et le message[20]. Satoshi Kon travaille là encore sur la notion de réalité subjective mais en mettant beaucoup plus l'accent sur les rêves et leurs interconnexions dans le réel[6].

Après Paprika, Satoshi Kon travaille avec d'autres grand noms de l'animation comme Mamoru Oshii et Makoto Shinkai sur le projet Ani-Kuri 15, programme TV de la NHK diffusé en 2007. Il y réalise un court métrage d'une minute nommé Ohayō (litt. Bonjour) qui montre une jeune femme à son réveil.

La même année, il participe à la création de la Japan Animation Creators Association (JANICA) qui vise à sensibiliser sur les conditions de travail précaire des jeunes animateurs[21].

Finalement, il travailla sur un nouveau film nommé Yume Miru Kikai qui devait viser un public plus jeune que ses anciennes productions[7].

Il est mort le des suites d'un cancer du pancreas[22].

Processus de création et style d’animation[modifier | modifier le code]

Satoshi Kon est très impliqué dans l'élaboration de ses films, du stage de pré-production à la commercialisation[4].

Pour ses créations originales (Millennium actress, Tokyo godfathers et Paranoia Agent), Satoshi Kon réfléchi tout d'abord à une histoire et voit si ses idées sont transposables dans un film[4]. Si c'est une adaptation d'une œuvre originale comme pour Paprika, il réfléchit comment il peut exploiter l'œuvre, en ne cherchant pas à lui être la plus fidèle mais davantage à en retransmettre l'esprit. Après cela, il travaille sur une trame scénaristique puis la retravaille et l'étoffe avec un coscénariste[4]. À ce poste, il a notamment travaillé avec Sadayuki Murai sur Perfect Blue et Millennium actress puis Keiko Nobumoto sur Tokyo godfathers et enfin Seishi Minakami depuis Paranoia Agent. Il envoie ensuite le scénario au studio Madhouse qui accepte, ou non, le projet[4]. S'il est accepté, Satoshi Kon élabore le chara-design ainsi que la personnalité des personnages, étape qui peut durer 6 mois à un an[4]. Depuis Paranoia Agent, il délaisse de plus en plus le rôle de chara-designer à Masahi Ando, un habitué de ses films. Une fois cela terminée, il conçoit le storyboard entièrement seul[23]. Il insiste particulièrement sur ce point, montrant ses avantages et ses inconvénients[23]. Cependant pour Paranoia Agent, il ne réalisa pas tous les storyboards et laissa plus de libertés au coscénariste [4].

L'étape suivante est la production proprement dite qui peut durer de 1 an et demi à deux ans[4]. Il travaille à chaque fois avec quasiment la même équipe: Nobutaka Ike aux décors, Masafumi Mima aux sons, Susumu Hirasawa à la musique… Pour lui, le fait de travailler avec la même équipe à chaque fois lui permet de connaitre les capacités de chacun et ainsi de savoir qui sera le meilleur pour dessiner tel ou tel plan[4]. Il estime notamment que ses films sont le résultat d'un véritable travail d'équipe dont il n'est que l'élément le plus visible.

Pour ses films, il ne bénéficie que d'un budget de quelques millions de dollars[6], bien loin des grosses production de l'animation japonaise (11 millions pour Metropolis) ou encore des productions américaines (150 millions pour WALL-E). Pour lui, son petit budget est contre-balancé par le talent et le professionnalisme de son équipe qui permet une haute qualité d'animation tout avec un budget réduit[17].

Influences[modifier | modifier le code]

Parmi ses influences, Satoshi Kon fait mention de nombreux mangas et des séries d'animation japonaise dont il est friand jusqu'à la fin de ses années lycée[5]. Il cite notamment les séries de science fiction Yamato (1974), Conan, le fils du futur (1978), Galaxy Express 999 (1978-1981) et Mobile Suit Gundam (1979)[4],[24] et insiste particulièrement sur le manga cyberpunk Dōmu de Katsuhiro Ōtomo qui sera pour lui une véritable révélation[5].

Il s'estime également extrêmement influencé par le cinéma américain et notamment par le film Slaughterhouse Five (1972) de George Roy Hill[1],[13]. Il cite d'autres films occidentaux comme La Cité des enfants perdus[1] (1995) et surtout de nombreux film du réalisateur Terry Gilliam dont il s'estime grandement influencé[5]. Il aime particulièrement Bandits, bandits (1981), Les Aventures du baron de Münchhausen (1988) et Brazil (1985), de loin son préféré[5].

Il s'estime en revanche peu influencé par le cinéma japonais, bien qu'il reconnaisse une admiration pour le travail d'Akira Kurosawa (qui fait d'ailleurs un discret caméo dans Paprika[16]) mais estime que son influence est « à peine visible » dans son travail[17]. Malgré l'importance qu'il donne à l'influence des films occidentaux sur son travail, il trouve ses films très « asiatiques »[17].

En littérature, il s'estime influencé par l'auteur de science-fiction Philip K. Dick[13] mais surtout par l'hyper fictionaliste japonais Yasutaka Tsutsui dont il a lu de nombreuses œuvres lorsqu'il avait une vingtaine d'années[6]. Il estime qu'il est sa plus grande influence, il a d'ailleurs adapté une de ses œuvres maîtresses, Paprika. Il apprécie tout particulièrement les portraits psychologiques des personnages et s'en inspire grandement pour ses propres films[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Source [8],[10],[11]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisations
Autres

Récompenses[modifier | modifier le code]

Pour Perfect Blue[25] :

  • Prix du meilleur long métrage d'animation lors de la 2e édition du B-Movie Film Festival
  • Prix du meilleur film d'animation lors de la 6e édition de FanTasia
  • Prix du meilleur film d'animation fantastique lors de la 17e édition de Fantasporto

Pour Millenium Actress[26] :

Pour Tokyo godfathers[28] :

  • Prix d'excellence lors de la 7e édition du Japan Media Arts Festival catégorie animation[29]
  • Grand Prix de l'animation lors de la 58e édition du Prix du film Mainichi

Pour Paprika[30] :

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ja+en+de+fr) Masanao Amano, Manga Design, Cologne, Taschen, coll. « Mi »,‎ 15 mai 2004, 19,6 cm × 24,9 cm, broché, 576 p. (ISBN 978-3-8228-2591-4, présentation en ligne), p. 226-229
    édition multilingue (1 livre + 1 DVD) : allemand (trad. originale Ulrike Roeckelein), anglais (trad. John McDonald & Tamami Sanbommatsu) et français (trad. Marc Combes)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (ja) « Fiche de Satoshi Kon sur le site officiel de Madhouse » (consulté le 18 mai 2009)
  2. (ja) « Site officiel de la ville de Kushiro » (consulté le 21 mai 2009)
  3. a, b, c, d, e, f et g (ja) « Fiche chronologique sur le site personnel de Satoshi Kon » (consulté le 21 mai 2009)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site Home Theater »,‎ 12/2005 (consulté le 21 mai 2009)
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site officiel anglophone de Perfect Blue »,‎ 4/09/1998 (consulté le 21 mai 2009)
  6. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) « Interview de Satoshi Kon sur le site Catsuka »,‎ 12/10/2006 (consulté le 21 mai 2009)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site Anime News Network »,‎ 21/08/2008 (consulté le 18 mai 2009)
  8. a et b (ja) « Liste des vainqueurs du Prix Tetsuya Chiba » (consulté le 18 août 2009)
  9. (ja) « Interview de Satoshi Kon sur son site personnel »,‎ 03/1998 (consulté le 18 août 2009)
  10. a, b et c (ja) « Liste des mangas publiés sur le site personnel de Satoshi Kon » (consulté le 21 mai 2009)
  11. a et b (ja) « Liste des mangas non publiés sur le site personnel de Satoshi Kon » (consulté le 21 mai 2009)
  12. (ja) (fr) Memories of Memories, documentaire inclus dans le coffret DVD de Memories.
  13. a, b, c et d (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site de l'éditeur Tokyo Pop » (consulté le 24 mai 2009)
  14. a, b, c, d, e, f et g (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site Midnight Eye »,‎ 02/11/2001 (consulté le 21 mai 2009)
  15. a, b et c Voir section Récompenses
  16. a, b et c (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site Midnight Eye »,‎ 20/11/2006 (consulté le 24 mai 2009)
  17. a, b, c et d (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site DVD Vision Japan » (consulté le 24 mai 2009)
  18. (ja) « site officiel de Tokyo Godfathers » (consulté le 24 mai 2009)
  19. (en) « Interview de Satoshi Kon sur le site Game Star » (consulté le 24 mai 2009)
  20. (ja) « Interview vidéo de Satoshi Kon sur le site Première » (consulté le 26 mai 2009)
  21. (ja) « Site Officiel de Janica » (consulté le 26 mai 2009)
  22. (fr) « Décès du cinéaste d'animation Satoshi Kon sur Allociné »,‎ 25/08/2010 (consulté le 25 août 2010)
  23. a et b (fr) « Interview de Satoshi Kon sur le site Film de culte » (consulté le 9 septembre 2009)
  24. (ja) « Interview de Satoshi Kon sur son site personnel »,‎ 02/1998 (consulté le 18 août 2009)
  25. (en) Récompenses pour Perfect Blue sur l’Internet Movie Database
  26. (en) Récompenses pour Millenium Actress sur l’Internet Movie Database
  27. (en) « Japan Media Arts Festival Animation Division Grand Prize Millenial Actress » (consulté le 18 août 2009)
  28. (en) Récompenses pour Tokyo godfathers sur l’Internet Movie Database
  29. (en) « 2003 Japan Media Arts Festival Animation Division Excellence Prize TOKYO GOD FATHERS » (consulté le 18 août 2009)
  30. (en) Récompenses pour Paprika sur l’Internet Movie Database