Théorie du grand homme

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La théorie du grand homme explique l'histoire par l'impact d'un homme illustre auquel on attribue la paternité d'un grand nombre d'événements. La théorie apparait au XIXe siècle en Écosse sous l'intitulé Great Man Theory, et sera reprise par plusieurs auteurs durant le XXe siècle.

Présentation[modifier | modifier le code]

Lancée en 1840 par l'écrivain écossais Thomas Carlyle, elle est atténuée en 1860 par un contre-argument d'Herbert Spencer, affirmant que de tels grands hommes sont les produits de leur société et que leurs actions auraient été impossibles en dehors des conditions sociales mises en place avant leur naissance[1],[2],[3].

Herbert Spencer et Léon Tolstoï (dans l'appendice de Guerre et Paix ainsi que les développements théoriques liés à la campagne de 1812 du même roman) ont également relativisé[Quand ?] le fait d'attribuer entièrement des événements historiques à des individus. Appliquée aux sociétés humaines, la Loi des grands nombres pose l'interrogation suivante : « nos actions individuelles peuvent-elles être autre chose que la confirmation d'une tendance générale qui nous dépasse ? »[4].

En 1938, Sigmund Freud propose dans Moïse et le monothéisme un modèle de grand homme en les personnes de Goethe, Léonard de Vinci ou Beethoven qui ont des aptitudes à la sublimation[5].

Exemples[modifier | modifier le code]

Création d'un empire[modifier | modifier le code]

Incarnation du pouvoir[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Carneiro, (1981) Robert L. Herbert Spencer as an Anthropologist Journal of Libertarian Studies, vol. 5, 1981, pp.171-2
  2. (en)Robert Rives La Monte Socialism: Positive and Negative, Chicago: Charles H. Kerr, 1912, p. 18
  3. (en)Sidney Hook (1950) The Hero in Hislory, New York: Humanities Press, p. 67
  4. L'univers des nombres : les lois des grands nombres, Jean-Philippe Bouchaud, La Recherche, hors série n°2, août 1999, page 71.
  5. Freud, Jacques Sédat, éd. Armand Colin, coll. Synthèse / Philosophie, 2000, p. 87

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alice Gérard, « Le grand homme et la conception de l'histoire au XIXe siècle », Romantisme, no 100,‎ , p. 31-48 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]