Paul-Marie de La Gorce

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Paul-Marie de La Gorce
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Naissance
Paris 7e (France)
Décès (à 76 ans)
Neuilly-sur-Seine
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture française

Paul-Marie de La Gorce, né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un journaliste, écrivain et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Paul de La Gorce, directeur du LCIE Bureau Veritas (Laboratoire central des industries électriques), et de Henriette de Lescure, et petit-fils de Pierre de La Gorce, il est élève au lycée Condorcet et à la Faculté des lettres de Paris, et obtient un doctorat en sciences politiques[1].

Il a travaillé pour France-Observateur, L'Express, Jeune Afrique, Le Figaro, Témoignage chrétien, Le Monde diplomatique et Radio France. Il est attaché à la direction des éditions de Montsouris de 1955 à 1959 et directeur de L'Actualité, magazine gaulliste de gauche, de 1969 à 1971.

En 1965, il est chargé de travaux au Centre d'études de politique étrangère, dont il devient président.

Membre du comité central et du bureau politique de l'UDR de 1967 à 1973, fondateur du club Nouvelle Frontière et considéré comme un gaulliste de gauche, proche de Michel Jobert et de Jean-Pierre Chevènement, il est conseiller technique aux cabinets des ministres Christian Fouchet de 1967 à 1968 et Yves Guéna en 1968, directeur du cabinet de Léo Hamon, secrétaire d'État auprès du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, du 4 juillet 1969 à sa nomination comme directeur du magazine L'Actualité le 29 septembre 1969[2], et conseiller au cabinet du Premier ministre gaulliste Pierre Messmer de 1972 à 1974.

Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages historiques et d'essais. Il a dirigé les revues Défense nationale (de 1989 à 1995) et L'Espoir.

Le 23 novembre 1971, il est nommé par Pierre Desgraupes conseiller en politique étrangère de l'unité d'information de la première chaîne de télévision[3]. Il est également commentateur de politique étrangère à l’ORTF puis sur TF1 et chef du service étranger de Radio-France de 1985 à 1993.

Il est membre du Haut conseil de la mémoire combattante de 1997 à 2004.

Sources[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de Paul-Marie de La Gorce sont conservés aux Archives nationales sous la cote 588AP[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La République et son armée, 1963
  • De Gaulle entre deux mondes, 1964
  • Clausewitz et la stratégie moderne, 1964
  • La France pauvre, 1965
  • La France contre les Empires, 1969
  • Pour un nouveau partage des richesses, 1972
  • L'Effort de défense des grandes puissances, 1975
  • L'Après guerre, Grasset, 1978.
  • Naissance de la France moderne : Apogée et mort de la IVe République, Grasset, 1979 (ISBN 2-24-600742-9).
  • L'État de jungle, 1982
  • La Prise du pouvoir par Hitler 1928-1933, 1983, 7e Prix Fondation Pierre-Lafue 1983
  • La Guerre et l’atome, 1985
  • L'Empire écartelé, 1936-1946, Denoël, 1988
  • Requiem pour les révolutions, 1990
  • La Première guerre mondiale, 1991
  • L'Aventure de l'atome, 1992
  • La Première Guerre mondiale, Flammarion, 1995 (ISBN 2-08-035154-0).
  • 39-45, une guerre inconnue, Flammarion, 1995 (ISBN 2-08-067099-9).
  • Le Dernier empire, 1996
  • De Gaulle, Perrin, 1999 (ISBN 2-26-201612-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur Who's Who
  2. « M. Philippe Dondoux remplace M. Paul-Marie de La Gorce comme directeur de cabinet », Le Monde, 29 septembre 1969.
  3. « M. P.-M. de La Gorce conseiller en politique étrangère à " Information première " », Le Monde, 23 novembre 1971.
  4. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Liens externes[modifier | modifier le code]