Susan Rice

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Susan Rice
Illustration.
Portrait officiel de Susan Rice (2013).
Fonctions
Directrice du Conseil de la politique intérieure des États-Unis
En fonction depuis le
(1 mois et 13 jours)
Président Joe Biden
Gouvernement Administration Biden
Prédécesseur Brooke Rollins (intérim)
24e conseillère à la sécurité nationale des États-Unis

(3 ans, 6 mois et 19 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Thomas E. Donilon
Successeur Michael T. Flynn
27e ambassadrice américaine auprès des Nations unies

(4 ans, 5 mois et 9 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Zalmay Khalilzad
Successeur Rosemary DiCarlo (intérim)
Samantha Power
12e secrétaire d'État assistante
aux Affaires africaines

(3 ans, 3 mois et 6 jours)
Président Bill Clinton
Gouvernement Administration Clinton
Prédécesseur George Moose
Successeur Walter H. Kansteiner III
Biographie
Nom de naissance Susan Elizabeth Rice
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Washington, D.C. (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômée de Université Stanford
New College d'Oxford

Susan Rice
Conseillers à la sécurité nationale des États-Unis

Susan Rice, née le à Washington, D.C., est une haute fonctionnaire américaine. Spécialiste en politique étrangère, elle est ambassadrice auprès des Nations unies de 2009 à 2013 puis conseillère à la sécurité nationale de 2013 à 2017 sous la présidence de Barack Obama. Depuis 2021, elle est directrice du Conseil de la politique intérieure des États-Unis sous la présidence de Joe Biden.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Susan Rice naît et grandit à Washington auprès de ses parents Emmet J. Rice, professeur d'économie à l'université Cornell et ancien gouverneur de la Réserve fédérale et Lois Dickson Fitt, une universitaire dans les sciences de l'éducation. Elle reçoit une bourse Harry S. Truman (en) (bourse fédérale d'études) qui lui permet d'étudier à l'université Stanford où elle est diplômée en histoire en 1986, puis à l'université d'Oxford, d'où elle obtient un doctorat en relations internationales.

Devenue l'une des assistantes en politique étrangère lors de la campagne du candidat démocrate Michael Dukakis lors de l'élection présidentielle de 1988, elle intègre ensuite le cabinet de conseil McKinsey & Company, travaillant pour le bureau de Toronto.

Administration Clinton[modifier | modifier le code]

À partir de 1993, elle travaille dans l'administration Clinton, comme directrice des organisations internationales et du maintien de la paix au Conseil national de sécurité de 1993 à 1995, puis en tant qu'assistante spéciale du président et directrice senior des Affaires africaines de 1995 à 1997.

En 1997, la secrétaire d'État Madeleine Albright, mentor de Rice et amie de sa famille, presse Bill Clinton de la nommer comme secrétaire d'État adjointe aux Affaires africaines. Rice n'est pas alors le premier choix des chefs du Caucus noir du Congrès qui la voient comme faisant partie de l'« élite noire assimilationniste de Washington » mais elle fait grande impression lors de son audition au Sénat qui la confirme à son poste, qu'elle conserve jusqu'à la fin de la présidence Clinton.

Administration Obama[modifier | modifier le code]

En 2008, elle est l'une des principales conseillères de Barack Obama durant sa première campagne présidentielle. Après son élection, celui-ci la désigne le pour être son ambassadrice auprès des Nations unies. À la suite de sa confirmation unanime par le Sénat, elle entre en fonction le . Un moment pressentie pour succéder à Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État, elle renonce le , étant considérée comme « pas assez consensuelle », notamment par les républicains et pour ses déclarations controversées (elle a parlé d'un « débordement populaire ») à la suite de l'assassinat de l'ambassadeur américain J. Christopher Stevens en Libye, en septembre de la même année[1],[2]. Certains observateurs politiques parlaient toutefois d'elle comme d'une candidate potentielle à la succession d'Obama à la présidence[3].

Le , Thomas E. Donilon annonce sa démission de ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale et Susan Rice est appelée à lui succéder[4]. Elle prend ses fonctions le suivant et y reste jusqu'à la passation de pouvoirs du .

Administration Biden[modifier | modifier le code]

Joe Biden envisage de la désigner comme candidate à la vice-présidence pour l'élection présidentielle de 2020[5] mais il choisit finalement pour cette fonction Kamala Harris[6]. Après sa victoire, elle est désignée pour devenir directrice de l'United States Domestic Policy Council (en) ; elle entre en fonction le 20 janvier 2021.

Positionnement[modifier | modifier le code]

Susan Rice défend généralement des positions interventionnistes sur les questions de politique extérieure, ayant notamment soutenu l'invasion de l'Irak en 2003 et la guerre contre la Libye en 2011[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Susan Rice est mariée à Ian Officer Cameron, un producteur de télévision d'origine canadienne dont elle a deux enfants. Elle n'a aucun lien de parenté connu avec Condoleezza Rice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Maurin Picard, « Le mystère de Benghazi entretient le soupçon sur la Maison-Blanche », Le Fiagro,‎ (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2020)
  2. (en) « Benghazi: State Department 'pressed to change' Susan Rice talking points », sur theguardian.com, .
  3. « Washington : John Kerry choisi pour succéder à Hillary Clinton », sur Le Parisien, (consulté le 11 janvier 2013).
  4. « Susan Rice rejoint Barack Obama à la Maison Blanche », sur lemonde.fr, (consulté le 10 décembre 2019)
  5. (en-US) Jonathan Martin, Alexander Burns et Katie Glueck, « Lobbying Intensifies Among V.P. Candidates as Biden’s Search Nears an End », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 10 août 2020)
  6. (en) Christopher Cadelago, « Biden picks Kamala Harris as VP nominee », sur POLITICO (consulté le 11 août 2020)
  7. (en-US) « Biden's transition team is filled with war profiteers, Beltway chickenhawks, and corporate consultants », sur The Grayzone,

Liens externes[modifier | modifier le code]