John Danforth

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John Danforth
John danforth.JPG

John Danforth

Fonctions
Ambassadeur américain aux Nations unies
-
Sénateur des États-Unis
Missouri
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Biographie
Naissance
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Activités
Fratrie
William Henry Danforth (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique

John Claggett Danforth un homme politique américain né le à Saint-Louis dans le Missouri. Membre du Parti républicain, il a été sénateur du Missouri et ambassadeur américain aux Nations Unis de juillet 2004 à janvier 2005 sous le mandat de George W. Bush.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Diplômé de Princeton en 1958, Danforth poursuit ses études à Yale où il obtient un diplôme de la Law School et de la Divinity School (en) en 1963. Cette même année, il devient avocat au barreau de New York et prêtre épiscopalien[1].

De 1969 à 1976, il est procureur général du Missouri[1].

Sénateur des États-Unis[modifier | modifier le code]

Portrait de John Danforth au Sénat, dans les années 1970.

Après un premier échec en 1970, Danforth est élu au Sénat des États-Unis en 1976. Quelques jours avant le début de son mandat, il est nommé au Sénat pour remplacer Stuart Symington, démissionnaire. Il est réélu en 1982 et 1988. Durant le 99e congrès, il préside la commission sénatoriale sur le commerce, la science et les transports[1].

En 1991, il est l'un des plus fervents partisans de la nomination à la Cour suprême des États-Unis de Clarence Thomas, son ancien conseiller[2].

Après le Sénat[modifier | modifier le code]

En 1999, l'Attorney général américain, Janet Reno, le charge de diriger l'enquête sur le rôle du FBI concernant l'assaut mené en 1993 contre la secte des davidiens à Waco au Texas.

En , le président George W. Bush le nomme envoyé spécial au Soudan[3].

Pasteur épiscopalien, Danforth a officié lors des funérailles nationales du président Ronald Reagan le à la cathédrale nationale de Washington à Washington D.C..

Le premier juillet 2004[réf. nécessaire], Danforth prêta serment comme ambassadeur américain aux Nations-Unis, succédant ainsi à John Negroponte, nommé ambassadeur en Irak. Son arrivée à l'ONU intervient dans un contexte tendu entre l'organisation et le gouvernement Bush, en raison de la guerre d'Irak. À l'automne 2004, Danforth fait partie des personnalités mentionnées pour succéder à Colin Powell au département d'État des États-Unis, mais c'est Condoleezza Rice qui obtient le poste. Il démissionne des Nations-Unies le avec effet suivant. Il affirme alors vouloir passer davantage de temps avec son épouse mais, peu de temps avant sa démission, il dénonce l'inaction de l'ONU au Darfour et au Zimbabwe[3].

En avril 2005, Danforth n'hésita pas à donner un avis défavorable à la nomination de son successeur désigné, John R. Bolton et à critiquer le néo-conservatisme ambiant au sein de l'administration.

Danforth est marié et père de cinq enfants, aujourd'hui adultes.

Positions politiques et engagements[modifier | modifier le code]

Politicien modéré, membre du parti républicain, Danforth est le contraire d'un dogmatique et est très respecté au sein du monde politique. Il a résumé son engagement au sein des républicains en raison de la légèreté de leur programme idéologique.

Dans Faith and Politics: How the Moral Values Debate Divides America and How to Move Forward Together, publié en 2006, Danforth se montre critique vis-à-vis du Parti républicain devenu selon lui le bras armé des chrétiens conservateurs[4].

En raison de sa foi, il est opposé à l'avortement et à la peine de mort[5].

Il est membre honoraire de Wings of hope.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « DANFORTH, John Claggett, (1936 - ) », sur bioguide.congress.gov (consulté le 22 août 2017).
  2. (en) Jim Salter, « Clarence Thomas: Sen. Danforth Is 'The Reason Why I'm Here' », sur usnews.com, (consulté le 22 août 2017).
  3. a et b « L'ambassadeur US à l'ONU démissionne », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 22 août 2017).
  4. (en) David Cook, « John Danforth », sur csmonitor.com, (consulté le 22 août 2017).
  5. (en) Daniel Strauss, « Where are they now: Ex-Sen. Danforth now owns St. Louis Blues », sur thehill.com, (consulté le 22 août 2017).