Société anonyme des Charbonnages du Hasard

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Le Siège de Hasard de Cheratte 10 en 2013.

La Société anonyme des Charbonnages du Hasard est une ancienne société charbonnière de la région de Liège, dont la concession se situait sur les territoires des anciennes communes de Cheratte, Housse, Barchon, Cerexhe-Heuseux, Soumagne et Fléron, dorénavant entièrement Visé, Blegny, Soumagne et Fléron, mais aussi Herstal, dans la vallée de la Meuse en aval de Liège, essentiellement en rive droite[1],[2].

La concession était à partir de 1848 essentiellement exploitée par son siège de Cheratte, mais aussi à la suite d'acquisitions successives de concessions par des puits au cœur du pays de Herve et à Herstal. Située à l'aval charbonnier du bassin liégeois, avec une extension sous le plateau de Herve, la concession voisinait de nombreuses autres concessions dont les principales étaient celles de la Société anonyme des Charbonnages de Bonne Espérance, Batterie, Bonne-Fin et Violette, de la Société anonyme des Charbonnages de la Grande Bacnure et de la Société anonyme des Charbonnages de Wérister.

La Société cessera ses activités après la fin de l'extraction au siège de Cheratte en 1977.

L'exploitation[modifier | modifier le code]

Borne sur le puits d'extraction au Bas-Bois.

Le charbon est exploité par petits travaux entre 1511 et 1811, sur les domaines de Barchon, Cheratte et Saive ; la première machine à vapeur est installé en 1827[3]. La véritable exploitation commence après 1847[3]. Vers 1828, les galeries souterraines formant un réseaux miniers sont victimes de fortes affluences d'eau. Huit araines (galerie creusé pour évacuer l'eau) sont alors creusées[3].

C'est en 1848, que seront entrepris les deux puits qui s’enfonceront jusqu’à 170 mètres et 250 mètres sous la surface. En 1877, une forte venue d'eau tue plusieurs mineurs. C'est la présence de la Meuse, proche, qui en est la cause. À la suite de cet accident, la compagnie est mise en liquidation judiciaire et cesse toute extraction de charbon[3]. En 1905 est créée la Société anonyme des Charbonnage du Hasard, dont le siège est situé dans la localité voisine de Micheroux. Le gisement comporte une vingtaine de couches de charbon. L'exploitation atteindra jusqu’à 1 000 tonnes extraites par jour, mais le charbon se trouvait beaucoup plus bas que l'exploitation actuelle[3].

Dans les années 1920 sont construits un port et de nouvelles voies de chemin de fer pour acheminer le charbon. Une cité ouvrière sera construite à partir de 1925 pour accueillir les mineurs et leurs familles dont le nombre augmentant sans cesse pour arriver à 1500 ouvriers en 1930.

En 1930, la Société absorbe la Société anonyme des Charbonnages de Maireux et Bas-Bois et sa concession voisine. Les galeries sont connectées et la production est entièrement évacuée par le siège de Cheratte. Elle acquerra également la même année la Société anonyme du Charbonnage de Belle-Vue et Bien-Venue à Herstal[4].

Les puits Sainte-Anne et Charles à Fléron ferment en 1963. Le siège de Herstal cesse son activité en 1968, Bas-Bois en 1970, et Grande Bure à Micheroux en 1974.

En 1977, le siège du Cheratte fermait ses portes, et la société du Hasard disparaissait[5].

De nos jours[modifier | modifier le code]

Le siège 10 du Hasard est resté pour bonne part en l'état depuis la fin des activités minières en 1977. En 2007, le Hasard est inclus dans le programme de réhabilitation du Gouvernement wallon pour les bâtiments suivants :

  • les façades et les toitures du phalanstère,
  • la salle des machines,
  • le chevalement du puits no 4,
  • la colline boisée et la cité-jardin.

La tour du puits no 1 était déjà classée depuis les années 1980.

icône image Images externes
Ancien puits Grand Bure à Fléron
Ancien puits vieille Bure à Fléron
Puits Maireux à Soumagne

Le site du Bas-Bois également été pour bonne part conservé, dont la belle-fleur métallique qui est la dernière de la région de Liège. Une tombe du puits Maireux est toujours visible.

Des puits sont toujours visibles sur le site Belle-vue et Bien-venue à Herstal. Les tombes Charles et Sainte-Anne des puits situés à Fléron sont toujours visibles. Par contre, les dernières traces des autres puits de Fléron, dont les dalles des puits Grand Bure et Vieux Bure, ont été détruites au début des années 2010.

Géolocalisation approximative des anciens sites d'exploitation [1][modifier | modifier le code]

Puits de Belle-Vue et Bienvennue à Herstal

Terrils [6],[7][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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