Société anonyme des Charbonnages d'Ans et de Rocour

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L'ancien siège administratif de la Société anonyme des Charbonnages d'Ans et de Rocour.
Tombe de l'ancien puits n°1 du charbonnage d'Ans et de Rocour.
Le charbonnage des Français en 1920.
Tombe de l'ancien puits de Rocourt.

La Société anonyme des Charbonnages d'Ans et de Rocour est une ancienne société charbonnière de la région de Liège, dont la concession se situait au nord de Liège sur les territoires des communes d'Ans et Rocourt, dorénavant Liège[1],[2].

La concession se trouvait à l'est de la concession de la Société anonyme des Charbonnages de Patience et Beaujonc réunis, et au nord de celle de la Société anonyme des Charbonnages de Bonne Espérance, Batterie, Bonne-Fin et Violette. Elle était desservie par une extension de l'ancienne ligne de chemin de fer 31 (nl), désormais transformée en voie lente RAVeL.

Histoire[modifier | modifier le code]

Si les premiers documents attestant d'une exploitation du charbon à Ans datent de 1274, le charbonnage moderne trouve ses origines en 1840. À cette date est octroyée par arrêté royal une concession au charbonnage d'Ans-Rocour d'une superficie de 317 ha sous les communes de Glain (dorénavant Liège), Loncin, Alleur et Ans (dorénavant entièrement Ans).

L'exploitation ne commence réellement qu'en 1862 avec la société française Levant de Liège (ce qui vaudra longtemps à l'entreprise le surnom de Charbonnage des Français), qui deviendra rapidement l'entreprise de droit belge Société des Mines d'Ans, puis Société anonyme des Mines d'Ans.

En 1907, l'entreprise se nomme Société anonyme des Charbonnages d'Ans et de Rocour. C'est à partir de ce moment que l'entreprise se développa réellement, avec des investissements conséquents permettant d'exploiter au mieux la concession. Un nouveau lavoir fut notamment installé en 1941.

Plusieurs extensions permirent de porter la superficie totale de la concession à 801 ha après la Seconde Guerre mondiale. Le charbonnage arrêtera définitivement ses activités le après deux années de pertes.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le siège administratif de l'entreprise, bien que désaffecté, reste en relativement bon état. Deux tombes des puits peuvent toujours être observées dans le terrain en friche derrière le siège administratif. Il existe dans les environs une voirie appelée Rue du Puits du Levant.

Le lieu du puits de Rocourt est désormais occupé par une zone industrielle et de grands magasins. La borne du puits elle-même voisine une pompe à essence.

Géolocalisation approximative des anciens sites d'exploitation [1][modifier | modifier le code]

Terrils[3],[4]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]