Semoutiers-Montsaon

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Semoutiers-Montsaon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Chaumont
Canton Chaumont-3
Intercommunalité Communauté de communes du Pays chaumontais
Maire
Mandat
Jean-Luc Raillard
2014-2020
Code postal 52000
Code commune 52469
Démographie
Gentilé Montsaonnais, Montsaonnaise
Population
municipale
884 hab. (2012)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 34″ N 5° 03′ 28″ E / 48.0594444444, 5.0577777777848° 03′ 34″ Nord 5° 03′ 28″ Est / 48.0594444444, 5.05777777778  
Altitude Min. 314 m – Max. 319 m
Superficie 27,4 km2
Localisation

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Semoutiers-Montsaon

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Semoutiers-Montsaon

Semoutiers-Montsaon est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Création de la commune[modifier | modifier le code]

Semoutiers-Montsaon provient du jumelage des 2 communes au début des années 1970. À la fin du XIXe siècle, Semoutiers comptait 224 habitants et Montsaon 152 habitants soit au total 376 habitants, population qui subira une forte baisse après les guerres et ce jusqu'au sursaut des années 1980.

Situation géographique et desserte routière[modifier | modifier le code]

Plaine de Montsaon, vue depuis le camp de César

Située sur une plaine fertile au pied de de la Cuesta du Barrois champenois, Semoutiers-Montsaon fait partie du canton de Chaumont sud. La commune se trouvait à la croisée des routes Châtillon sur Seine, Châteauvillain- Chaumont et Blessonville-Jonchery (cf Carte de Cassini). La création de la route impériale 83 en 1824 (actuelle RD65) que longera en 1856 la voie de chemin de fer Paris-Bâle a rendu caduc l'axe de circulation initial, l'extension de la base de l'OTAN coupe définitivement ces anciennes routes en 1950.

La construction de l'autoroute A5 en 1990 réactive la liaison Richebourg-Chaumont qui devient une bretelle de jonction dans le prolongement de la N67 ; cette bretelle améliore la desserte et redynamise les échanges.

Géologie, hydrographie, structuration du bâti[modifier | modifier le code]

Montsaon : Une butte témoin[modifier | modifier le code]

Montsaon est situé au pied d'une butte-témoin d'une hauteur de 336 mètres NGF (environ 50 mètres en relatif), dont l'origine provient du recul progressif de la Cuesta du Barrois champenois formée au Jurassique moyen. Montsaon pourrait signifier le mont des sources (mons saonis ?), mais son nom a varié au cours des âges, Monceium, Monceon, Montsyon. Cinq sources principales y prennent naissance à flanc de coteau et ce à mi-hauteur. Un effet de siphon et de captation des eaux en amont par les couches d'argiles présentes sous des bancs de calcaire tendre et gélif provoque ces résurgences. Un étang dit "Le Marchat" collecte une partie des eaux qui sont ensuite drainées par un chenal artificiel vers le Gouffre du Corgebin situé en pied du mont. Un réseau karstique relie ce gouffre à la source de la Dhuits à Orges (des tests à la fluorescéine ont été effectués dans les années 1950). En période hivernale, lorsque la nappe phréatique est saturée, une rivière souterraine, sort de cette cavité naturelle, s'étire et serpente alors jusque sur la commune de Blessonville.

Montsaon : Un village-rue Bourguignon[modifier | modifier le code]

Typo_morphologie du village

Morphologie du village"
chemin de "derrière"


La morphologie du village de Montsaon s'apparente au village rue lorrain avec ses fermes qui, accolées les unes aux autres, s'égrainent le long de la grand rue. La typologie et le mode constructif des habitations est par contre celle des villages bourguignons du chatillonais avec des corps de ferme imposants, organisés sur cour, à la volumétrie, nette et franche, accentuée par des grands pans de murs de pierres calcaires qui sont tirées des bancs jurassiques.

La cour reste un élément important dans la vie sociale du village, ouverte sur la rue, on y discute et observe.

Chaque ferme est pourvue d'un jardin en arrière du corps d'habitation. Ces jardins enclos par de beaux murs de pierre sèches sont ceinturés par les chemins dits de « derrière ». La grand rue rectiligne est amortie par un désaxement au droit de l'église ; ceci ferme la perspective de la rue, selon une technique chère à Camillo Sitte, la vue s'arrête naturellement sur le clocher. Une patte d'oie au droit du monument aux morts forme une petite place cantonnée par les plus beaux corps de ferme du village dont celle de l'ancien maréchal-ferrant où se distingue une forge équipée de sa lourde presse.

Cette simplicité de forme, où l'œil et l'esprit aiment à se reposer et méditer, fait le charme du village. Quelques pavillons implantés en dehors de toute logique en perturbent l'identification.


Un corps de ferme type

Corps de ferme type"


Le corps d'habitation de la ferme était orienté pignon face au vent dominant ouest/sud ouest. Il était organisé dans sa première travée par une grande cuisine et une chambre. La cuisine était la pièce à vivre, pavée de grandes dalles de calcaire au grain très fin, elle était pourvue d'un évier formé d'un seul bloc avec rejet des eaux directement sur l'extérieur ; Elle était séparée de la chambre par une cheminée au manteau souvent imposant, enfants et parents partageaient la même pièce. Dans la deuxième travée, l'étable communiquait directement avec la cuisine qui profitait de la chaleur des vaches et chevaux mais aussi de leur odeur. L'écurie était souvent pourvue d'une meurtrière barrée par "une grille à loups". La grange pouvait, soit se constituer en 3e et 4e travée, soit être disposée perpendiculairement au corps d'habitation. « Chambre à four », soie à cochon, poulailler, clapier, forge, remise, pigeonnier, cave pouvaient compléter cet ensemble. Jusqu'aux années 1980/90, les tas de fumiers ornaient encore les rues, un chenal à ciel ouvert courait de ferme en ferme pour drainer le purin vers les fosses. Les plus vieux corps d'habitation sont à rez-de-chaussée simple avec grenier et combles où se faisaient sécher les fruits. Les maisons construites au XIXe siècle sont équipées d'un étage. L'approvisionnement en eau était assuré par des puits, parfois plusieurs par ferme, peu profonds, la nappe phréatique étant à fleur de sol. Les étables et « grilles à loups » ont maintenant disparu et sont remplacées par de larges pièces à vivre qui s'ouvrent sur la campagne.

Matériaux de construction

Les maçonneries

Elles sont fondées entre -50 cm et - 1 m du niveau du sol extérieur sur un lit de pierre disposé en rigole lui-même assis sur des marnes homogènes. Les refends et façades des fermes sont construits avec double parement de pierres calcaires blanc-jaune d'excellente qualité tirées de la carrière locale. Elles sont équarries sur une face, la partie centrale entre les parements et remplies de terre et gravois et harpée régulièrement. Les pierres sont hourdées par un mortier constitué de terre et de chaux jaunâtre, les joints ne sont pas beurrés, les enduits peu utilisés. Pour les grands pans de mur, de petites ouvertures dites « chantepleure » permettaient d'installer les platelages de construction mais aussi la respiration homogène du mur.

Charpentes et couvertures

Trait de jupiter

Les charpentes les plus anciennes, des XVIIe XVIII {{{5}}} siècles, sont souvent imposantes. Elles peuvent être constituées en portique indépendant des refends de maçonneries. Les fermes ont souvent une portée de 12 à 15 m avec une pente de 30° à 45°. Cette pente importante s'explique par le type de couverture autrefois utilisée, des pierres plates appelées "laves" posées à double pureau. Ces laves peu étanches réclamaient une grande pente ce qui facilitait le report de charges sur les murs gouttereaux. En contrepartie, les charpentes sont pourvues de fortes sections de bois souvent en chêne. Elles sont grossièrement équarries sur quatre faces assemblées pour l'entrait en trait de Jupiter, tenon et mortaise pour le poinçon et les arbalétriers. Pannes et chevrons sur échantignoles sont dimensionnés pour des charges fixes de plus de 200 kg au m². Les couvertures en laves ont disparu dans le courant des XIXe et XXe siècles et ont été remplacées par des tuiles mécaniques souvent à losange venues des tuileries de Rolampont et Langres.

On rencontre encore quelques exemples de couvertures de lauzes en Haute-Marne, notamment dans la vallée de l'Aujon.

Toiture de lauzes, vallée de l'Aujon

Histoire[modifier | modifier le code]

Traces de l'occupation romaine et mérovingienne[modifier | modifier le code]

Oppidum de Montsaon, vue d'artiste

À la fin du XIXe siècle, un abbé, l'abbé J. Dodin, a mené quelques fouilles sauvages et destructrices sur l'éperon ouest du Mont au lieu-dit du Camp de César. Au lieu-dit la Sarrazinière, a été mis au jour un cimetière d'époque mérovingienne, chaque tombe était constituée de blocs de calcaire à peine équarris formant pourtour et contenait pour certaines des urnes funéraires en verre, des fibules et armes. Les traces de ces tombes sont toujours visibles, les squelettes qui y ont été exhumés avaient une grande taille, en moyenne 1,80 m. Le plateau supérieur de la butte, ancien oppidum romain (selon la tradition orale, César l'aurait élevé en une nuit, y aurait été blessé et se serait écroulé en criant « ceci est la colline de mon sang », un veau d'or serait enterré...), était ceinturé par des fortifications dont les fossés et murs sont encore visibles pour partie. Le camp de César correspondait à l'éperon ouest, il était sans doute isolé du reste du plateau par un fossé de fortification, technique souvent employée pour les oppida notamment pour le camp de César situé à Nucourt (Val-d'Oise). Une voie romaine en pied du Mont, de Montsaon à Soulosse, se connectait sur la voie principale Langres-Reims (route Bricon, Blessonville, Richebourg actuelle]. Non loin de cet endroit, les traces d'une villa romaine ou mansio sont encore visibles. Les sources ont souvent fait l'objet de vénération par les Gaulois, notamment les Lingons, comme en témoigne le sanctuaire du gouffre du Corgebin. Cet ensemble de sources, étang et gouffre, mérite une campagne de fouilles archéologiques plus poussées que celles menées sommairement sur l'oppidum à la fin du XIXe siècle[1].

Fontaines, chanvrières et minerai de fer[modifier | modifier le code]

Voûte de la fontaine saint Didier

La "fontaine Saint-Didier" est la plus connue des sources du Mont. Les ruines romantiques de cet ancien lavoir renferment, encore intacte, la voûte en plein cintre, romaine, du bassin primaire. Un bassin secondaire est ceinturé de sa margelle dont l'appareillage des joints est en gueule de loup. Une canalisation de bois alimentait sur un kilomètre la belle fontaine publique aujourd'hui désaffectée et transformée en garage communal... En pied du coteau, sur la pente plus douce des abords du Mont, des dépressions révèlent, au dire des anciens du village, la présence d'anciennes chanvrières. Creusées jusqu'à la nappe aquifère, on y faisait décomposer la fibre du chanvre avant son façonnage et tissage.

Ces bassins pourraient avoir eu, comme autre fonction, le lavage du minerai de fer. Présent en grande quantité jusqu'au XIXe siècle, le minerai était exploité à ciel ouvert sous la forme de nodules lavés, concassés et fondus dans les ateliers qui s'égrenaient le long de la vallée de la Blaise. Montsaon est donné en 1883 par Adolphe Joanne, dans son précis de géographie consacré à la Haute-Marne, comme un des producteurs des 330 000 T excavées annuellement, Alcide d'Orbigny dans son cours élémentaire de géologie stratigraphique (éd. Victor Masson, 1852) donne également Montsaon comme source d'exploitation de fer oolithique. Ce fer se remarque par cette couleur rougeâtre des terres aux époques de labour. Le BRGM répertorie encore une mine à 2 km de Montsaon, sur la commune de Bricon. Sur cet axe de Montsaon-Bricon, au lieu-dit du « Bas de la croix blanche », une combe peu naturelle a sans doute constitué l'un de ces lieux de prélèvement du métal. Comme le note Madame G. Lamontre dans son mémoire sur Montsaon, on trouve dans les archives de la commune de Montsaon la référence au terme fabrique s'entendant comme regroupement d'un ensemble de foyers catholiques sans préciser les métiers occupés. Philipe Braunstein dans son livre Les Forges champenoises de la comtesse de Flandre (1372-1404) note le terme latin de fabrice comme unité de production et transformation du minerai de fer, ce terme « fabrique » semble dès lors dénoter plus d'une appartenance à une confrérie liée aux métiers gravitant autour des forges qu'une stricte affiliation à la religion catholique. En 1836, 183 personnes étaient recensées à Montsaon, puis 130 à la fin du siècle et moins de cent dans les années 1960, gageons que le déclin de l'activité d'extraction du minerai se calque sur l'inflexion de la courbe démographique.

Faits répertoriés

Antiquité, création de 2 tumuli, l'un à l'ouest l'autre à l'est sur les éperons du Mont, voie romaine de Montsaon à Soulosse, création d'un oppidum.

1084, la cure est donnée au prieuré Saint-Didier.

1124, le comte de Champagne prend Montsaon sous sa protection contre Renier de Chaumont qui voulait se rendre maître du village.

1640, la peste sévit, des croix sont érigées à la croisée des chemins.

1815, faisant suite à la débâcle des armées napoléoniennes à Neufchateau, le 3 octobre, à 7 heures du matin, l'empereur de Russie Alexandre premier passe 40 000 hommes de troupe en revue dans la plaine. La revue est organisée par le prince de Wrede. L'empereur aurait dormi dans une des fermes de la famille Renard_Clivier.

1878, de grandes manœuvres d'infanterie sont organisées, à partir du Mont, on tire à gros boulets sur Villers le Sec en simulant la prise d'un corps d'armée.

1951, construction d'une base américaine.

1971, jumelage de la commune avec Semoutiers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Jean-Luc Raillard   Maire
mai 2007   Marc Daudinet   Maire délégué Montsaon

La commune, étant jumelée, compte un maire et un maire délégué, ainsi qu'un secrétariat de mairie

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292 273 311 283 278 296 266 279 279
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
258 257 255 235 218 239 228 224 213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
194 200 201 170 192 182 201 190 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
169 303 286 413 572 558 869 864 897
2012 - - - - - - - -
884 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Secteurs d'activité

Semoutiers-Montsaon est jusqu'aux années 1950 essentiellement composées de familles d'agriculteurs. L'extraction de minerai de fer et sa transformation devait jusqu'à la première moitié du XIXe siècle constituer un complément à l'activité agricole en basse saison. Une base aérienne américaine implantée sur le territoire des communes après la Seconde Guerre mondiale fournit pour un temps un complément d'activité non négligeable, maçonnerie, menuiserie, entretien et cætera...

Lors du retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN, un régiment de Défense antiaérienne français, mais de moindre ampleur, s'installera. La population agricole aujourd'hui a fortement régressé, notamment à Montsaon qui ne compte plus aucun agriculteur résident. Deux remembrements y ont été pourtant conduits. Ils contribuent au caractère monotone du paysage actuel. Des exploitations de 300 à 500 ha n'y sont pas rares et sont à comparer aux grosses fermes de 50 à 80 ha du début de siècle.

Cette perte a été compensée par une activité dans les secteurs de service, Chaumont en tant que chef-lieu administratif et préfecture y jouant un rôle important.

On note deux points d'inflexion de la population l'un après 1850, l'autre après la Première Guerre mondiale. Le point bas de 1850 peut correspondre à la disparition progressive du traitement de minerai de fer, aucune mortalité endémique n'étant notée à cette époque. Le saut entre 1999 et 2004 correspond à la prise en compte de l'effectif militaire et n'a donc aucune valeur sur la population fixe locale.

Le point bas démographique de 1962 suit l'évolution générale française de désertification rurale enregistrée à cette époque au profit des villes. Ce phénomène est inversé depuis lors, le caractère attractif des villages non encore dénaturés et le coût du foncier moins important y ont sans doute contribué.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le bourg compte une école.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le camp de César
  • La fontaine Saint-Didier

L'église qui trône au centre du village a un chœur daté du XVIe siècle, une sacristie du XVIIIe siècle, une nef et un clocher du XIXe siècle. Le maître autel est un bois sculpté versé à l'inventaire des monuments historiques en 1971. Elle présente la particularité d'être intégrée au corps de ferme le plus important du village et vient refermer un des pans de la cour centrale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Cahiers Haut-Marnais, n° 79 - 4e trimestre 1964. « Montsaon un site mal fouillé »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.