Schwindratzheim

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Schwindratzheim
Schwindratzheim
L'église photographiée en 1902.
Blason de Schwindratzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Intercommunalité C.C. du Pays de la Zorn
Maire
Mandat
Xavier Ulrich
2020-2026

[1]

Code postal 67270
Code commune 67460
Démographie
Gentilé Schwindratzheimois
Population
municipale
1 715 hab. (2019 en augmentation de 8,68 % par rapport à 2013)
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 27″ nord, 7° 36′ 09″ est
Altitude Min. 151 m
Max. 245 m
Superficie 9,14 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Hochfelden
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Bouxwiller
Localisation
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Schwindratzheim

Schwindratzheim (prononcé [ ʃvindratsajm]) est une commune française de la plaine d'Alsace située à 22,5 km au nord-ouest de Strasbourg dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. En 2017, la population légale est de 1 675 habitants. Bourg de milieu rural, Schwindratzheim est intégrée dans la communauté de communes du Pays de la Zorn qui regroupe 27 localités autour de Hochfelden.

Géographie[modifier | modifier le code]

Du nord au sud, trois types de terrains caractérisent le ban de Schwindratzheim.

  • Les terres agricoles

Au nord du village, la bonne qualité des terres a permis le développement de l'agriculture. Ce secteur est recouvert de lœss de l'époque des glaciation de Würm et glaciation de Mindel. On y trouve essentiellement du maïs et des céréales, mais également quelques champs de houblon.

  • La vallée de la Zorn

C'est indéniablement, la proximité de l'eau, richesse naturelle, qui a fixé les premiers hommes dans cette région. La Zorn (la colère) porte mal son nom. C'est une rivière paisible. Elle prend sa source en Moselle à une altitude de 600 mètres. Sa longueur avoisine les 100 km. Dans la plaine d'Alsace, elle traverse ou côtoie les bourgs et les villages dont Schwindratzheim avant de se jeter dans la Moder. Étymologiquement son nom signifie La Coulante . Les documents anciens la désigne sous le nom Sorne en allemand. Mais elle fait régulièrement des siennes en sortant de son lit. Elle s'épanche alors dans toute la vallée et parfois jusqu'au pied des maisons situées au sud de la voie de chemin de fer. Au fil du temps, l'accumulation d'alluvions sablo-limoneux d'origine vosgienne a créé de magnifiques prés, joliment fleuris au printemps.

  • Le Gipsberg

Son nom provient de l'exploitation de mines de gypse au XXe siècle. La plus importante carrière a été ouverte en 1902. Jusqu'en 1968, une exploitation intensive de gypse et d'anhydre transformés sur place en chaux a employé une main-d'œuvre locale. La proximité du canal permettait l'expédition vers d'autres usines. Durant la Seconde Guerre mondiale, les carrières étaient annexées au camp du Struthof. Les effondrements de ces carrières souterraines qui s'étendaient jusqu'à 80 mètres sous la colline sont visibles sur le flanc ouest. De nos jours, les galeries ont retrouvé une existence paisible et hébergent des chiroptères.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Villages disparus[modifier | modifier le code]

Frankolvisheim[modifier | modifier le code]

Cet habitat se serait situé entre Schwindratzheim et Mommenheim. La dernière mention d’un habitat remonte à 1373 sous la dénomination de Frankoltzheim.

Lortzheim[modifier | modifier le code]

Le ban de ce hameau se situait sans doute sur les actuels lieux-dits Lertschenberg et Lertschenthal qui se trouvent à 1,7 km au nord-est de Schwindratzheim, près des habitations de la SANEF. On le trouve cité dès 713 puis en l’an 746 sous la dénomination Lorancenheim ; en 1300 sous Lortzenheim, en 1345 sous Lurtzheim et en 1423 sous Lortzheim.

Gundershausen[modifier | modifier le code]

Le nom de cette ferme isolée ou de ce hameau est cité en 1326 dans le finage de Bossendorf et vers 1350 sous Gunterhuse comme étant situé près de Bossendorf et de Lixhausen. Il existe encore aujourd’hui un nom de lieu-dit Im Gundershausen situé le long de la route D 108 qui mène vers Bossendorf, sur le ban communal de Schwindratzheim.

Autres habitats disparus[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Schwindratzheim est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Hochfelden, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 5 662 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,5 %), prairies (9,5 %), zones urbanisées (7,9 %), forêts (4,7 %), cultures permanentes (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Schwindratzheim est un village ancien car on cite Svinderadovilla dès 737 dans un document de l’abbaye de Wissembourg. L’abbaye de Schwarzach en 758, le couvent de Honau en 884, le couvent de Saint-Jean de Saverne en 1127 étaient également propriétaires de biens fonciers à Schwindratzheim.

Le village, une ancienne possession impériale, passa au XIIIe ou XIVe siècle à la seigneurie de Lichtenberg, bailliage de Pfaffenhoffen, puis comté de Hanau-Lichtenberg à la fin du XVIe siècle et aux landgraviat de Hesse-Darmstadt en 1736. Les seigneurs de Kageneck tirèrent également quelques revenus de Schwindratzheim au XVe siècle. En 1592, lors de la Guerre des évêques, le village fut pillé par les Strasbourgeois. La Réforme fut introduite en 1545 et un simultaneum fut mis en place entre 1740 et 1902.

L’église protestante a été reconstruite en 1465, en 1738, puis en 1905. Elle a conservé son clocher-chœur romano-gothique et son arc triomphal du début du XIIIe siècle. L’église catholique de style éclectique date de 1900.

Sobriquets d'autrefois[modifier | modifier le code]

  • Stell d'Kräje : dresse le col de chemise.
  • Grosskraje : les vantards.
  • Wasserkopf : hydrocéphale.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Schwindratzheim

Les armes de Schwindratzheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent au lion de sable, lampassé de gueules, à la bordure du même, au second d'azur à la croix haussée alésée au pied fourché d'or. »[12].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 183 000 , soit 742  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 799 000 , soit 476  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 549 000 , soit 971  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 971 000 , soit 609  par habitant ;
  • endettement : 1 745 000 , soit 1 094  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 15,30 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,82 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,47 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 45,11 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,31 %.

La commune adhère, via la communauté de communes du Pays de la Zorn, au schéma de cohérence territoriale de la région de Strasbourg (SCOTERS).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1945 1995 Albert Fischbach    
mars 1995 2008 Roland Goetz    
mars 2008 juillet 2017 Liliane Sutter-Mahler[14]    
juillet 2017 En cours
(au 31 mai 2020)
Xavier Ulrich [15]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2019, la commune comptait 1 715 habitants[Note 3], en augmentation de 8,68 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,76 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8388849941 1761 2711 2831 2601 2631 253
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 1551 1731 2171 1801 1961 2271 1971 2421 199
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1641 1751 1291 0381 0541 0601 1151 1521 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1601 2811 3671 5111 5501 6701 6191 6111 574
2017 2019 - - - - - - -
1 6751 715-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Paroisse luthérienne[modifier | modifier le code]

Vue de l’église Schwindratzheim avant les travaux de 1904-1906.
Vue de l’église Schwindratzheim après les travaux de 1904-1906.

L’ancienne église Saints-Pierre-et-Paul fut simultanée pour les cultes luthériens et catholiques de 1740 au [20]. Le clocher remonte au XIIIe siècle. Jusqu’au début du XXe siècle, il fut recouvert d’un toit en bâtière. La nef fut reconstruite en 1738. En 1901 il fut décidé d’agrandir ce lieu de culte. On confia ces travaux à l’architecte Heinrich Gloeckner de Strasbourg. La nef fut entièrement démolie à partir du puis reconstruite à partir du . On profita de ces travaux pour rehausser le clocher d’un étage pour un coût total de 73 227 marks. L’inauguration fut célébrée le .

Le cimetière protestant fut inauguré en 1848.

Paroisse catholique[modifier | modifier le code]

L’église catholique Saints-Pierre-et-Paul fut inaugurée le après deux années de chantier[21]. Aujourd’hui encore la communauté catholique est une annexe de la paroisse de Hochfelden.

Le cimetière catholique est resté derrière l’église luthérienne.

Moulin à farine[modifier | modifier le code]

Le moulin de Schwindratzheim, propriété des comtes de Hanau-Lichtenberg[22],[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marilou Duringer (née en 1948), footballeuse avec le FC Schwindratzheim dans les années 1960, fonctionnaire de la FFF et chef de délégation de l'équipe de France féminine depuis 1985[24]
  • Georges Konrath (né en 1937), arbitre international de football, ayant arbitré des matchs de finales de coupe de France, et divers matchs internationaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. C'est son premier adjoint qui a été élu maire à l'unanimité par le conseil municipal le 17 juillet 2017. http://www.dna.fr/edition-de-saverne/2017/07/06/deces-de-liliane-sutter-maire-de-schwindratzheim
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Hochfelden », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  13. « Les comptes de la commune »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  14. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. « L'église luthérienne », notice no IA67009060, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », notice no IA67009059, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Le moulin à farine », notice no IA67009076, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Moulin de Schwindratzheim
  24. Biographie sur fff.fr