Scharrachbergheim-Irmstett

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Scharrachbergheim-Irmstett
Scharrachbergheim-Irmstett
La mairie de Scharrachbergheim.
Blason de Scharrachbergheim-Irmstett
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Intercommunalité Communauté de communes de la Mossig et du Vignoble
Maire
Mandat
Sylvie Tholé
2020-2026
Code postal 67310
Code commune 67442
Démographie
Gentilé Scharrachbergheimois(es)
Population
municipale
1 223 hab. (2018 en augmentation de 4,89 % par rapport à 2013)
Densité 380 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 39″ nord, 7° 29′ 41″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 316 m
Superficie 3,22 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Marlenheim
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Molsheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Scharrachbergheim-Irmstett

Scharrachbergheim-Irmstett [ ʃaʁaxbɛʁkaɪm iʁmʃtɛt] (Barige-Irmstett en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Le 1er janvier 1975, la commune d'Irmstett fusionne avec celle de Scharrachbergheim pour devenir Scharrachbergheim-Irmstett.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Scharrachbergheim est situé entre l'Amberg (246 mètres) et le Scharrachberg (316 mètres), qui marquent le début des collines sous-vosgiennes à l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise distante d'une vingtaine de kilomètres. Séparé par la Mossig qui s'écoule vers le sud et par la route départementale 422 qui relie Molsheim à Saverne, le village d'Irmstett se trouve sur le versant est du Krummberg (265 mètres) en contrebas des vignobles du grand cru Altenberg de Bergbieten.

Marquée par la route départementale 422 à grande circulation, la commune se trouve entre Marlenheim à 6,5 kilomètres, Molsheim à 8 kilomètres et l'accès à la RD 1004 à près de 5 kilomètres. Outre cet axe, la route départementale 225 structure Scharrachbergheim en village-rue selon un axe est-ouest tandis que la route départementale 818 permet de relier Dahlenheim. La commune était jadis desservie par la ligne ferroviaire Molsheim - Saverne mais cette voie, désaffectée en 1965 et déposée depuis, a été valorisée en piste cyclable. Le réseau de transports collectifs par bus « Réseau 67 », géré par le conseil général du Bas-Rhin, dessert le village sur les lignes 912 et 240.

Le paysage est dominé par les vignes sur les pentes du Scharrachberg ainsi que sur celles de l'Amberg et du Krummberg, justifiant l'appellation du secteur « Porte du Vignoble ». Le grand cru engelberg en est sans doute un des meilleurs représentants.

Les communes limitrophes sont Dahlenheim au sud-est, Soultz-les-Bains au sud, Bergbieten au sud-ouest, Traenheim à l'ouest et Odratzheim au nord-ouest.

Communes limitrophes de Scharrachbergheim-Irmstett
Odratzheim
Traenheim Scharrachbergheim-Irmstett Dahlenheim
Bergbieten Soultz-les-Bains

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Scharrachbergheim-Irmstett est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marlenheim, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[4] et 7 368 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans un document de 1288, le village apparaît sous le nom de Berchheim[9].

Ancien village ayant appartenu à la famille des Géroldseck jusqu'en 1390, puis à la famille d'Ochsenstein. Les seigneurs de Scharroch qui donnèrent leur nom à la cité tinrent Scharrachbergheim en fief jusqu'en 1454. Le château primitif, situé au sommet du Scharrachberg a été pillé par les Armagnacs en 1444.

Réformé en 1538, le village devient protestant avec Irmsett comme annexe. Les catholiques dépendaient de la paroisse de Dahlenheim.

L'école[modifier | modifier le code]

L'école de Scharrachbergheim fut construite en 1960, l'architecte du bâtiment fut M. Hatt et la construction par M. Schwind. Au rez-de-chaussée, les grandes fenêtres sont celles de deux salles de classe. Au premier étage, l'appartement du directeur de l'école. Une classe pour les plus petits fut aménagée derrière le bâtiment.

L'école a eu pendant une certaine époque des pigeons et des cochons d'inde permettant aux enfants de s'enrichir de l’expérience de l'entretien des animaux.

Le manoir[modifier | modifier le code]

Le manoir fur construit vers 1770, en 1947 son propriétaire l'a remis à la Fédération de Charité qui y a installé des enfants. En 1961 le manoir est devenu un institut médico-pédagogique.

Manoir scharrachbergheim.jpg

La gare[modifier | modifier le code]

La gare de Scharrachbergheim fut utilisée jusque dans les années 1980. Vers la fin, il y passait encore un train de marchandise assurant la liaison Molsheim - Romanswiller. Le train passait deux fois par jour, le premier passage se faisait entre 12 h 45 et 13 h, le deuxième passage se faisait entre 14 h 45 et 15 h.

La gare fut rénovée dans les années 2000 et sert maintenant d'appartements.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château fédéral de Scharrachbergheim fut construit vers 1200 par les seigneurs de Ratsamhausen. À l'intérieur de nombreuses armes et peintures de l'époque ornent les murs. Les portes intérieures originales ayant disparu sous le Second Empire (entre 1852-1870) ont été remplacées par 22 portes d'armoires alsaciennes. Autour du château une douve reste visible dans le sol. Les jardins sont entourés d'un mur de pierre.

Cave dimière[modifier | modifier le code]

Cette maison alsacienne près de l'église protestante possède une grande et haute cave. Autrefois, les gens y apportaient la dixième partie de leur récoltes.

Cave dimiere scharrachbergheim.jpg

L’église catholique[modifier | modifier le code]

L’église fut construite entre 1893 et 1894, elle est construite en grès rose dans le style gothique.

La ferme auberge du Scharrach[modifier | modifier le code]

Cette ancienne auberge fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. Elle fait maintenant place à une grande prairie au sommet du mont Scharrach.

Auberge scharrach.jpg

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Scharrachbergheim-Irmstett Blason
Deux écus accolés : Au 1) d'argent au roc d'échiquier de gueules sur un mont de trois coupeaux de sinople, mouvant de la pointe. Au 2) de gueules au bouc saillant d'argent lampassé du champ[10].
Détails
Les armes de Scharrachbergheim-Irmstett réunissent les deux blasons historiques de Scharrachbergheim.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À la suite de la fusion des communes de Scharrachbergheim et d'Irmstett le 1er janvier 1975, le maire de Scharrachbergheim devient le maire de Scharrachbergheim-Irmstett et celui d'Irmstett devient maire délégué.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mars 1971 Albert Adolph   cultivateur
mars 1971 mars 1989 Alfred Reysz   cultivateur
mars 1989 mars 2014 Gérard Nicolas    
mars 2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Sylvie Tholé[11] [12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 1 223 habitants[Note 3], en augmentation de 4,89 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542379478580678652625642647
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
631639659661614631629631605
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
590580577535500478485528553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5065396328541 0019921 0851 0991 154
2017 2018 - - - - - - -
1 2151 223-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église catholique Saint-Jean-Baptiste (XIXe siècle).
  • Église protestante (XIIe – XIXe siècle). Sculptures romanes sur la façade de la tour-clocher. L'église primitive était entourée d'un cimetière fortifié. La sculpture représentant une tête de monstre dévorant un homme, encastrée dans la chaîne d'angle nord-ouest pourrait être une allégorie du christianisme vainquant la paganisme ou du Mal dévorant l'humanité.
  • Château (XVe – XIXe siècle), actuellement propriété privée. Wasserburg, construite en 1450 par Jean de Scharrach à la suite de la destruction du château du Scharrach, l'édifice a été restauré profondément en 1727. Flanqué de 4 tours d'angle, le château présente un fossé encore bien visible.
  • Ancien château fort du Scharrach : occupée dès la préhistoire, la colline du Scharrach accueille probablement dès la fin du XIIe siècle (1194) un château. Les premières mentions du nom de « Scharrach » remontent à 1194. En 1341, le château est donné par l'évêque de Strasbourg au Ritter von Scharrachbergheim (en français : chevalier du domaine du mont Scharrach). À l'emplacement du château, une casemate construite par le ministère allemand de la guerre en 1914 pour assurer la défense du fort de Mutzig confirme la position hautement stratégique de la colline.
  • Ancien relais de poste (45 rue Principale) : la date de 1759 figure sur la porte cochère.
  • Croix des Cinq Plaies : seuls sont représentés les pieds, les mains et le cœur symbolisant les plaies du Christ. Il s'agit d'une transition entre la croix traditionnelle et le crucifix.

Photos[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Gustave Heyler, pasteur luthérien. Il était fils de l'instituteur du village et a ensuite exercé la fonction de pasteur à Hoerdt où il a notamment introduit l'asperge.
  • Agathe Levy, la mère du linguistique Paul Levy, était native de Scharrachbergheim. Enfant, ce dernier passait régulièrement du temps chez ses grands-parents habitants le village.
  • Louis Frédéric Schutzenberger, artiste-peintre et propriétaire du château de Scharrachbergheim à partir de 1871.
  • Charles Mewès, architecte et propriétaire du château de Scharrachbergheim qu'il rachète à son oncle, le peintre Schutzenberger.
  • Monseigneur Auguste Sieffert (1873-1951), natif d'Irmstett et évêque de La Paz de 1925 à 1934.
  • Baron Charles-Philippe Leopold, (1773-1858) maire de la commune de Scharrachbergheim.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Marlenheim », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. http://www.cc-porteduvignoble.fr/scharrachbergheim-irmstett/presentation-histoire/
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009).
  11. [PDF] Liste des maires au 10 avril 2014 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.