Altenberg-de-bergbieten

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Altenberg-de-bergbieten
Image illustrative de l'article Altenberg-de-bergbieten
Bergbieten vu depuis l'Altenberg.

Désignation(s) Altenberg-de-bergbieten
Appellation(s) principale(s) alsace grand cru altenberg de Bergbieten[1]
Type d'appellation(s) AOC-AOP[2]
Reconnue depuis 1983[3]
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble d'Alsace
Localisation Bas-Rhin
Climat tempéré continental
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 637 heures par an en moyenne[4]
Sol marnes
Superficie plantée 29,07 hectares en 2009[5]
Cépages dominants riesling B, gewurztraminer Rs et pinot gris G[N 1]
Vins produits blancs
Pieds à l'hectare minimum 4 500 pieds à l'hectare[6]
Rendement moyen à l'hectare maximum 55 à 66 hectolitres par hectare[6]

L’alsace grand cru altenberg-de-bergbieten[1], ou altenberg de Bergbieten, est un vin blanc français produit sur le lieu-dit Altenberg, situé sur la commune de Bergbieten, dans le département du Bas-Rhin, en Alsace.

Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[6] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace). Dans le cas du cru de Bergbieten, on mentionne le nom de la commune après le nom du lieu-dit pour différencier ce cru avec les deux autres altenbergs : l'altenberg-de-bergheim et l'altenberg-de-wolxheim.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Altenberg est cité dès l'an 1050 dans les archives relatives au pape Léon IX[7]. Il appartient à des congrégations religieuses et à l’évêché de Strasbourg avant d’être vendu en 1789 comme biens nationaux à des vignerons et bourgeois.

L'Altenberg de Bergbieten fait partie en 1983 des vingt-quatre lieux-dits sélectionnés pour devenir les dénominations géographiques de l'appellation alsace grand cru[3].

Il y a eu depuis quelques modifications : le décret du [8] règlemente les mentions vendanges tardives et sélection de grains nobles au sein de l'appellation et le décret du [9] réduit les rendements et donne la possibilité de modifier le cahier des charges de chaque dénomination (chaque cru) après avis du syndicat viticole local.

En octobre 2011, tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'appellations partageant le même cahier des charges[6].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot altenberg vient de l'allemand Alten, signifiant « ancien », et de Berg signifiant « hauteur ». On peut donc traduire Altenberg par l'« ancienne colline ».

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Carte du vignoble alsacien, avec l'indication des grands crus.

L'altenberg-de-bergbieten est produit en France, dans la région Alsace, plus précisément dans le département du Bas-Rhin, sur la commune de Bergbieten à 23 kilomètres à l'ouest de Strasbourg, juste au nord de Molsheim.

Sur la Route des vins d'Alsace, l'Altenberg de Bergbieten se trouve presque à l'extrémité septentrionale, entre le Steinklotz au nord et l'Engelberg plus à l'est.

Géologie et orographie[modifier | modifier le code]

L'altenberg de Bergbieten est produit sur un sol marneux (l'argile est dominante). Comme tous les grands crus d'Alsace, il se trouve dans la zone des collines sous-vosgiennes. Cette zone correspond à une série de failles formant la transition entre les Vosges cristallines et la plaine du Rhin sédimentaire sous forme d'un escarpement. L'Altenberg correspond à un sous-sol datant du Trias supérieur, appelé par les géologues allemands le Keuper[N 2].

Le haut du coteau, près du sommet du Krummberg, date du Keuper supérieur (soit le Rhétien et le Norien supérieur) ; il s'agit de marnes irisées composées d'argiles bariolées (grise-beige, verte, mauve et lie-de-vin) dolomitiques. La couche inférieure est une étroite bande de marnes rouges à gypse (dites argiles de Chanville) de deux à cinq mètres d'épaisseur seulement, de la même période. Juste en dessous, toujours en haut et surtout à l'extrémité occidentale de l'Altenberg, les vignes sont sur des couches du Keuper moyen (soit le Carnien et le Norien inférieur). Se sont d'abord de la dolomie massive ou bréchique (dite dolomie-moellon ou dolomie de Beaumont) beige, puis des marnes bariolées (argiles grises, rouges, blanches et verte) et enfin du grès à roseaux (contenant des empreintes et des débris végétales, de prêles et de fougères) micacé verdâtre (du Carnien moyen).

Le reste de l'Altenberg, soit la majorité de l'aire de production, est sur des terrains du Keuper inférieur (correspondant au Ladinien) : se sont d'abord des argiles dolomitiques verdâtres (appelées marnes à esthéries), puis des argiles bariolées (grises, violettes, rouges et vertes) à nodules de quartz très fins et enfin des marnes bariolées à pseudomorphoses de sel. Ce type de sous-sol correspondrait à une lagune sursalée sous climat aride, d'où les dépôts d'évaporites (gypse et anhydrite)[10],[11].

Articles détaillés : échelle des temps géologiques et Keuper.

Climatologie[modifier | modifier le code]

À l'ouest, les Vosges protègent le coteau du vent et de la pluie. Les vents d'ouest dominants perdent leur humidité sur le versant occidental des Vosges et parviennent en Alsace sous forme de foehn, secs et chauds. Les précipitations sont donc particulièrement faibles.

De ce fait, le climat est bien plus sec (Colmar, un peu plus au sud, est la station la plus sèche de France) et un peu plus chaud (avec une température annuelle moyenne plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude. Le climat est continental et sec avec des printemps chauds, des étés secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids.

Article détaillé : climat du Bas-Rhin.

La station météo de l'aéroport de Strasbourg Entzheim (150 mètres d'altitude) est la plus proche de Bergbieten, mais se trouve en plaine. Ses valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont :

Relevés à Strasbourg-Entzheim 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,7 −0,9 1,6 4,6 8,6 11,7 13,4 13,1 10,3 6,5 2,1 −0,7 5,7
Température moyenne (°C) 0,9 2,5 6 9,6 13,8 17 19,1 18,6 15,5 10,6 5,2 1,9 10,1
Température maximale moyenne (°C) 3,5 5,8 10,4 14,6 19 22,2 24,7 24,2 20,8 14,7 8,2 4,5 14,4
Ensoleillement (h) 42 78 122 161 197 212 240 215 168 101 58 43 1 637
Précipitations (mm) 33,1 34,3 36,6 48 74,5 74,6 56,8 67,8 55,5 43 46,6 39,9 610,5
Source : www.infoclimat.fr : Strasbourg-Entzheim (1961-1990)[4]


Le vignoble[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Ce lieu-dit occupe environ 29,07 hectares, entre le village de Traenheim au nord et Bergbieten au sud, à une altitude de 210 à 265 mètres[7]. L'Altenberg bénéficie d'une exposition au sud-est lui offrant une durée d'ensoleillement importante, d'où un microclimat plutôt favorable à la viticulture. Moucheté de fleurs bleues au printemps, le coteau, en forme de demi-amphithéâtre, est en été le paradis des lézards qui se prélassent sur des pierres surchauffées.

Encépagement[modifier | modifier le code]

Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Altenberg de Bergbieten doivent être produits avec un des cépages suivants : riesling B[N 1], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs).

Le riesling B est le principal cépage cultivé sur l'Altenberg, à hauteur de 40 % de l'encépagement. C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre, il résiste bien aux gelées d'hiver.

Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs (appelé en Alsace klevener de Heiligenstein) est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux. Il couvre 30 % de la surface déclarée dans l'appellation.

Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » dans le Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et est donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires à condition d'être bien drainés grâce à une exposition en coteau.

Les muscats sont rarement cultivés, que ce soit sur l'ensemble du vignoble d'Alsace ou sur les parcelles classées comme grands crus : l'Altenberg de Bergbieten est l'un des quelques lieux-dits où on en produit un petit peu. Le muscat blanc à petits grains B, appelé aussi « muscat d'Alsace », est originaire de Grèce ; il est cultivé en Alsace depuis au moins le début du XVIe siècle. Il est plutôt précoce. Le muscat ottonel B est plus récent, découvert au XIXe siècle dans la vallée de la Loire avant d'arriver en Alsace au milieu du siècle. L'ottonel est un hybride du chasselas, il est donc encore plus précoce que l'autre muscat.

Pratiques culturales[modifier | modifier le code]

Les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier ; la hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs. La taille de la vigne doit se faire en guyot simple ou double avec un maximum de dix yeux par mètre carré de surface au sol pour le cépage gewurztraminer Rs et huit yeux par mètre carré de surface au sol pour les autres cépages.

La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 10 000 kilogrammes de raisin par hectare[6].

Rendements[modifier | modifier le code]

La limite de rendement de l'ensemble de l'appellation alsace grand cru est fixée à 55 hectolitres par hectare, avec un rendement butoir à 66 hectolitres par hectare[6], ce qui est très inférieur aux 80 hectolitres autorisés par l'appellation alsace.

Le rendement réel de l'ensemble de l'appellation (les 51 crus alsaciens) est de 50 hectolitres par hectare en moyenne pour l'année 2009[N 3]. Bien que ce soit très en dessous des rendements moyens du vignoble d'Alsace, il s'agit d'un rendement dans la moyenne française.

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés à la main.

Vins[modifier | modifier le code]

Titres alcoométriques[modifier | modifier le code]

Les raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.

Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.

Sur l'avis du syndicat des producteurs du cru, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.

Vendanges tardives et grains nobles[modifier | modifier le code]

Baies de riesling B touchées par la pourriture noble.

Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.

Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[12],[13].

Vinification et élevage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : vin blanc.

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.

La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.

Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[14].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les rieslings et les gewurztraminers de l'Altenberg de Bergbieten sont souvent décrits comme subtils, élégants et bien charpentés. Les rieslings sont plutôt floraux (acacia, fleurs blanches) avec des nuances fruitées (citron, agrumes), les gewurz' nettement fruités (sont souvent évoqués la mangue, la pêche confite et le miel) et épicés (pain d'épice), les pinot gris et les rares muscats sont fruités et parfois floraux.

« Ce sont des vins qui se font lentement. Il faut attendre au minimum deux ans avant qu’ils ne commencent à s’exprimer » explique Frédéric Mochel, vigneron produisant sur l’Altenberg. La coopérative indique un potentiel de garde de huit ans.

En plus d'une dégustation à l'apéritif, les altenbergs s'accordent classiquement avec la cuisine alsacienne. Les rieslings accompagneront un saumon ou une viande blanche en sauce ; les gewurz' un fromage fort ou la cuisine exotique.

Article détaillé : gastronomie en Alsace.

Économie[modifier | modifier le code]

Type de bouteilles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : flûte d'Alsace.

Les vins d'Alsace doivent être mis en bouteille uniquement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par plusieurs décrets[15].

Mentions[modifier | modifier le code]

Dans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.

Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Altenberg de Bergbieten), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination :

  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten muscat ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives muscat ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles muscat.

Liste de producteurs[modifier | modifier le code]

Le grand cru de Bergbieten est exploité par quatre vignerons et une coopérative, majoritairement de Traenheim et non de Bergbieten[N 4] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  2. Les Allemands divisent le Trias en trois périodes (d'où le nom de Trias) portant les noms de Buntsandstein (grès vosgien, poudingue de Sainte-Odile et grès à Voltzia), Muschelkalk (dolomites, argiles salées, calcaires à entroques et à cératites) et Keuper (dit aussi Salzkeuper, argiles bariolées gypseuses) ; ces trois périodes correspondent à peu près pour les auteurs français au Trias inférieur (Induen et Olénékien), moyen (Anisien et Ladinien) et supérieur (Carnien, Norien et Rhétien) ; la différence est que les Allemands mettent le Lettenkohle (argiles dolomitiques à lentilles de lignite) comme début du Keuper, tandis que les Français le mettent à la fin du Trias moyen (partie du Ladinien). Pour les correspondances, voir le tableau de la commission de stratigraphie allemande, sur le site stratigraphie.de.
  3. Le rendement s'obtient en divisant la production par la surface cultivée, soit en 2009 : 43278 / 850 = 50,91 hectolitres par hectare. Source : Le Guide Hachette des vins 2011, éditions Hachette, Paris, 2010 (ISBN 978-2-01-237681-6).
  4. La liste de producteurs a été créée en mars 2011, elle est à mettre à jour annuellement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  2. « Alsace grand cru Altenberg de Bergbieten », sur www.inao.gouv.fr, Ministère de l'agriculture. Institut national de l'origine et de la qualité, (consulté le 20 mars 2011).
  3. a et b Décret du 23 novembre 1983 relatif à l'appellation d'origine contrôlée "alsace grand-cru", publié au JORF du 29 novembre 1983 page 3438, disponible sur www.legifrance.gouv.fr.
  4. a et b « Archives climatologiques mensuelles de Strasbourg-Entzheim de 1961 à 1990 », sur http://www.infoclimat.fr/.
  5. Collectif, Le guide Hachette des vins 2011 : des vins pour tous les goût, à tous les prix, Paris, Hachette livre, , 1402 p. (ISBN 978-2-01-237681-6), p. 114.
  6. a, b, c, d, e et f [PDF] Direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires, « Cahier des charges de l'appellation », sur http://agriculture.gouv.fr/, homologué par le « décret no 2011-1373 du 25 octobre 2011 modifiant l'ordonnance n° 45-2675 du 2 novembre 1945 relative à la définition des appellations d'origine contrôlées des vins d'Alsace et homologuant les cahiers des charges des appellations d'origine contrôlées « Alsace » ou « Vin d'Alsace » et « Crémant d'Alsace » et des cinquante et une appellations « Alsace grand cru » », JORF, no 0251,‎ , p. 18196.
  7. a et b Page dédiée à l'Altenberg, sur le site www.alsace-route-des-vins.com.
  8. Décret du 1er mars 1984 relatif aux appellations d'origine contrôlées alsace et alsace grand cru, publié au JORF du 7 mars 1984, consultable sur le site www.legifrance.gouv.fr.
  9. Décret du 24 janvier 2001 relatif à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru, consultable sur le site www.legifrance.gouv.fr.
  10. Notices des cartes du BRGM [PDF]no 233 (Saverne) et no 271 Molsheim, disponibles sur le site infoterre.brgm.fr.
  11. Carte géologique centrée sur l'Altenberg sur Géoportail.
  12. Décret du 1er mars 1984 modifié relatif aux appellations d'origine contrôlées alsace et alsace grand cru, sur le site www.inao.gouv.fr.
  13. [PDF]Fiche sur les vendanges tardives et les sélections de grains nobles, sur le site www.vinsalsace.com.
  14. « La vinification en blanc », Site www.vinsalsace.com (consulté le 16 février 2011).
  15. Décret no 55.673 du 20 mai 1955 sur l'emploi de la bouteille type vin du Rhin, arrêté du 13 mai 1959 et décret no 63-295 du 19 mars 1963 relatif aux caractéristiques des bouteilles susceptibles de servir de récipients mesures dans le commerce de certains liquides, consultables sur le site www.legifrance.gouv.fr.
  16. Site de la coopérative de Traenheim, la cave du Roi Dagobert.
  17. Site du domaine Frédéric Mochel.
  18. Site du domaine Mochel-Lorentz.
  19. Site du domaine Charles Muller et fils.
  20. Site du domaine Roland Schmitt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vignoble d'Alsace, éditions Benoît France et CIVA, Paris, 2007, carte 88 x 55 cm au 1/120000 (ISBN 978-2-84354-158-2).
  • Vins d'Alsace : carte touristique, Institut géographique nationale, Paris, 2006, carte 96 x 66 cm au 1/125000 (ISBN 978-2-7585-0182-4).
  • Serge Dubs et Denis Rizenthaler, Les grands crus d'Alsace, éditions Serpenoise, Metz, 2002, 288 pages (ISBN 2-87692-567-2).
  • Claude Muller, Les Vins d'Alsace, histoire d'un vignoble, éditions Coprur, Strasbourg, 1999, 192 pages (ISBN 2-84208-008-4).
  • Le vignoble d'Alsace : la route des vins, Mitra productions, Illkirch, 1995, carte 90 x 34 cm au 1/180000 (notice BnF no FRBNF40658287).
  • Guide des grands crus d'Alsace, Centre d'information des vins d'Alsace, Colmar, 1994, 50 pages (notice BnF no FRBNF36691659).
  • Bernadette Burn et Gilles Schmidt, Alsace, clos et grands crus, collection Le Grand Bernard des vins de France, éditions Jacques Legrand, Paris, 1989, 190 pages (ISBN 2-905969-24-5).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]