Irmstett

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Irmstett
Irmstett
Église Saint-Ulrich.
Blason de Irmstett
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Département Bas-Rhin
Commune Scharrachbergheim-Irmstett
Statut commune associée
Maire délégué Yolande Sommer
Code postal 67310
Code commune 67224[1]
Démographie
Population 121 hab. (1968)
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 17″ nord, 7° 28′ 45″ est
Historique
Date de fusion 1974
Localisation

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Irmstett est une ancienne commune française du Bas-Rhin, associée à Scharrachbergheim depuis 1974.

Géographie[modifier | modifier le code]

Séparé de Scharrachbergheim par la Mossig qui s'écoule vers le sud et par la route départementale 422 qui relie Molsheim à Saverne, le village d'Irmstett se trouve en contrebas du Scharrachberg (316 mètres), sur le versant est du Krummberg (265 mètres), en contrebas des vignobles du grand cru Altenberg de Bergbieten, qui marquent le début des collines sous-vosgiennes à l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise distante d'une vingtaine de kilomètres.

Marquée par la route départementale 422 à grande circulation, la commune se trouve entre Marlenheim à 6,5 kilomètres, Molsheim à 8 kilomètres et l'accès à la RD 1004 à près de 5 kilomètres. La commune était jadis desservie par la ligne ferroviaire Molsheim-Saverne avec une gare à Scharrachberheim mais cette voie, désaffectée en 1965 et déposée depuis, a été valorisée en piste cyclable. Le réseau de transports collectifs par bus « Réseau 67 », géré par le conseil départemental du Bas-Rhin, dessert le village sur la ligne 235 pour Irmstett et les lignes 912 et 240 pour Scharrachbergheim.

Le paysage est dominé par les vignes sur les pentes du Scharrachberg ainsi que sur celles de l'Amberg et du Krummberg, justifiant l'appellation du secteur « Porte du Vignoble ». Le grand cru engelberg en est sans doute un des meilleurs représentants.Les communes limitrophes sont Dahlenheim au sud-est, Soultz-les-Bains au sud, Bergbieten au sud-ouest, Traenheim à l'ouest et Odratzheim au nord-ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation légendaire du village est attribuée aux Francs. En 496, ils construisirent château et colonges et érigèrent le “Palais Royal” sur le site de Kirchheim. Dagobert II, qui vécut vers 674, avait une fille du nom d’Irmina. Elle serait la fondatrice d’Irmstett. D’après la légende, la pieuse Irmina venait souvent se recueillir dans une grande forêt de chênes où elle fit ériger une petite chapelle. On donna à ce lieu le nom d’Irminastätte” autour duquel grandit un petit village appelé d’abord Irmina Stätte et plus tard Irmstett.

L’origine d’Irmstett semblerait remonter à l’époque celte. Un chemin celte passait dans la vallée de la Mossig. L’actuel “Allmendweg” en serait encore une partie. Quant au “Sauerbrunnen”, source salée à 200 m au Sud du village, il aurait été un lieu de culte celte. Aujourd’hui, la croix qui se trouve à côté du “Sauerbrunnen” rappelle cet ancien site. Ce crucifix est connu, dans la région sous le nom de “De dirre Herrgott”, le “Christ décharné” autour duquel on construisit une chapelle.

Une légende concernant ce crucifix raconte que lors de l’invasion suédoise (1618-1648), durant laquelle toute l’Alsace fut mise à sac, un lansquenet suédois aperçut une jeune fille qu’il voulut rattraper. Cette dernière s’enfuit en direction du “Sauerbrunnen” et se cacha dans les roseaux qui l’entouraient. Elle fit le vœu de faire ériger une croix à cet endroit, si elle échappait au soldat. Elle tint promesse et fit don d’une croix en bois. Le Sauerbrunnen devint alors un lieu de pèlerinage pour la population des environs. On lui reconnut des pouvoirs de guérison, notamment de la tuberculose et on lui donna le nom de Ulrichsbrunnen.

Irmstett est d’abord propriété royale du palais de Kirchheim. Le village appartient ensuite aux seigneurs d’Ochsenstein, puis par mariage et héritage successifs, aux seigneurs de Bitche-Deux Ponts, puis aux comtes de Hanau Lichtenberg. Le village avec son ban sera donné en fief à des familles nobles de petite condition. Les noms des chevaliers de Balbronn, de Ramstein, les Böcklin de Böcklinsau, les Beger de Geispolsheim y apparaissent. Jusqu’à la révolution française en 1789, Irmstett appartenait au Comté de Hanau-Lichtenberg et fut ensuite intégré au département du Bas-Rhin. En 1791, Irmstett comptait 185 habitants, 142 catholiques et 43 protestants[2].

Le premier conflit mondial a fait perdre six de ses fils à Irmstett tandis que le second a fait trois victimes parmi les incorporés de force dans l'armée allemande.

En 1974, Irmstett fusionne avec Scharrachbergheim pour former la nouvelle commune de Scharrachbergheim-Irmstett[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Irmstett Blason De gueules au bouc cabré d’argent[4].
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

A la suite de la fusion des communes de Scharrachbergheim et d'Irmstett le 1er janvier 1975, le maire de Scharrachbergheim devient le maire de Scharrachbergheim-Irmstett et celui d'Irmstett devient maire délégué.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1797 Michel Clauss    
1797 1797 Michel Krauss    
1798 1804 Jean Adam Merkel    
1804 1805 Florent Colin    
1805 1813 Conrad Salomon    
1813 1864 François-Joseph Niderbihl (père)    
1865 1871 François-Joseph Niderbihl (fils)    
1871 1873 Antoine Agram    
1873 1908 Jacques Salomon    
1908 1916 Florent Heim    
1916 1934 Alphonse Salomon    
1934 1937 Joseph Niederst    
1937 1977 Xavier Salomon    
1977 1983 Joseph Droesch    
1983 1989 André Velten    
1989 2001 Marcel Salomon    
2001 2008 Alain Riedel    
2008 2014 Sylvie Thole    
2014 En cours Yolande Sommer    
Les données manquantes sont à compléter.

Notes et références[modifier | modifier le code]