Saint-Sauveur-d'Aunis

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Saint-Sauveur-d'Aunis
Saint-Sauveur-d'Aunis
Mairie de Saint-Sauveur-d'Aunis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Marans
Intercommunalité Communauté de communes Aunis Atlantique
Maire
Mandat
Jean Luc
2014-2020
Code postal 17540
Code commune 17396
Démographie
Gentilé Liguriens ou Saint-Sauveuriens
Population
municipale
1 692 hab. (2016 en augmentation de 4,96 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 59″ nord, 0° 53′ 06″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 35 m
Superficie 19,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aunisverte.com

Saint-Sauveur-d'Aunis est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Liguriens ou Saint-Sauveuriens et les Liguriennes ou Saint-Sauveuriennes[1].

C'est une commune peuplée du canton de Marans, dans l'arrondissement de La Rochelle. Elle connait un développement démographique parmi le plus soutenus du Pays d'Aunis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur-d'Aunis[2]
Nuaillé-d'Aunis Saint-Jean-de-Liversay Ferrières
Angliers Saint-Sauveur-d'Aunis[2] Benon
Anais Le Gué-d'Alleré

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par le cours d'eau la Charre et sur une infime portion par le canal du Curé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient de Ligurius, qui était un propriétaire de la villa gallo-romaine Liguriaco.

A l'emplacement de cette ancienne villa un monastère est érigé, et l'église du village est dédiée au Sauveur.

Appelée La Concorde quelques années après la Révolution de 1798, le bourg prend le nom de Saint-Sauveur-de-Nuaillé, puis de Saint-Sauveur-d'Aunis en 1937.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines celtes et gallo-romaines

Maurice Marsac repère grâce à des photographies aériennes une dizaine de sites préhistoriques et plus récents, en particulier des enclos circulaires ou rectangulaires.

Les légions de César y dressèrent certainement leur camp.

Un essor au Moyen Âge

Quelques années avant l'an mil, le comte Guillaume Bras de Fer qui guerroyait dans ces régions fit don à l'abbaye de Nuaillé en Poitou des riches terres bordant les rives du Curé.

Les moines de Nuaillé y firent alors édifier le puissant prieuré de Saint-Sauveur.

Un château est construit au XIe siècle.

L'Aunis fut l'enjeu des luttes franco-anglaises entre le XIIIe siècle et le XVe siècle.

Aux temps modernes

Au XVIe siècle, les Guerres de religion ensanglantèrent cette contrée. L'Aunis connut la célébrité avec La Rochelle au XVIIe siècle.

Les origines médiévales
Quand Saint-Sauveur s'appelait Ligoure...

L'acte de donation représente la première preuve écrite de l'ancienneté de Saint-Sauveur d'Aunis. Parmi les biens concédés par le comte de Poitiers à l'Abbaye de Nouaillé, figurent, "dans le domaine appelé Ligoure, avec l'église érigée en l'honneur du Sauveur Jésus-Christ, les terres, les prés, les bois et la forêt appelée Corneto". Grâce à ce document{référence nécessaire}, on sait qu'au Xe siècle, existait sur le territoire de la commune une agglomération (d'origine gallo-romaine ou carolingienne) rassemblée autour d'une église. Une grande partie du terroir était encore boisé, et la forêt de Corneto (dont il reste sans doute quelques lambeaux sur les champs qui les entourent) appartenait à la grande forêt d'Argenson réduite de nos jours à la forêt de Benon. Comme tout le pays d'Aunis, Ligoure appartenait à Guillaume Fier à Bras, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, un de ces puissants seigneurs qui, devant l'affaiblissement du pouvoir royal, se conduisaient comme de véritables souverains locaux.

La donation de Ligoure à l'abbaye de Nouaillé

Le puissant comte de Poitiers n'échappe pas à la règle ainsi qu'en témoigne le document qu'il fait rédiger en l'an 979, et qui est actuellement déposé aux archives départementales de la Vienne[réf. nécessaire].

Acte de donation du village de Ligoure (nom primitif de Saint-Sauveur) à l'abbaye de Nuaillé en Poitou, par Guillaume, comte du Poitou, duc d'Aquitaine en janvier 979.

Des calamités de plus en plus fréquentes nous apportent dès maintenant la preuve certaine de la fin prochaine du monde. Or, à notre époque, tout homme s'abandonne à sa fantaisie, alors qu'il lui conviendrait de disposer de ses biens de façon à mériter plus tard la vie éternelle. Et c'est ainsi que moi, Guillaume, au nom de Dieu, comte de la cité de Poitiers et duc d'Aquitaine j'ai conclu de mes réflexions sur la crainte de Dieu et sur la rétribution éternelle, qu'aux justes est attribuée la récompense, aux méchants la damnation et surtout que ceux-là reçoivent la vie éternelle qui font bon usage de leurs biens personnels. Et je souhaite du fond du cœur que la miséricorde du Seigneur, au dernier jour du grand jugement daigne m'accorder son pardon.

C'est pourquoi je donne mon alleu seigneurial situé dans le pays d'Aunis, dans le village appelé LIGOURE, avec l'église érigée en l'honneur du Sauveur, Jésus-Christ, notre Seigneur, les terres, les prés, les bois et la forêt appelée Corneto ; et je donne ailleurs, dans le village appelé RIOUX, l'église consacrée à sainte Marie, Mère de Dieu, Vierge, et deux moulins dans ce même village, et dans un autre lieu dans le village de VOUHE, deux moulins.

Et l'alleu est ainsi circonscrit : de face et sur un côté par le domaine de BURCLACO jusqu'à la route du roi, puis par cette route du roi le long des "planches" appelées Alerias jusqu'aux marais nommés BOUHET et le village de RIOUX avec la forêt, et ainsi se trouve divisée la terre de Dothoealdo jusqu'au lieu appelé Aedorus. Sur un troisième côté, il est limité à travers les marais jusqu'aux maisons Raynaldo.

Tous ces biens susnommés, je les accorde et les donne irrévocablement à la fois pour le salut de mon âme et celui de mon père et de ma mère à la congrégation du monastère de la Sainte-Mère-de-Dieu, Marie, toujours vierge, construit en l'honneur du bienheureux Hylaire et de saint-Junien, confesseurs du Christ, et que dirige on le sait, le seigneur Foulques, abbé, sous le gouvernement duquel les moines apprennent à servir Dieu. Et par cette lettre de cession, je vous délègue mon autorité afin que vous ayez tout pouvoir sur ces biens sans que personne y puisse trouver à redire.

Et cela, il nous a plu, à moi, à mon fils Guillaume ainsi qu'à mon épouse, dame Emma, de l'indiquer de façon que si quelqu'un cherchait à annuler cette donation par quelque calomnie, s'il ne n'en corrige pas et continue d'être de mauvaise foi, qu'il subisse en premier lieu la colère du Dieu tout puissant, et qu'il soit éloigné de la Bienheureuse Vierge Marie et de saint Pierre, Chef des Apôtres et de tous les Apôtres de Saint Étienne et du Chœur des Martyrs et aussi des bienheureux Confesseurs Hilaire pontife et Junien, notre vénérable seigneur, qu'il soit écarté de tous les Saints de Dieu et de la communauté des Anges, qu'il soit précipité dans le feu de la Géhenne, et reste longtemps crucifié dans les flammes avec Dathan Chore et Abiron que la terre a englouti vivants. Pour finir que le démon garda son âme dans les prisons de l'enfer en compagnie des esprits immondes et qu'il demeure sans fin avec eux dans les ténèbres et l'ombre de la mort.

Puisse cette cession par lettre, Dieu aidant, durer à tout jamais avec les précisions qu'elle comporte.

Au bas du document sont apposées les signatures des donateurs, des destinataires et des témoins:

GUILLAUME, Comte, son fils GUILLAUME et son épouse EMMA, qui ont fait cette donation. KADELON, vicomte d'AULNAY, MEDERIC, vicomte de CHATELLERAULT, AIMERI, vicomte de THOUARS, GISLEBERT, Abbé; KADELON et RADULFE, vicaires, BOSON fils d'ADRALD, vicomte, SIMON, GÉRALD, INGELBALD, ADRALD, ACCARD, INGELIN, UCBERT, AUCRER, HUGUES, GAUZLIN, GAUTIER, BERNEFRED, THIBAUD, FOULQUES, RODERIC, FOULQUES, GUILLAUME, FROTIER, MAYNARD, vicomte, GOMBAUD son fils, LAMBERT, prévôt, ARMAND, ARCHAIMBAUD, prévôt, GILBERT, prévôt, ADABRAD, GERARD, prévôt, ABIATE, vicaire, RAYNAUD, doyen de ST-HILAIRE, BENOIT, ARMAND, GAUZBERT

Puis figure la mention suivante:

Donné au mois de janvier, la seconde année du roi ROBERT. THIBAUD, moine, a écrit.

extrait: de "Si Saint Sauveur d'Aunis m'était conté"[réf. nécessaire]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Transfiguration.
  • L'église de la Transfiguration. Située en plein centre du village, cette église est un édifice roman constitué d’une nef à collatéraux sensiblement de même hauteur, suivie de transept à absidioles et d'une abside. La façade initiale a fait place à une restauration du XIXe siècle, très sèche et c'est l'autre extrémité de l'édifice avec les étagements des masses bâties qui montre le caractère le plus séduisant. Elle est une des plus anciennes du canton (de récents travaux d'une période de 5 ans ont permis de la remettre en valeur).
  • L'école, installée dans les locaux d'un ancien monastère (on retrouve des éléments de cloître). Aujourd'hui ce monument a été totalement réaménagé, en conservant sa splendeur ; deux étages, avec au deuxième une bibliothèque dans laquelle ont été conservés anciens parquets, charpente d'origine...

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-d'Aunis tire primitivement sa principale richesse de l'agriculture.

Le XIXe siècle a été un siècle particulièrement prospère pour la commune. Le bourg et sa région étaient riches grâce au commerce des eaux de vie et des chevaux, le grain semble produit en grande quantité puisqu'à cette époque la commune compte 12 moulins à vent. Les foires sont nombreuses, s'échelonnant sur toute l'année. À partir de 1876, le phylloxéra détruit les vignes en terre d'Aunis.

Les exploitations agricoles, en plus petit nombre qu'autrefois, se sont dotées de moyens modernes de production.

L'artisanat et le commerce se sont adaptés aux exigences de l'économie de ce XXIe siècle.

Une zone artisanale et industrielle a été créée le long de la RN 11, axe routier à 2X2 voies reliant La Rochelle à Niort, avec l'implantation d'une usine de polystyrène, d'un chantier de bateaux de plaisance, d'une entreprise de dépannage et récupération automobiles, d'une carrosserie, de silos à grains.

Les services administratifs sont bien représentés (office notarial, guichet du Crédit Agricole, bureau de La Poste) ainsi que les commerces (supérette, cave-restauration à emporter, bar-restaurant-tabac-journaux, boulangerie...) et l’artisanat (garage/mécanique, carrosseries, menuiseries, plombiers-chauffagistes, poterie, maçons, plâtrier, électricien).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Roland Drapeaud    
2008 2014 François Brossard    
2014 En cours Jean Luc PRG Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 1 692 habitants[Note 1], en augmentation de 4,96 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0601 1431 1541 3281 3781 3921 3711 3621 379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4461 5361 5231 4231 4281 2841 2401 1231 062
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
940915950842780762742701752
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7457317319228991 0691 3681 4101 453
2013 2016 - - - - - - -
1 6541 692-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Depuis quelques années, la commune de Saint-Sauveur-d'Aunis connaît une forte augmentation du nombre d'habitants, les nouveaux venus s'installant dans les lotissements créés en différents points de la commune. En l'espace de 10 ans près de 130 nouvelles maisons ont été construites. La structure de la population est modifiée : nombreux sont désormais ceux qui partent chaque jour travailler à l'extérieur dans des entreprises de l'agglomération rochelaise.

Cet attrait perdure, la commune profitant d'un double avantage : on se trouve à la campagne (7 fermes dans la commune), tout en étant très proche de la ville (15 minutes grâce à une quatre-voies à proximité).

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un groupe scolaire rassemblant une école maternelle et une école primaire relevant de l'enseignement primaire public.

Les collégiens vont au collège de Courçon tandis que les lycéens fréquentent les établissements de La Rochelle.

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-d'Aunis a développé un certain nombre de services dans les secteurs médical, paramédical et médico-social[7] qui en font une des communes rurales parmi les mieux équipées dans ce domaine dans son canton.

Les services médicaux

Saint-Sauveur-d'Aunis dispose de deux cabinets de médecins généralistes et d'un cabinet en soins dentaires, tous situés dans le centre-bourg.

Pour les médecins spécialistes, les habitants vont habituellement consulter ceux installés à La Rochelle. De même en est-il pour la radiologie médicale ou IRM où la commune dépend de La Rochelle pour ce type de prestation[Note 2].

Le centre hospitalier le plus proche est celui de La Rochelle, situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest, offre une palette très étendue de soins, tout en étant le plus grand hôpital du département de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux

Saint-Sauveur-d'Aunis est également pourvue en services paramédicaux où se trouvent notamment un centre en soins infirmiers et deux cabinets de kinésithérapeutes. La commune ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à La Rochelle[Note 3].

À cela s'ajoute une pharmacie.

Pour les services d'urgence médicale, Saint-Sauveur-d'Aunis dépend du centre de secours principal de La Rochelle.

Les services médico-sociaux

Une résidence privée pour l'accueil de personnes retraitées est implantée dans le bourg. La MDR du Pays d'Aunis Les Glaîeuls de Saint-Sauveur-d'Aunis dispose de 12 chambres[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  3. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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