Saint-Romain-d'Ay

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Saint-Romain-d'Ay
A Notre Dame d'Ay un célèbre site civil et religieux.
A Notre Dame d'Ay un célèbre site civil et religieux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Lamastre
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ay
Maire
Mandat
Gérard Buche
2014-2020
Code postal 07290
Code commune 07292
Démographie
Population
municipale
1 134 hab. (2014 en augmentation de 13,63 % par rapport à 2009)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 03″ nord, 4° 39′ 58″ est
Altitude Min. 315 m
Max. 586 m
Superficie 9,36 km2
Localisation

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Saint-Romain-d'Ay

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Saint-Romain-d'Ay

Saint-Romain-d'Ay est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du nouveau canton de Lamastre et de la Communauté de communes du Val d'Ay.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village ancien, autour de son église.

La commune est située sur le piémont nord-ardéchois, proche de la vallée du Rhône. Ses 9 km² sont relativement plats, sur ce plateau vallonné de 315 m à 586 m. La rivière d'Ay constitue la limite sud de la commune. A l'ouest, St-Romain est bordé par la commune de Satillieu, et s'étend, à l'est, jusqu'aux hameaux de Brénieux et de Munas.

Le village s'est formé d'abord autour de son église, puis s'est ensuite développé plutôt à Prapérier, autour de la départementale. C'est juste au sud de cette agglomération que se trouve le site de Notre Dame d'Ay qui domine la rivière d'Ay.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-d'Ay est limitrophe de 7 communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Alban-d'Ay Quintenas Ardoix Rose des vents
N Eclassan
O    Saint-Romain-d'Ay    E
S
Satillieu Préaux Saint-Jeure-d'Ay

Histoire[modifier | modifier le code]

Notre Dame d'Ay: un site fortifié et un sanctuaire.

Le promontoire escarpé de Notre Dame d'Ay a été site sacré dès l'époque mégalithique. Les Celtes puis les Romains y ont célébré une déesse de la fécondité. À partir du IVe siècle, les chrétiens y ont substitué une chapelle dédiée à Marie, puis un monastère. En parallèle les premières fortifications romaines ont été améliorées, à partir du XIIe siècle, pour devenir un château fortifié avec trois donjons et une enceinte. C'est aussi vers cette époque qu'a été amenée, sans doute des croisades, une statue de Vierge noire qui a développé les pèlerinages. Ces derniers continuent d'attirer une certaine affluence.

La commune compte aussi trois châteaux privés, le Griottier, les Gauds, et Brénieux.

L'activité agricole a permis à la commune de compter au XIXe siècle autour de 700 habitants, avec des fermes importantes par exemple à Munas et à Brénieux.

La population a diminué ensuite jusqu'à 440 habitants en 1954. Elle s'est très fortement relevée depuis les années 70 et 80, avec la construction de maisons individuelles autour du village et des divers hameaux. Elle comptait 1045 habitants en 2011. Pour la plupart, ces nouveaux habitants travaillent à Annonay ou dans la Vallée. Certains vont travailler jusqu'à Lyon. Mais la commune héberge aussi plusieurs entreprises artisanales, notamment une dizaine dans le bâtiment, et de plus en plus de commerces et de services. Les associations sont assez nombreuses et actives. Les animations du Comité des fêtes sont très appréciées dans la région.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture se maintient bien, avec trois agriculteurs sur la commune, les autres terrains étant cultivés par des exploitants des communes voisines.

Parmi les entreprises artisanales locales, on en dénombre une dizaine dans le secteur du bâtiment. Deux employeurs sont plus importants, l'entreprise Ducoin en travaux publics et l'entreprise "Mets Délices" en restauration.

Une entreprise importante de travaux publics.

L'entreprise de travaux publics Ducoin s'est installé au lieu-dit Murol, près de Brénieux, à partir de 1993. Jean-Louis Ducoin avait commencé à Quintenas dans les années 80 par des travaux agricoles mécanisés, et avait peu à peu complété par des services de travaux publics. Aujourd'hui, l'entreprise possède une quinzaine de camions bennes et 25 engins de chantier de tailles diverses. Elle assure des travaux de démolition, concassage, terrassement, assainissement et installation de réseaux, avec 35 salariés, pour des particuliers, des entreprises ou des collectivités.

L'entreprise de restauration "Mets Délices" s'est installée à Prapérier en 2011, peu après sa création à Ardoix par trois associés. Aujourd'hui elle assure ses services de traiteur bien au-delà de la région, avec 8 salariés permanents et jusqu'à 20 employés en trois équipes les gros weekends. Elle fabrique et vend aussi localement des plats préparés typiques.

Services[modifier | modifier le code]

Le village ancien accueille encore l'école publique, sa cantine, son terrain d'activités et la Bibliothèque.

Mais c'est surtout à Prapérier que qu'ont été développés les services aux habitants. La mairie y a été installée et agrandie. La salle polyvalente y a aussi été agrandie et joliment rénovée. Un grand terrain permet d'accueillir les loisirs, les animations collectives et les camping-cars de passage. Il dispose d'une aire de jeux pour enfants et de coins pique-nique. On trouve aussi à Praperier un restaurant et des services: épicerie/bar, coiffure, photographe, aide à la personne. Des infirmiers ont pu s'y installer dans un local municipal.

Animations[modifier | modifier le code]

Le Comité des Fêtes parvient à susciter de grands rassemblements.

La commune possède une douzaine d'associations bien actives. Entre autres, un club de jeunes et un "Club Culturel et Sportif" qui propose diverses activités de détente: gym, karaté, marche, danse, aquagym, lecture, sorties…

L'association "Jeunesse et loisirs " organise différents événements festifs tout au long de l'année (cochon grillé,tournoi de coinche,soirée a thème ..) dans une salle mise a disposition par la commune en dessous de la salle des fêtes du village .

Le Comité des Fêtes rassemble des délégués de chaque association et parvient à rassembler de grandes foules lors de ses animations: fougot avec soupe aux choux, matinée boudin, une fête de l'été avec feu d'artifice qui a rassemblé jusqu'à 450 convives en 2014, un vide greniers, un marché de Noël qui rassemble une cinquantaine d'exposants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le site de Notre Dame d'Ay[modifier | modifier le code]

Un ancien menhir semble avoir été intégré dans un mur du château.

Le site présente des caractéristiques magnétiques particulières, qui sont notamment sensibles dans et autour de la chapelle. Il semble que la plateforme possédait autrefois trois dolmens, qui sont encore plus ou moins visibles, dans les soubassements du mur du donjon, de la chapelle et des remparts. Les Romains y ont ensuite célébré une déesse de la fécondité.

Pour la partie château, le donjon restauré pourrait dater du XIIe siècle. Des expositions y sont régulièrement proposées par Les Amis de Notre Dame d'Ay. Les deux autres bâtiments semblent dater du XIVe et du XVIe. Outre la visite de la chapelle et de la plate-forme, plusieurs chemins permettent de descendre à la rivière et de faire le tour du site. 

La chapelle et sa Vierge noire[modifier | modifier le code]

La statue du XIe siècle a été remplacée par une deuxième sculpture au XVIe siècle.

La première chapelle du sanctuaire, bâtie au XIe siècle, correspond à la partie aujourd'hui dédiée à St-Joseph. Son agrandissement en orientation ouest-est date des années 1790. Ses derniers embellissements ont été réalisés dans les années 1830. Le clocher renferme un carillon de dix cloches: le bourdon porte les effigies des Vierges de Fourvière, du Puy et d'Ay.

La première statue de la Vierge noire semble avoir été rapportée par les Croisés en 1192. Une nouvelle sculpture l'a remplacée à la fin du XVIe siècle. Elle a été cachée pendant la Révolution et restaurée en 1835. Les mystérieuses vierges noires sont apparues à partir du XIe siècle dans le bassin méditerranéen et notamment dans le sud de la France où on en recense 180. Par exemple au Puy, à Fourvière…, en Ardèche à Borée, à Cornas, à Andance (chapelle de St-Bosc), à Pont de Labeaume, à Sablières… Les vierges noires pourraient être une imitation de Ste Sara, ou de la déesse païenne Isis, représentée souvent noire avec un enfant sur les genoux. La couleur peut aussi avoir comme origine le noircissement des pigments utilisés pour le visage et les mains. Et les statues auraient été ensuite volontairement repeintes en noir. Ces origines mystérieuses concourent peut-être à leur célébrité.

Article détaillé : Vierge noire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Gérard Buche[2] DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 1 134 habitants[Note 1], en augmentation de 13,63 % par rapport à 2009 (Ardèche (département) : +2,81 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
666 640 688 487 544 694 579 741 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 770 783 707 733 682 703 661 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
644 622 572 526 538 521 538 469 440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
475 483 520 574 660 775 941 1 047 1 134
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'activité agricole a permis à la commune de compter au XIXe siècle autour de 700 habitants, avec des fermes importantes par exemple à Munas et à Brénieux.

La population a diminué ensuite jusqu'à 440 habitants en 1954. Elle s'est très fortement relevée depuis les années 70 et 80, avec la construction de maisons individuelles autour du village et des divers hameaux. Elle comptait 1045 habitants en 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Faure, "Notre Dame d'Ay, hier et aujourd'hui" (1996)
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901)
  • Guide de l'Union Touristique Ardèche Verte (1991)
  • Office de Tourisme du Val d'Ay
  • archives municipales
  • articles du Dauphiné Libéré, et notamment reportages de l'été 2014 de François Bassaget.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 31 juillet 2014)
  2. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.