Rue des boutiques obscures

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Rue des boutiques obscures
Image illustrative de l'article Rue des boutiques obscures
À la recherche des traces de son passé

Auteur Patrick Modiano
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution
Nombre de pages 213
ISBN 2070283836

Rue des boutiques obscures est le sixième roman de Patrick Modiano paru le et récompensé la même année par le prix Goncourt.

Historique du roman[modifier | modifier le code]

Rue des boutiques obscures vient de paraître à la rentrée littéraire 1978, lorsque son auteur est invité par François Mitterrand et Bernard Pivot pour une conversation autour de la littérature lors d'une émission spéciale d'Apostrophes le 15 septembre 1978 — réunissant également Emmanuel Le Roy Ladurie, Michel Tournier, Paul Guimard — où l'homme politique parle de ses goûts littéraires et donne son sentiment sur le dernier roman de Patrick Modiano dont il tient l'œuvre, à cette date, pour importante dans la littérature française[1].

Le roman reçoit le le prix Goncourt au troisième tour de scrutin avec six voix contre trois pour Diane Lanster de Jean-Didier Wolfromm et une seule pour La Vie mode d'emploi de Georges Perec[2],[3]. De façon exceptionnelle, le jury précise que le prix est remis à Modiano également « pour l'ensemble de son œuvre[3] » qui fut les années précédentes presque systématiquement retenue dans les dernières sélections de l'Académie Goncourt.

Résumé[modifier | modifier le code]

Guy Roland est un détective qui après la retraite de son patron, Hutte, décide de partir en 1965 à la recherche de sa propre identité qu'il a perdue après un accident mystérieux qui l'a laissé amnésique depuis plus de 15 ans. Remontant les pistes ténues de son passé qui semble s'arrêter pendant la Seconde Guerre mondiale, il apprend qu'il se nomme Jimmy Pedro Stern, un grec-juif de Salonique vivant à Paris sous un nom d'emprunt, Pedro McEvoy, et travaillant pour la légation de la République dominicaine. Ce Pedro McEvoy était entouré d'amis, Denise Coudreuse un mannequin français qui partage sa vie, Freddie Howard de Luz un anglais de l'île Maurice, Gay Orlow une danseuse américaine d'origine russe, Dédé Wildmer un ancien jockey anglais, qui tous ensemble décidèrent en 1940 de se rendre à Megève afin de fuir un Paris devenu de plus en plus oppressant sous l'occupation allemande. Denise et Pedro avaient décidé de partir pour la Suisse, et payèrent un passeur qui les abandonna dans la montagne, laissant celui-ci seul perdu dans la neige...

Guy Roland décide de retrouver Freddie qui est allé vivre en Polynésie après la guerre. Au moment où il arrive à Bora Bora, il apprend que celui-ci vient de disparaitre dans un naufrage quelques jours plus tôt. Il ne reste plus à Guy-Pedro Stern qu'une dernière piste pour renouer les fils de son passé : une adresse qu'il aurait occupée à Rome dans les années 1930 au 2, rue des Boutiques obscures[4] dans le ghetto juif de la ville éternelle.

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Mitterrand et ses invités, émission Apostrophes no 158 le 15 septembre 1978.
  2. 1978 : Rue des boutiques obscures par Patrick Modiano dans L'Express du 1er novembre 2005
  3. a et b Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1962 à 1978 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 17 août 2013.
  4. Via delle Botteghe Oscure sur la Wikipédia en italien.
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Prix Goncourt
1978
Pélagie-la-Charrette d'Antonine Maillet