John l'Enfer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
John l'Enfer
Image illustrative de l'article John l'Enfer
Un laveur de vitres de building

Auteur Didier Decoin
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Éditeur Seuil
Collection Cadre rouge
Date de parution
Nombre de pages 318
ISBN 2020046695

John l'Enfer est un roman de Didier Decoin publié le aux éditions du Seuil et ayant obtenu le prix Goncourt la même année.

Résumé[modifier | modifier le code]

John l'Enfer est un indien cheyenne, qui travaille à New York au milieu des années 1970 comme laveur de carreau sur les gratte-ciel, en raison de sa faible propension au vertige liée à son appartenance ethnique. Ultra-sensitif et taiseux, il pressent qu'une « lèpre » ronge les immeubles de la ville qui menacent de s'effondrer à tout moment. À la suite d'une nouvelle chute de l'un de ses collègues laveurs dues aux économies faites sur la sécurité par la société qui les emploie, John l'Enfer fait la rencontre dans un hôpital de Dorothy Kayne, une belle jeune femme qu'un accident de surf a rendue aveugle, au moins temporairement. Immédiatement attiré par elle et maîtrisant à peine ses pulsions, il réussit toutefois à lier connaissance et finit par l'aider pour sa sortie d'hôpital, lui proposant par lettre d'être son « chien d'aveugle ».

Contre toute attente, Dorothy accepte – ne voulant pas se retrouver seule sur le campus de l'université Columbia où elle enseigne la sociologie – mais se fait accompagner par Ashton Mysha, un capitaine en second de navire de croisière d'origine juive-polonaise, cloué à quai par une appendicite, qu'elle vient également de rencontrer à l'hôpital. Finalement, le trio improbable se constitue et s'installe dans un équilibre étrange dans la maison de l'Indien, qui vient de plus de perdre son travail. Tous trois suivent la décadence de la ville, sa pourriture qui remonte à la surface, la guerre et la corruption des édiles, les luttes de classe et les rapports ethniques, la drogue qui ronge les plus faibles et pour finir l'arrivée massive des chiens qui prennent d'assaut la mégalopole signalant, selon les vieux textes de Babylone, la survenue imminente d'une catastrophe, au sens littéral.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]