Un cirque passe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Un cirque passe
Auteur Patrick Modiano
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution
Nombre de pages 152
ISBN 2-07-072771-8

Un cirque passe est un roman de Patrick Modiano paru le aux éditions Gallimard.

Résumé[modifier | modifier le code]

Jean rencontre Gisèle après qu'ils aient été tous deux interrogés par la police. Gisèle n'a plus de logement, Jean l'invite chez son père parti en Suisse, dans un appartement vidé de presque tout son mobilier. Des connaissances de Gisèle proposent alors au jeune couple un "service" rémunéré.

Personnages[modifier | modifier le code]

Jean (livré à lui-même, il vit d'expédients, entre autres la brocante de livres, tout en étant inscrit à la faculté de lettres). Gisèle (Suzanne Kray, un peu plus âgée que Jean, cette mystérieuse jeune femme vient de quitter Saint-Leu-La-Forêt). Grabley (un peu paumé et pathétique, il est l'ami du père du narrateur, il habite avec Jean, quai de Conti). Jacques De Bavière (nanti, il possède un cheval et un appartement rue Washington. Semble avoir des sentiments pour Gisèle). Pierre Ansart (homme un peu louche, propriétaire d'un restaurant et ami de Jacques De Bavière). Dell'Aversano (antiquaire et libraire, il aide Jean). M.Guélin (fait des révélations sur Jean et Gisèle). Martine Gaul (dévouée, voire corvéable, petite amie de Pierre Ansart). Raymond (Labrador de Gisèle). Le barman de la rue Amelot.

Extraits[modifier | modifier le code]

"Place du Châtelet, elle a voulu prendre le métro. C'était l'heure de pointe, nous nous tenions serrés près des portières. A chaque station, ceux qui descendaient nous poussaient sur le quai. Puis nous remontions dans la voiture avec les nouveaux passagers. Elle appuyait la tête contre mon épaule et elle m'a dit en souriant que "personne ne pouvait nous retrouver dans cette foule". A la station Gare du Nord, nous étions entraînés dans le flot des voyageurs qui s'écoulait vers les trains de banlieue. Nous avons traversé le hall de la gare et, dans la salle des consignes automatiques, elle a ouvert un casier et en a sorti une valise de cuir noir. Je portais la valise qui pesait assez lourd. Je me suis dit qu'elle contenait autre chose que des vêtements".

"Nous longions le Bois de Boulogne. Porte de la Muette. Porte de Passy. J'avais légèrement baissé la vitre et je respirais un courant d'air frais et une odeur de feuillages et de terre mouillée. J'aurais voulu me promener avec elle dans les allées du Bois, au bord des lacs, du côté de la Cascade ou de la Croix-Catelan (...)".

"Je n'arrive pas à joindre votre père. Le numéro de téléphone qu'il m'a laissé ne répond pas. Rien d'étonnant à cela. Je pouvais même prévoir que le numéro sonnerait dans le vide pour l'éternité".

"Nous étions tous debout sous la lumière blafarde de l'ampoule de plafond, l'air de fêter un mystérieux anniversaire".

"Les détails topographiques ont un drôle d'effet sur moi: loin de me rendre l'image du passé plus proche et plus claire, ils me causent une sensation déchirante de liens tranchés net et de vide".

"Chez le plus élégant d'entre eux, celui qui de prime abord semblait le plus respectable, finissait toujours par percer un marchand forain aux abois."

"La salle de restaurant était elle aussi dénuée de la moindre réalité, comme l'un de ces endroits que l'on a fréquenté jadis et que l'on revisite en rêve".

Éditions[modifier | modifier le code]