Rue Merlane

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Rue Merlane
(oc) Carrièra Ramond de Merlane
Image illustrative de l’article Rue Merlane
La première partie de la rue Merlane, vue depuis le croisement de la rue des Trois-Banquets.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 55″ nord, 1° 26′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Étienne
Début no 32 place Mage et no 2 rue Tolosane
Fin no 3 rue Fermat
Morphologie
Type rue
Longueur 157 m
Largeur entre 2,5 et 4 m
Histoire
Anciens noms Rue Bordalèze (fin du XIVe siècle)
Rue des Affachadous (milieu du XVIe siècle)
Rue Merlane (1840)
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Merlane (oc) Carrièra Ramond de Merlane
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Merlane (oc) Carrièra Ramond de Merlane

La rue Merlane (en occitan : carrièra Ramond de Merlane) est une rue du centre historique de Toulouse, en France. Elle se situe au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 de la ville. Elle appartient au secteur sauvegardé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rue Merlane (Toulouse) - Palques.jpg

La rue Merlane tient depuis 1840 son nom de la famille Merlane ou Merlanes, et tout particulièrement de Raymond de Merlane, qui, sans qu'on soit sûr qu'il y ait véritablement habité, possédait un immeuble dans une rue proche (actuel no 9 rue du Canard)[1].

À la fin du Moyen Âge, la rue portait le nom de rue Bordalèze, car une dame Bordalèze (Bordalesa en occitan), de la famille capitulaire de Puybusque, y vivait au XIVe siècle. Au milieu du XVIe siècle, comme de nombreuses rues du quartier, elle prend le nom des bouchers (afachador en occitan). Ce n'est que vers 1840 qu'elle prend son nom actuel[2].

Description[modifier | modifier le code]

Voies rencontrées[modifier | modifier le code]

La rue Merlane rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue Tolosane (g)
  2. Place Mage (d)
  3. Rue des Trois-Banquets (g)
  4. Rue Pierre-de-Fermat

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la rue Merlane dépend du capitoulat de Saint-Étienne. Les maisons et les immeubles de cette rue ne sont alors que des dépendances des maisons qui donnent sur les deux rues voisines, la rue Tolosane et la rue des Nobles (actuelle rue Fermat). Un abattoir de bouchers (« affachadou » ou afachador en occitan toulousain) est établi à l'angle de la rue des Trois-Banquets, tandis que plusieurs boutiques de bouchers y sont installées, comme dans les rues voisines, en particulier les rues Bouquières et Mage. À la Révolution française, en 1794, la rue est rebaptisée rue de l'Émulation, sans que ce nom soit conservé[2].

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • no  2 : immeuble ; hôtel Cassan.
    Un premier immeuble est construit au XVIIe siècle à l'angle de la place Mage et de la rue Merlane : c'est d'ailleurs dans cette rue que s'en trouvait l'entrée principale, un portail en plein cintre dont la clé est ornée d'une pointe de diamant, mais aujourd'hui bouché. Les élévations sur la rue datent de la même période, peut-être reprises au siècle suivant. Elles juxtaposent plusieurs corps de bâtiments. Après la Révolution française, l'immeuble est acheté par la famille Cassan qui en fait son hôtel[3].
  • no  7 : hôtel de Malenfant ou de Panat ; consulat honoraire du Venezuela.
    L'hôtel particulier est construit probablement à la limite entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle, sur une vaste parcelle entre les rues Merlane et Fermat, qui appartient depuis le milieu du XVIe siècle à une famille de parlementaires, les Malenfant ; on retient particulièrement le nom de Pierre de Malenfant, juge-mage de Foix en 1679. L'hôtel s'organise entre cour et jardin[4].
  • no  8 : hôtel Sevin-Mansencal.
    L'édifice se compose de deux hôtels particuliers différents construits à la fin du XVIe siècle, qui ont appartenu à la famille Sevin-Mansencal. Le conseiller au Parlement Jean de Mansencal, fils du premier Président Jean de Mansencal, s'installe vers 1560 dans le bâtiment le long de la rue Merlane. Sa fille, Françoise de Mansencal, épouse de Pierre de Sevin, s'installe à son tour, vers 1607, dans un second hôtel : ce sont leurs héritiers qui réunissent ces deux hôtels. Les bâtiments sont remaniés en 1879 par l'architecte Durivage[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Chalande, 1926, p. 143-144.
  2. a et b Jules Chalande, 1926, p. 144.
  3. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche IA31132880 », 2009.
  4. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche IA31132889 », 2009.
  5. Fabien Cadot, Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche IA31132881 », 2009 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, 12e série, tome I, Toulouse, 1926, p. 143-145.
  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2867263545).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • « Fiches d'information détaillée Patrimoine Architectural », Inventaire général Région Occitanie, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).