And the Band Played On

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And the Band Played On: Politics, People, and the AIDS Epidemic est un essai écrit par le journaliste Randy Shilts, publié en 1987. Ce livre fait la chronique de la découverte et de l'expansion du VIH et du SIDA aux États-Unis. Il met l'accent sur l'indifférence du gouvernement des États-Unis à ce qui a été considéré à l'époque comme une maladie concernant uniquement les personnes homosexuelles. Le postulat de Shilts est que, bien que le sida soit causé par un agent biologique, c'est l'incompétence et l'apathie envers les personnes séropositives qui permit la propagation du virus.

Le livre est un important travail de journalisme d'investigation qui décrit chronologiquement les évènements qui marquèrent les premières années de l'épidémie. Shilts décrit le combat de ceux qui luttèrent contre cette maladie : les séropositifs dans les communautés gays, mais aussi des gens du monde médical et politique. L'auteur débute son argumentation en se penchant sur le premier cas connu dans les années 1970, Grethe Rask, un médecin danois qui avait travaillé en Afrique. Le livre se termine sur l'annonce par l'acteur Rock Hudson qu'il se meurt du SIDA, à une période où l'attention pour le virus est devenue mondiale et très relayée par les médias[1].

Le livre est très bien accuelli par la critique et devient un best-seller, qui fait de Shilts à la fois une star et un paria dans la communauté gay. Dans un entretien après la publication du livre, il parle de ce qui l'a poussé à entreprendre l'écriture du livre : « n'importe quel bon journaliste aurait pu écrire cette histoire, mais la raison pour laquelle je l'ai écrit - et personne d'autre -, c'est parce que je suis gay. Il concerne les gens qui ont compté pour moi, les gens qui j'ai aimé ». Shilts fut diagnostiqué comme séropositif lors de l'écriture du livre. Il mourut des suites de complications du SIDA en 1994.

Le livre est adapté sous forme de téléfilm éponyme par Roger Spottiswoode en 1993, dont le titre a été traduit en français par Les Soldats de l'espérance.

La communauté gay[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le sida a frappé en premier les hommes homosexuels et les toxicomanes à Los Angeles, New York City et San Francisco, en raison des rapports sexuels non protégés et de la consommation de la drogue avec des aiguilles usagées. Les sources de Shilts dans la communauté gay essayèrent de se souvenir de la dernière personne en bonne santé qu'ils connaissaient, ce qui datait à la fête bicentenaire des États-Unis en 1976 quand les matelots du monde entier sont venus à New York[2]. Certains d'entre eux avaient eu des maladies sexuelles transmissible et des fièvres tropiques rares. Une nette différence dans ces villes était la conscience dans les communautés homosexuelles avant 1980 et après 1985. Selon Shilts, avant 1985 la communauté gay s'est caractérisée par une innocence insouciante, juste avant l'époque où les hommes homosexuels sont devenus conscients de la maladie infectieuse mortelle. Après 1985, les hommes homosexuels savaient que la plupart ou la totalité de leurs amis ont été infecté du sida. C'est aussi à cette époque quand le syndrome a été médiatisé[3].

À San Francisco, particulièrement dans le quartier Castro, les politiciens dans la communauté gay comme Bill Kraus et Cleve Jones ont trouvé une nouvelle direction dans le mouvement pour les droits des homosexuels au moment où tant d'hommes l'ont attrapé en 1980. Le department de santé publique de San Francisco commença à tracer la maladie à cette époque[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. H. Jack Geiger; H. Jack Geiger Is The Arthur C. Logan Professor Of Community Medicine At The City University Of New York Medical School, « PLENTY OF BLAME TO GO AROUND », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  2. (en) Randy Shilts, And the Band Played On, 142–143 p.
  3. Randy Shilts, And the Band Played On, 585–590 p.
  4. Randy Shilts, And the Band Played On, 152–154, 167, 180, 200, 209–210 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]