Édouard Peisson

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Edouard Peisson
Naissance
Marseille
Décès (à 67 ans)
Ventabren ( Bouches-du-Rhône)
Activité principale
Romancier
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman maritime

Œuvres principales

Hans le marin (1929)
Gens de mer (1934)
Le Voyage d'Edgar (1938)
L'Aigle de mer (1941)
Le Garçon sauvage (1950)
Grampus (1962)
Etc.

Édouard Peisson est un écrivain français, spécialisé dans le roman maritime, né en 1896 à Marseille et mort en 1963 à Ventabren.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Peisson était le second fils de Marius Peisson, plus connu sous son nom de journaliste au Petit Marseillais : Odysse Richemond. Enfant, il passe ses vacances à Ventabren, village dont sa mère est originaire. Il est élève du Petit Séminaire qu'il quitte pour l'école Saint-Joseph, où il passe son brevet.

Il se sent très tôt attiré par la mer, d'abord en écoutant les récits de son grand père qui a un peu navigué autrefois, ensuite par ses lectures, comme « les Aventures de Gordon Pym » d'Edgar Poe ou « Pirate » de Walter Scott. À 17 ans, il rencontre la famille de marins-armateurs de son ami Jean-Pierre Mattei. À la fin de l'hiver 1914, alors qu'il n'a que 18 ans, il embarque en qualité de pilotin sur le Madonna.

Peisson, en tant que radio-télégraphiste, puis capitaine de la marine marchande, navigua pour le compte des compagnies de transports maritimes Paquet et Transatlantique. Il parcourut ainsi la Méditerranée, la ligne de l'Atlantique vers les États-Unis et la mer Blanche, les mers du Sud, sur divers cargos et paquebots[1]. Pendant la Première Guerre mondiale, il servit sur des transports de troupes et de munitions.

En 1923, un décret ministériel réduit de manière drastique les effectifs de la marine marchande et entraîne le désarmement de nombreux navires. En 1924, Peisson se retrouve sans travail. Il passe un concours de rédacteur à la Préfecture des Bouches-du-Rhône, mais il n'apprécie guère son nouveau métier qu'il trouve absurde et ennuyeux. C'est alors qu'il va commencer à écrire.

En 1936, il démissionnera de son emploi préfectoral pour se consacrer uniquement à la littérature. Il quitte Marseille pour s'installer à Luynes dont il ne s'absentera que pour de brefs séjours à Paris.

Aux côtés notamment de Marc Bernard, Eugène Dabit et Tristan Rémy, Peisson fit partie pendant quelque temps du groupe des « écrivains prolétariens » rassemblés autour du quotidien Nouvel Âge d'Henri Poulaille[2].

Élu membre de l'Académie de Marseille en 1939, Peisson venait de Luynes pour en suivre régulièrement et avec plaisir les séances. Il recevra le prix de l'Académie française en 1940.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Jeannine Salé, Édouard Peisson : Homme de mer et Romancier, La Pensée, 1977.
  • René Moniot Beaumont, « Édouard Peisson (1896-1963) : Le Conrad français », dans Histoire de la littérature maritime, La Découvrance, 2008 (ISBN 978-2-84265-590-7), pp. 285 et suiv. (Extrait. Consulté le 21 février 2012.)
  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2003, p. 261 (ISBN 2-7449-0254-3)
  • Edouard Peisson ( 1896-1963), romancier de la mer article dans la revue Le Chasse-Marée n° 178 mai 2005

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ballero, capitaine, Éditions des Portiques, 1928.
  • Le Courrier de la mer Blanche, Grasset, 1929; prix des Vikings 1930.
  • Hans le marin, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », n° 6, 1929[3].
  • Le Malheur d'être seul : Joëlle, Éditions du Portique, 1930.
  • L'Étoile noire, Grasset, 1931.
  • Parti de Liverpool..., Grasset, coll. « Pour mon plaisir », 1932.
  • Crise, Légende, Cahiers bleus, 1932.
  • Une femme, Grasset, 1932.
  • Gens de mer, Grasset, 1934.
  • Le Chalutier 304 : Récits de mer, Grasset, 1935.
  • Passage de la ligne, Grasset, 1935.
  • Mer Baltique, Grasset, 1936.
  • Le Pilote, Grasset, 1937.
  • Le Voyage d'Edgar, Grasset, 1938, grand prix du roman de l'Académie française.
  • La Carte marine, Grasset, 1939.
  • L'Aigle de mer, Grasset, 1941.
  • À destination d'Anvers, Grasset, 1943.
  • L'Homme de mer, Flammarion, 1943.
  • Jacques Cartier, navigateur, Marcel Didier, Toulouse, 1944.
  • L'Anneau des mers, Flammarion, 1945[4].
  • L'Homme couvert de dollars, Grasset, 1946.
  • Les Écumeurs, Flammarion, 1947.
  • La Mer est un pays secret, Grasset 1948.
  • Les Démons de la haute mer, Flammarion, 1948.
  • Les Rescapés du Névada, Flammarion, 1950.
  • Une certaine nuit, Grasset, 1950.
  • Le Garçon sauvage, Libr. A. Fayard, 1950[5].
  • Pôles : L'Étonnante aventure de Roald Amundsen, Grasset, 1952.
  • Capitaines de la route de New York, Grasset, 1953.
  • Le Sel de la mer, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », n° 27, 1954.
  • Ian Seifer du Jordaan, Flammarion, 1954.
  • Dieu te juge !, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », n° 31, 1955.
  • La route du pôle sud, Grasset, 1957.
  • Thomas et l'ange, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », n° 49, 1959.
  • Quart de nuit, Grasset, 1960.
  • Grampus, Grasset, 1962.
  • Le cavalier nu, Grasset, 1963.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les voyages effectués dans les zones de guerre, comme ceux d'Arkhangelsk ou de Rio de Janeiro s'avéreront particulièrement dangereux car « les navires de la marine marchande ne sont que des proies et des victimes », ce qui fera écrire à Édouard Peisson dans « la Mer est un pays secret » : « la mer est la Grande Pitié de la marine marchande », cité par René Moniot Beaumont dans Histoire de la littérature maritime, p. 287.
  2. Jean-Pierre Bernard, « Le Parti communiste français et les problèmes littéraires (1920-1939) », dans Revue française de science politique, vol. 17, n° 3, 1967, p. 527, note 15.
  3. Réédité en 1964 en Livre de poche, couverture illustrée par Lucien Fontanarosa.
  4. Les illustrations du livre sont du peintre marseillais Hubert Aicardi.
  5. Jean Delannoy tirera de ce roman le scénario de son film Le Garçon sauvage (1951).

Lien externe[modifier | modifier le code]