Spondias mombin

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Spondias mombin

Spondias mombin
Description de cette image, également commentée ci-après
Prunier mombin
Classification
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Noyau des Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Malvidées
Ordre Sapindales
Famille Anacardiaceae
Genre Spondias

Nom binominal

Spondias mombin
L., 1753

Synonymes

  • Spondias aurantiaca Schumach. & Thonn.
  • Spondias axillaris Roxb.
  • Spondias cythera Tussac
  • Spondias dubia A. Rich.
  • Spondias graveolens Macfad.
  • Spondias lucida Salisb.
  • Spondias lutea L.
  • Spondias lutea Royen ex Blume
  • Spondias lutea var. glabra Engl.
  • Spondias lutea var. maxima Engl.
  • Spondias lutea var. pseudomyrobalanus (Tussac) Marchand
  • Spondias myrobalanus L.
  • Spondias myrobalunus L.
  • Spondias nigrescens Pittier
  • Spondias oghigee G. Don
  • Spondias pseudomyrobalanus Tussac
  • Spondias purpurea var. venulosa Engl.
  • Spondias radlkoferi Donn. Sm.
  • Spondias venulosa (Engl.) Engl.
  • Spondias zanzee G. Don[1]
Prune mombin

Le prunier mombin (Spondias mombin) est un arbre d'origine néotropicale appartenant à la famille des Anacardiaceae, que l'on rencontre depuis les régions semi-arides du Mexique, et du Pérou, jusqu'au Brésil, et en Guyane, en passant par les Antilles.

Il est parfois cultivé (notamment dans le Nord-est Brésilien), pour ses fruits comestibles appelés mombins, qui peuvent être utilisés dans la confection de punch.

Cet arbre a été naturalisé dans certaines régions d'Afrique, d'Inde, du Bangladesh, du Sri Lanka, d'Indonésie, des Bahamas, et d'autres îles des Caraïbes.

Le fruit est une drupe jaune ovoïde, d'une taille comprise entre une prune et un citron, recouverte d'une peau coriace renfermant une fine couche de pulpe autour d'un gros noyau. Cette chair présente une saveur agréable, légèrement acidulée et astringente, et à l'odeur suave très forte.

Les graines ont une teneur en huile de 31,5%[2].

Description[modifier | modifier le code]

Spondias mombin est un arbre à feuilles caduques atteignant jusqu'à 20 mètres de haut et 1,5 mètres de diamètre. Son écorce est épaisse, liégeuse, et profondément fissurée. Lorsque des coupes, il est rose pâle, virant rapidement. Les branches sont basses et les rameaux glabres. Les feuilles sont imparipennées, avec 5 à 8 paires de folioles opposées avec une foliole terminale, 10 × 5 centimètres, oblongues ou oblongues lancéolées, largement acuminées, glabres. La floraison massive et parfumée a lieu de janvier à Mai. Elle se compose de gros panicules terminaux lâches composés de petites fleurs blanches. Les fruits jaunes, de forme ovoïde, apparaissent de juillet à septembre et mesurent près de 4 centimètres, devenant ridés en séchant. Comestibles leur goût est un peu acide avec un arôme puissant. La chair entoure un unique noyau fibreux.

Utilisation alimentaire[modifier | modifier le code]

Bai makok est le nom des feuilles de Spondias mombin en langue Thaï
Le fruit, dont la graine est bien visible sur cette image, peut également être utilisé pour faire de la salade de papaye verte en Thaïlande et au Laos
Fruits verts vendus dans un supermarché en République Dominicaine
Fruits mûrs

La pulpe du fruit peut être consommée fraîche, en jus, en concentré, en gelées, ou en sorbets.

En Thaïlande, ce fruit est utilisé dans le som tam comme un ingrédient secondaire. Les jeunes feuilles, dont le goût est légèrement amer et acidulé, parfois servi cru avec certains types de nam phrik (sauces pimentées Thaïlandaises). Il est également servi avec de la poudre de piment au Bangladesh.

En tant que membre de la famille du Sumac (Anacardiaceae), l'exposition à la sève de cette espèce pourrait provoquer une réaction allergique identique à celle de l'herbe à puces. Les personnes présentant une sensibilité connue à l'urushiol, doivent faire preuve de prudence dans la consommation ou la manipulation de cette espèce.

Médecine traditionnelle[modifier | modifier le code]

Dans la médecine traditionnelle, Spondias mombin présente une variété d'utilisations. Le fruit a été utilisé comme diurétique et fébrifuge. L'écorce astringente est utilisée comme émétique et contre la diarrhée, la dysenterie, les hémorroïdes, la gonorrhée, et les leucorrhées. Les fleurs et les feuilles sont utilisées pour confectionner un thé contre des maux d'estomac, les affections hépatiques, l'urétrite, la cystite, et les inflammation[3].

En Guyane, les différentes populations lui prêtent des vertus comme anti-diarrhéique, contre le maux de ventre, les éruptions cutanées des nourrissons, ou contre les moustiques[4].

Chimie[modifier | modifier le code]

Diverses études ont été réalisées concernant sa composition chimique est ses propriétés anti-virales[5], anti-bactérienne et molluscicides[6], physiologiques[7], antimicrobiennes[8], phytochimiques et nutritionnelles[9], psychoactives[10], anticorrosives[11], anthelmintiques[12], etc.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Comme toute espèce largement utilisée, Spondias mombin porte de nombreux noms vernaculaires dans différentes langues :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Name - Spondias mombin L. - synonyms », Tropicos, Saint Louis, Missouri, Missouri Botanical Garden (consulté le 10 mars 2017)
  2. « Characterization and viscosity parameters of seed oils from wild plants », Bioresource Technology, 2e série, vol. 86,‎ , p. 203–205 (DOI 10.1016/S0960-8524(02)00147-5)
  3. « Medicinal and Economic Value of Spondias mombin », African Journal of Biomedical Research, 2e série, vol. 11,‎ , p. 129–136 (lire en ligne)
  4. a et b Pierre Grenand, Christian Moretti, Henri Jacquemin et Marie-Françoise Prévost, Pharmacopées traditionnelles en Guyane: Créoles. Wayãpi, Palikur, Paris, IRD Editions, , 304-305 p. (ISBN 978-2709915458, lire en ligne), p. 816
  5. (en) Jozef Corthout, L.A. Pieters, M. Claeys, D.A. Vanden Berghe et A.J. Vlietinck, « Antiviral ellagitannins from Spondias mombin », Phytochemistry, vol. 30, no 4,‎ , p. 1129-1130 (DOI https://doi.org/10.1016/S0031-9422(00)95187-2, lire en ligne)
  6. (en) Jozef Corthout, L. Pieters, M. Claeys, S. Geerts, D. Vanden Berghe et A. Vlietinck, « Antibacterial and molluscicidal phenolic acids from Spondias mombin », Planta Med., vol. 60, no 5,‎ , p. 460-3 (PMID 7997478, DOI 10.1055/s-2006-959532)
  7. (en) NJ Coates, ML Gilpin, MN Gwynn, DE Lewis, PH Milner, SR Spear et JW Tyler, « SB-202742, a novel beta-lactamase inhibitor isolated from Spondias mombin », J Nat Prod., vol. 57, no 5,‎ , p. 654-7 (PMID 8064298, DOI 10.1021/np50107a016)
  8. (en) K. A. Abo, V. O. Ogunleye et J. S. Ashidi, « Antimicrobial potential of Spondias mombin, Croton zambesicus and Zygotritonia crocea », Phytotherapy Research: An International Journal Devoted to Pharmacological and Toxicological Evaluation of Natural Product Derivatives, vol. 13, no 6,‎ , p. 494-497 (DOI https://doi.org/10.1002/(SICI)1099-1573(199909)13:6%3C494::AID-PTR490%3E3.0.CO;2-9)
  9. (en) P. C. Njoku et M. I. Akumefula, « Phytochemical and nutrient evaluation of Spondias mombin leaves », Pakistan Journal of Nutrition, vol. 6, no 6,‎ , p. 613-615 (lire en ligne)
  10. (en) A. O. Ayoka, R. O. Akomolafe, E. O. Iwalewa, M. A. Akanmu et O. E. Ukponmwan, « Sedative, antiepileptic and antipsychotic effects of Spondias mombin L.(Anacardiaceae) in mice and rats », Journal of Ethnopharmacology, vol. 103, no 2,‎ , p. 166-175 (DOI https://doi.org/10.1016/j.jep.2005.07.019)
  11. (en) N. O. Obi-Egbedi, I. B. Obot et S. A. Umoren, « Spondias mombin L. as a green corrosion inhibitor for aluminium in sulphuric acid: Correlation between inhibitive effect and electronic properties of extracts major constituents using density functional theory », Arabian Journal of Chemistry, vol. 5, no 3,‎ , p. 361-373 (DOI https://doi.org/10.1016/j.arabjc.2010.09.002)
  12. (en) I. O. Ademola, B. O. Fagbemi et S. O. Idowu, « Anthelmintic activity of extracts of Spondias mombin against gastrointestinal nematodes of sheep: studies in vitro and in vivo », Tropical Animal Health and Production, vol. 37, no 3,‎ , p. 223-235 (DOI http://dx.doi.org/10.1023%2FB%3ATROP.0000049296.47350.80)
  13. Spanish Royal Academy Dictionary
  14. Modèle:PLANTS
  15. See Ayoka et al. (2008, p.130), Oladele (2008, p.5). Note that Aiyeloja & Ajewole (2006, p.57) give agbalumo as the local name in Osun State, however other sources identify agbalumo elsewhere in Nigeria with the African star apple, Chrysophyllum alibidum and related species; see for example Aiyeloja & Bello (2006, p.18) and Oyelade et al. (2005).
  16. (en) A. A. Aiyeloja et O. A. Bello, « Ethnobotanical Potentials of Common Herbs in Nigeria: A Case Study of Enugu State », Educational Research and Reviews, vol. 1, no 1,‎ , p. 16-22 (p.19)
  • Modèle:Conférence
  • (en) O.J. Oyelade, Odugbenro P.O., A.O. Abioye et N.L. Raji, « Some physical properties of African star apple (Chrysophyllum alibidum) seeds », Journal of Food Engineering, London, Elsevier Science, 4e série, vol. 67,‎ , p. 435–440 (OCLC 108380173, DOI 10.1016/j.jfoodeng.2004.05.046)
  • (en) O.T. Adepoju et O.E. Oyewole, « Nutrient Composition and Acceptability Study of Fortified Jams from Spondias Mombin (Hog Plum, Iyeye in Yoruba) Fruit Pulp », Nigerian Journal of Nutritional Science, 2e série, vol. 29,‎ , p. 180-189 (ISSN 0189-0913)
  • (en) Tolu Odugbemi, Outlines and Pictures of Medicinal Plants from Nigeria, University of Lagos Press, , 119 p. (ISBN 978-978-48712-7-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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