Place intérieure Saint-Cyprien

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Place intérieure Saint-Cyprien
(oc) Plaça interiora de Sant Çubran
Image illustrative de l’article Place intérieure Saint-Cyprien
La place et la porte Saint-Cyprien.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 53″ nord, 1° 25′ 54″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Cyprien
Morphologie
Type Place
Forme Rectangulaire
Superficie 4 900 m2
Histoire
Création 1779
Anciens noms Place intérieure Saint-Cyprien (1779)
Place intérieure de Brienne (début du XIXe siècle)
Protection Logo des sites naturels français Site classé (1944, place intérieure Saint-Cyprien)
Secteur sauvegardé (1986)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Place intérieure Saint-Cyprien (oc) Plaça interiora de Sant Çubran
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Place intérieure Saint-Cyprien (oc) Plaça interiora de Sant Çubran

La place intérieure Saint-Cyprien (en occitan : plaça interiora de Sant Çubran) est une place du centre historique de Toulouse, en France. Elle se situe dans le quartier Saint-Cyprien , dans le secteur 2 de la ville. Elle appartient au secteur sauvegardé de Toulouse.

Cette place rectangulaire, l'une des plus vastes de la ville lors de son création, est caractéristique de l'urbanisme de la deuxième moitié du XVIIIe siècle : véritable place à programme, aménagée dans le goût néo-classique sur les plans de l'ingénieur Joseph-Marie de Saget, déjà chargé d'autres réalisations dans la ville, elle permet de créer une nouvelle entrée, monumentale, à la ville, dans l'axe du Pont-Neuf. Malgré l'inachèvement du plan de Saget et les reconstructions aux siècles suivants, la place a conservé l'aspect qu'elle avait à la fin du XVIIIe siècle et elle a bénéficié d'une protection, le , par une inscription sur la liste des sites classés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Voies rencontrées[modifier | modifier le code]

La place intérieure Saint-Cyprien rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Rue Joseph-Vié
  2. Rue de la République
  3. Rue du Pont-Saint-Pierre
  4. Rue de l'Ouest
  5. Rue Jacques-Darre
  6. Allées Charles-de-Fitte

Histoire[modifier | modifier le code]

La porte Saint-Cyprien est construite entre 1776 et 1789 dans le cadre du réaménagement du faubourg Saint-Cyprien contre les inondations de la Garonne, établi par la ville et les États de Languedoc. L'ingénieur de la province du Languedoc, Joseph-Marie de Saget, prévoit une entrée monumentale dans l'alignement du Pont-Neuf, qui doit magnifier l'entrée de la ville et non plus la défendre. Elle est composée de deux pavillons en pierre portant une allégorie sculptée par François Lucas, la Province du Languedoc et Toulouse. Les deux pavillons sont joints par une grille en fer forgé réalisée en 1785 et 1788 par le serrurier Claude Adrien dit Champagne, mais démantelée par la grande inondation de 1875, puis fondue dans les forges du Bazacle en 1878. En 1944, les vestiges de la porte sont classés avec l'ensemble du site de la place Saint-Cyprien. Les travaux du métro ont entraîné la démolition et la reconstruction à l'identique des corps de garde.

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • no  15-17 : porte Saint-Cyprien.
    C'est l'ingénieur des États du Languedoc, Joseph-Marie de Saget, qui est chargé des travaux qui se déroulent entre 1776 et 1789. La porte, qui s'ouvre dans l'alignement du Pont-Neuf, sépare les places intérieure et extérieure. Elle est composée de deux pavillons en pierre orné de bossages, qui portent deux allégories sculptées, la Province du Languedoc et Toulouse, par François Lucas. Les pavillons sont reliés aux immeubles de la place par des arcades en brique. Entre les deux pavillons, le passage était fermé par une grille en fer forgé, réalisée entre 1785 et 1788 par le serrurier Claude Adrien dit Champagne.
    La grille, démantelée par la crue de la Garonne en 1875, est démontée puis fondue. En 1972, les statues originales sont déposées au musée des Augustins et remplacées par des copies. En 1992, les travaux de la ligne A du métro ont entraîné la démolition, puis la reconstruction, des corps de garde[1].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, Fiche IA31132700, 2008. [1]
  2. SMTC-Tisséo, 48 œuvres d'art contemporain à découvrir au fil des stations de métro et de tramway Tisséo, sur le site Tisséo, 2016 (consulté le 12 novembre 2018).
  3. Laure Krispin, Fiche IA31130732, 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • « Fiches d'information détaillée Patrimoine Architectural », Inventaire général Région Occitanie, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).