Petit-Noir

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Petit-Noir
Petit-Noir
La flèche de l'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Étienne Cordier
2020-2026
Code postal 39120
Code commune 39415
Démographie
Gentilé Péniculliens
Population
municipale
1 100 hab. (2018 en diminution de 3,25 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 17″ nord, 5° 20′ 34″ est
Altitude Min. 178 m
Max. 215 m
Superficie 20,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Dole
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tavaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Petit-Noir
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Petit-Noir

Petit-Noir est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Péniculliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Petit-Noir est située dans le département du Jura en région Franche-Comté et s'étend sur 20,52 km2.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Petit-Noir est avec la commune limitrophe de Neublanc-Abergement, la dernière commune du Jura donc de la région Franche-Comté du cours de la rivière Le Doubs qui pénètre ensuite dans le département de Saône-et-Loire quelques kilomètres avant de confluer dans la Saône. Elle est dotée d'une biodiversité riche, accueillant notamment des guêpiers, martin-pêcheur ou encore des gorgebleues.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Petit-Noir est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,4 %), forêts (28,6 %), prairies (7,1 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), eaux continentales[Note 3] (2,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Petit-Noir vient d'un mot celtique "nor ou noue" signifiant "marais" ou "eau stagnante".

Nom successifs: Alnores - Nores - Noures - Noires - Noire.

Le terrain était divisé administrativement en 2 partie, Grand-Noir et Petit-Noir[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune tire la majeure partie de ses revenus de la vente de bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Noires, appelé aujourd'hui le Petit-Noir, est un village d'une haute antiquité ; on ignore complètement l'époque de sa fondation. Son nom est d'origine celtique et signifie terrain marécageux. Placé au point où le Doubs décrit une courbe pour atteindre la Saône, cet ancien bourg devait être une place d'armes très importante sous les Romains, à en juger par les nombreux tertres entourés de fossés qu'on remarque sur son territoire et qui servaient de bases à des fortins. Il fut probablement la résidence de l'un des préfets des barques que les empereurs tenaient sur le Doubs pour la sûreté de la navigation. Le droit exclusif dont jouissait le seigneur de faire remonter les bateaux sur cette rivière et de percevoir un impôt de cinq sols sur chacun d'eux, paraît avoir pris sa source dans les privilèges accordés à cet officier. Les vestiges d'antiquité qu'on rencontre entre le Grand et le Petit-Noir sont si nombreux, que le jésuite Dunod, qui écrivait en 1700 (ou 1709[8]), ne doutait point que le fameux Port-Abbucin, Portus Abucinus, dont le nom figure dans la notice de l'empire, ne fût en cet endroit. Cette opinion n'est pas plus admissible que celle des historiens qui font dériver les noms d'Annoire ou du Grand-Noir et du Petit-Noir d'Annonarius major et d'Annonarius minor, signifiant grand et petit magasin de vivres. Malgré les fréquentes inondations qui ont bouleversé le sol, on trouve encore à la Beuvillière, à la Corvée aux Prêtres et près de Chapes, des tuileaux à rebords et d'autres débris de constructions. On y a découvert plusieurs tombeaux ; mais, n'en connaissant pas la forme, nous ne pouvons déterminer l'époque à laquelle ils appartiennent. Le P. Dunod affirme que le Doubs, en minant ses bords, a mis au jour des colonnes, des ruines d'édifices, de belles et précieuses médailles d'or, d'argent et de bronze. Il parle aussi d'une grosse muraille traversant le Doubs en biaisant, qui s'étendait depuis l'endroit appelé le Siat jusqu'au Muraton ou l'Ile du Débat, et à laquelle étaient attachés des anneaux pour retenir les barques, ajoutant que l'église du PetitNoir et une partie des châteaux de Beauvoisin et de Neublans avaient été reconstruits avec les pierres de taille en provenant. Quelle pouvait être la destination de cette muraille, si toutefois elle a existé ? Nous l'ignorons. Un embranchement de la grande voie romaine de Besançon à Chalon-sur-Saône se détachait à Tavaux, passait à Champdivers, Peseux, les Jousserots, Longwy, le Petit-Noir, où elle traversait le Doubs sur un pont ou un bac dans l'endroit dit au Portail, et se continuait jusqu'à Chalon, par Neublans et Pierre. Cette route, désignée dans une charte de l'an 1280 sous le nom de grand chemin de Dole à Chalon, par Longwy, Peseux et les Jousserots, traversait le bourg même du Petit-Noir où elle formait la Grande-Rue et la rue du Portail. La vaste plaine comprise entre cette voie et celle qui de Tavaux tirait à Chalon, par Chemin, Beauchemin, Annoire et Pourlans, est appelée le Champ des Batailles, ce qui donne lieu de penser que ce terrain a été le théâtre de graves événements à l'époque des invasions barbares. Le Grand et le Petit-Noir ne formaient dans l'origine qu'une seule communauté, Alnoras, que Frédéric, comte d'Amaous, sous Charlemagne, donna, en 785, à l'abbaye de Saint-Oyan-de-Joux. L'étendue et l'importance de cette paroisse en nécessitèrent bientôt le démembrement. L'abbé Richard, dans son histoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude, cite une charte de l'an 1139, par laquelle l'archevêque Humbert aurait confirmé à la cathédrale de Saint-Étienne les églises de Gevry, Noires et Laye. Cependant, l'empereur Frédéric-Barberousse, dans un diplôme de l'an 1165, recensa parmi les possessions de l'abbaye de Château-Chalon, le village entier de Noir, avec ses terres, ses prés, ses cours d'eau et ses serfs. Ce qu'il y a de certain, c'est que le patronage de l'église Saint-Pierre de Noires appartenait déjà à l'abbaye de Château-Chalon à la fin du XIIe siècle[9].

Entre 1790 et 1794, Petit-Noir absorbe la commune éphémère de Sauçois[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 août 2012 (décédé)[11] René Berthod    
octobre 2012 avril 2014[12] Serge Lotte    
avril 2014 En cours Étienne Cordier Non affilié  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 1 100 habitants[Note 4], en diminution de 3,25 % par rapport à 2013 (Jura : −0,29 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9101 0121 0511 1041 1341 2361 2911 2971 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2701 2401 2531 2021 1821 1441 0581 045992
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962950988885839798746722691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7307178049299389741 1391 1591 140
2017 2018 - - - - - - -
1 0931 100-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

49 odonymes recensés à Petit-Noir
au
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 0 0 2 [Note 5] 0 10 0 1 5 [Note 6] 0 0 1 [Note 7] 29 0 1 [Note 8] 49
Notes « N »
Sources : « rue-ville.info »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • Les Puces 39
  • Usine plastique (fermée)
  • Usine de lunettes
  • Croix de mission devant l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. Chemin de la Paule et Chemin du Grand Bodon.
  6. Dont la Place du 19-Mars-1962, la Place du 8-Mai-1945 et la Place du 11-Novembre-1918.
  7. Route du Pont
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, quartiers, etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Collège Marcel Ayme Chaussin, PETITE HISTOIRE DE NOS VILLLAGES (tome 2), , 25 p., page 6
  9. A. ROUSSET, « Dictionnaire GEOGRAPHIQUE, HISTORIQUE et STATISTIQUE Des communes de la Franche-Comté tome V », sur CEGFC, (consulté le )
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Sauçois », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  11. Préfecture du Jura,Le Progrès Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  12. Conseil général du Jura,Le Progrès Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Généalogie de la famille Rouget

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Lise Lemoine "Petit-Noir un siècle d'histoire au cœur des mémoires" (ISBN 9791069940093)
  • F. richenet "Le patois de Petit-Noir canton de chemin (Juras)" (ISBN 978-1117450056)