Les Hays

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Les Hays
Les Hays
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Tavaux
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Claude Buchaillot
2014-2020
Code postal 39120
Code commune 39266
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2016 en augmentation de 11,34 % par rapport à 2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 19″ nord, 5° 23′ 20″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 219 m
Superficie 6,8 km2
Localisation

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Les Hays est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Hays fait partie de la Bresse jurassienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Asnans-Beauvoisin Rose des vents
Petit-Noir N Les Essards-Taignevaux
O    Les Hays    E
S
Mouthier-en-Bresse (Saône-et-Loire)

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

Historiquement, il n'est pas possible de parler de la commune des Hays sans tenir compte des bourgs alentour, de la place occupée par le Jura dans les guerres du royaume, et des conflits régionaux. Lorsqu'en [1661], le prince de Condé décide d'échanger des terres en Normandie, il conserve la seigneurie de Chaussin, une des plus anciennes du patrimoine familial, et il vend à Edmé de Belhostel, conseiller du Roi et lieutenant criminel au bailliage de Dole, 607 arpents de terres ou 604, selon les sources (l'arpent royal valait 5 107 m2), soit 308 ha de la forêt de Chaussin[1],[2],[3].

Ce domaine porte, selon cet acte, le nom des Essarts Condé[4]. Le lieu est désigné selon une toponymie liée aux végétaux La Chaisnaie, Chêne-Bernard, Chêne-Sec, Vornes, Les Hays.

L’origine du nom de cette commune remonte vraisemblablement à la langue des XVe et XVIe siècle qui emprunte ses toponymes à la végétation observée. Ainsi, Chêne-Bernard, Chêne-sec, les Fays, Beauvernois et les Hays... dont l'orthographe a varié au cours des siècles, les Haïes, les Hayes[5].

Depuis 1772, le fief de la communauté de Vornes appartient à un lieutenant général du bailliage de Dijon (4), Monsieur Moussière, tout comme les communes avoisinantes : Les Hays, Parolois, le Poisel, Nivelet, soit 516 personnes. En 1788, le marquisat de Chaussin est divisé en plusieurs parties. Les Hays [orthographe fixée à cette époque] appartient en 1772 à monsieur Moussière.

En 1851, la commune compte 81 habitants, Taignevaux 9, Le Parolais 12[6].

Activités commerciales[modifier | modifier le code]

On y cultive du lin, du chanvre, depuis le XIVe siècle et les toiles de la région sont vendues sur les foires de Chalon et jusqu’à Avignon (1392) et on y produit aussi du grain. Comme beaucoup d’autres dans la deuxième moitié du XIXe siècle, elle va connaître une période de prospérité inégale, avec un pic de population supérieur à 500 habitants, en 1900, soit approximativement le double de celle de 1975. L’évolution du nombre de ses commerces semble respecter la règle des 15 ans. En 1869, on compte 7 commerçants. Un battoir à blé tenu par Jouhan ; un boucher : Delaine ; un charron : Rebouillat ; un maréchal ferrant : Gaillard ; un meunier : Guyard installé au Parolais ; deux épiciers : Roz et Morin, et trois cafetiers : Guillot, Petit et Mittaine. Le 9 octobre 1875, monsieur Boissard, en provenance de Plumont, prend son poste d'instituteur, succédant à monsieur Bariod, nommé à Vers en Montagne. À cette époque, on connaît la difficulté de maintenir tout au long de l'année la présence d'élèves dont la fréquentation est essentiellement liée aux travaux des champs. En 1875, le maire est Joseph Boichot, courtier de profession.

Quelque 15 ans plus tard, en 1885, il n’en reste que quatre.

  • un cafetier : Louis Bressand
  • un aubergiste : Hippolyte Boichot
  • un négociant : Joseph Boichot
  • et un courtier Alexandre Rousseau.

Le maire est Louis Ventard.

En 1900, le maire Antoine Rebouillat-Dealien administre une population de 514 habitants. La reprise économique se confirme, si on en juge de par le nombre des commerçants :

  • deux épiciers : Humbert et Boichot
  • deux cabaretiers : Guillot et Aubert
  • deux négociants en bois de construction : Humbert et Boichot
  • deux négociants de vins en gros : Boichot-Boulery et Boichot-Court
  • un battoir à blé tenu par Després
  • un marchand de bestiaux : Rousseau
  • un boucher : Aubert
  • un coquetier : Delaine
  • un marchand de fourrage : Rousseau.

Quelque temps plus tard (peu avant 1876), Denis Julien, maréchal-ferrand, forgeron, serrurier, s'y installera.

Le moulin Lauriot est utilisé en minoterie par son constructeur, Auguste Boichot, puis par son second propriétaire éponyme, Henri Lauriot. On y produit de la farine de blé et de la farine de maïs destinée à l'alimentation des poulets de Bresse et à la fabrication de gaudes. En 1936, il est repris par Louis Bobey puis par son fils Jean Bobey, qui y conserveront une activité de négoce de vins, avant qu'il ne soit transformé en silo[7] en 1990, et revendu à une coopérative agricole en 1999[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Antoine Rebouillat-Dealien    
mars 1998 mars 2003 André Guyon    
mars 2003 mars 2008 Claude Buchaillot    
mars 2008   Claude Buchaillot[9]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 324 habitants[Note 1], en augmentation de 11,34 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557352588693694720746774775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
760736529494502504529519514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491451427409400367338305284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
281293238254241270264276320
2016 - - - - - - - -
324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle sainte Thérèse date des années 1960-1970.

Depuis le XIXe siècle, le marché aux poulets de Bresse est très réputé, et attire les volaillers de Bellevesvre, Louhans et Chalon sur Saône. Les villages environnants assurent une production de troki, selon l'appellation locale à Petit-Noir[14] ou trequi, aux Essarts et à Louhans (10), c'est-à-dire de maïs, alimentation importante et indispensable à l’élevage du poulet. La laiterie ne fonctionne plus depuis les années 80.

Le moulin Lauriot[15], aussi appelé Minoterie des Hays, possède l’originalité d’avoir des murs et des voûtains de cave entièrement bâtis en tuiles mécanique, avec des baies en arc segmentaire. En 1950, il est agrandi, avec des soubassements en moellons calcaires. Ceux -ci s'étant effondrés, l'un des murs et reconstruit et consolidé avec des appentis en parpaings de béton. En 1974, s'y ajoutent des silos métalliques et le toit est recouvert de fibro-ciment[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

1. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, Dodivers éd., Besançon, 1862.

2. E. Clerc, Jean Boyvin, président du Parlement de Dôle, sa vie, ses écrits, sa correspondance politique, Bintot imp., Besançon, 1856.

3. F. de Gingins-La-Sarraz, FC. de Gingins-La Sarraz, Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon et de la maison de Chalon dans le pays de Vaud, Société d’histoire de la Suisse romande, tome XIV, G. Bridel éd., Lausanne, 1857.

4. Claude Courtépée, Description historique et topographique du Duché de Bourgogne, t. III, Causse imp., Dijon, 1778, p 370.

5. Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, A. Robert imp., Lons-le-Saunier, t. VI, 1858, 110.

6. J.-B. Duvergier, loi qui distrait les hameaux de Vornes, du Parolais et du Nivelet, et les réunit à la commune de Beauvoisin (Jura), Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, t. 65, 1865, p 84.

7. A. Marquiset, Monographie des villes et villages de France, Office d'édition du livre d'histoire éd., réimp. 1991.

8. F. Richenet, Le patois de Petit-Noir, canton de Chemin, Jura, L. Bernin, imp-éd., Dole, 1896.

9. L.Guillemaut, Dictionnaire patois de la Bresse louhannaise, A. Romand imp., Louhans, Bulletin La Bresse louhannaise, 1894-1902.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, Dodivers éd., Besançon, 1862.
  2. E. Clerc, Jean Boyvin, président du Parlement de Dôle, sa vie, ses écrits, sa correspondance politique, Bintot imp., Besançon, 1856.
  3. F. de Gingins-La-Sarraz, FC. de Gingins-La Sarraz, Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon et de la maison de Chalon dans le pays de Vaud, Société d’histoire de la Suisse romande, tome XIV, G. Bridel éd., Lausanne, 1857
  4. Les essarts ou sar ou sart a une étymologie germanique, où il signifie "champ". Ce toponyme, très répandu en France, indique qu'une partie des bois avait été défrichée lors de la vente
  5. C.Courtépée, Description historique et topographique du Duché de Bourgogne, t. III, Causse imp., Dijon, 1778, p 370.
  6. A. Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, A. Robert imp., Lons-le-Saunier, t. VI, 1858, 110.
  7. http://www.actuacity.com/moulin-a-ble--minoterie-dite-moulin-des-hays_m84622/
  8. Le Moulin des Hays a doublé sa collecte, Jura agricole et rural, 2005
  9. Résultats officiels du premier tour des élections municipales à Les Hays sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Richenet, Le patois de Petit-Noir, Canton de Chemin (Jura), Dole, L. Bernin, repris par Robarts - University of Toronto (lire en ligne)
  15. Photo du moulin Lauriot Ministère de la Culture, 1933
  16. Moulin à blé-Minoterie dite moulin des Hays sarl Laurent Poupard, Base Mérimée-Monuments de France, 1988