Parc national d'Oka

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Parc national d'Oka
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Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
23,7 km2[1]
Administration
Type
Catégorie UICN
Identifiant
Création
Visiteurs par an
690 000[2]
Administration
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Le parc national d'Oka est un parc national du Québec (Canada) situé près du village d'Oka, sur la rive nord du lac des Deux Montagnes. Avant le 21 juin 1990, ce parc était connu sous le nom de parc Paul-Sauvé, nommé d'après Paul Sauvé, ancien premier ministre du Québec et politicien bien connu dans la région de Deux-Montagnes. Le parc abrite l'une des plus grandes héronnières au Québec ainsi que le site historique du calvaire d'Oka.

Le parc est géré par le gouvernement québécois à travers la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le parc a une superficie de 23,7 km2. Il est situé sur les territoires des municipalités d'Oka, de Saint-Joseph-du-Lac et de Pointe-Calumet, qui sont tous dans la municipalité régionale de comté de Deux-Montagnes et dans la région des Laurentides.

Le parc comprend entre autres les plages et marais situés au nord du lac des Deux Montagnes ainsi que plusieurs sentiers de randonnée pédestre, de vélo de montagne, et de raquette.

Le parc est traversé par la route 344 et est aussi accessible par l'autoroute 640.

Calvaire d'Oka[modifier | modifier le code]

Le Calvaire d'Oka a d'abord été conçu par les Sulpiciens de la mission du Lac-des-Deux-Montagnes dans le but d'évangéliser les amérindiens. Il a été construit entre 1740 et 1742 sur la colline d'Oka avec l'aide des amérindiens. Il s'agit d'un chemin de croix comportant sept stations[3]. À chaque station, un édicule dont les murs sont constitués de moellons abritait à l'origine un tableau sur toile. Étant donné les rigueurs du climat, chaque tableau est remplacé, en 1775, par un bas-relief en bois sculpté par l'artiste François Guernon, dit Belleville.

Le calvaire est déserté par les amérindiens à partir de 1877 mais devient un lieu de pèlerinage pour les catholiques non autochtones[4], jusque dans les années 1970 où il sera oublié. Deux des sept reliefs sont partiellement détruits à cette époque. En 2011, la fabrique de la paroisse de l'Annonciation d'Oka, propriétaire du calvaire, décide de vendre les sept reliefs pour pouvoir effectuer des réparations à l'église. La ministre de la Culture ne recommande pas l'achat des œuvres par le gouvernement[5]. Elles sont finalement acquises par le Musée de la civilisation, restaurées puis remises à la paroisse[6],[7].

Les sept stations :

  • L'agonie au jardin des oliviers
  • L'Ecce Homo
  • La crucifixion
  • La déposition de croix
  • La flagellation
  • La rencontre avec sainte Véronique
  • Le crucifiement[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gouvernement du Québec, « Parc national du Québec », Registre des aires protégées au Québec, sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, (consulté le 5 novembre 2009)
  2. Sépaq, « Portrait du parc », Parc national d'Oka, sur Sépaq (consulté le 5 novembre 2009)
  3. ameriquefrancaise.org
  4. erudit.org
  5. ledevoir.com
  6. lapresse.ca
  7. ici.radio-canada.ca
  8. patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]