Réserve de biodiversité Katnukamat

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Réserve de biodiversité Katnukamat
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Géographie
Adresse
Coordonnées
Superficie
532,9 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Administration
Type
Catégorie UICN
Création
Administration

La réserve de biodiversité Katnukamat est une réserve de biodiversité situé en Minganie au Québec (Canada). Cette aire protégée de 533 km2 a pour objectif de protéger un échantillon de la diversité biologique de la province naturelle du Labrador central, plus spécifiquement des écosystèmes témoins du passage des glaciers et exempts de perturbations d'origine humaine. Elle a été créée en 2019 et est administré par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la réserve reprend le nom innu du lac aux Sauterelles. « Katnukamat » signifie « lac long » en innu[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La réserve de biodiversité Katnukamat est localisé dans le territoire non-organisé de Lac-Jérôme, à 155 km au nord de la communauté innue Mingan. La limite nord-ouest est localisé à la frontière avec Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a une superficie de 532,91 km2. Aucune route ne mène à la réserve, mais de nombreux lacs sont assez grand pour atterrir en hydravion[2].

La réserve est située entièrement dans la province de Grenville, une des composante du bouclier canadien. À l'ouest de la réserve les roche sont composé principalement d'anorthosite. À l'est, le granite non déformé domine. À la limite de la réserve, on retrouve de la syénite et de la monzonite. l'entièreté de la région a été modelé par l'inlandsis laurentidien. On peut divisé la réserve en quatre région distincte. La première au centre est associé à l'avancé de l'inlandsis. On y retrouve de nombreux drumlins entrecoupé de terrains mal drainés. La seconde , à l'ouest présente une section avec de l'écoulement sous glaciaire. On y retrouve trois eskers orienté dans le sens du glacier. Au sud-ouest, on retrouve une zone d’écoulement fluvioglaciaire composé de terrasses de sable et de gravier fluvioglaciaires entrecoupé par des eskers. La dernière zone, à l'est présente une moraines de décrépitude associé à la fonte du glacier[3].

L'altitude de la réserve varie entre 526 m à 796 m, avec une moyenne de 582 m[4].

La réserve de biodiversité est entièrement dans le bassin hydographique de la rivière Romaine et représente 3,7% du bassin. 15% de la superficie de la réserve est recouverte de lacs. La plupart sont allongés encaissés dans d'étroites vallées. Le plus grand d'entre eux, le lac aux Sauterelles a une superficie de 17 km2 et une longueur de 20 km. Les lacs alimmentent la rivière aux Sauterelles qui a une nombre de Strahler de 4. La pupart des lacs ont une orientation nord-ouest/sud-est et sont situés à la tête du bassin hydrographique[4].

Le climat de la réserve est un climat continental de type subpolaire froid, subhumide et à saison de croissance courte. Le territoire est dans le domaine bioclimatique de la pessière à lichens, à l'exception d'une petite partie au sud-est qui est dans le domaine bioclimatique de la pessière à mousses[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un 2002, le gouvernement du Québec prend des disposition pour protégée les buttes du lac aux Sauterelles. Le territoire obtient le statut de réserve de biodiversité projetée le sous le nom de réserve de biodiversité projetée des buttes du lac aux Sauterelles. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement obtient le mandat en 2996 de faire des audiences publiques. Il a tenu les consultations en deux temps, les premières audiences le 16 au 19 octobre 2006 et les secondes le 21 au 23 novembre 2006. Le BAP donne son rapport au gouvernement le 14 février 2007 et il est rendu publique le . Le rapport recommandait de donner le statut d'aire protégée permanente la à la réserve de biodiversité des buttes du lac aux Sauterelles. Lors de la création de la réserve en 2019, la superficie de la réserve passe de 481 km2 à une superficie de 532,91 km2[5].

Flore[modifier | modifier le code]

Les peuplements résineux recouvrent 42 % du territoire. La principale essence est l'épinette noire accompagné de sapin baumier. On retrouve ces regroupements forestiers principalement au sommet des eskers et des drumlins. Les terrasses sont occupées par des landes boisées résineuses dominées par les cladonies (11% du territoire), comme Cladonia stellaris, Cladonia mitis et Cladonia rangiferina, ou par des landes à fond d'arbustes (2% du territoire) occupé par le thé du Labrador, le bleuet à feuilles étroites, le bleuet fausse-myrtille et l'airelle rouge. Les tourbières recouvrent 4% du territoire. En bordure de celles-ci, on retrouve le mélèze laricin, le kalmia à feuilles d'andromède, l'airelle gazonnante, la cassandre caliculé et l'aulne rugueux[4].

On y retrouve des Bryophytes comme la dicrane ondulée et l'hypne plumeuse avec des plantes herbacées comme le lycopode à feuilles de genévrier, le petit thé. Certaines espèces présente dans la région, comme la bazzanie trilobée et le quatre-temps seraient possiblement présentes dans la réserve. Deux feux de forets ont affecté le territoire de la réserve en 2015 et 2010, brulant un total de 118 km2[6].

Faune[modifier | modifier le code]

Aucun inventaire faunique n'a été réalisé dans la réserve, donc sa faune est mal connue ou provient du savoir traditionnel des Innus. Ces derniers affirment que la réserve n'est occupée que par une meute de loups. La région serait utilisée comme aire d'hivernage, de mise bas et d'élevage de la harde du lac Joseph du caribou des bois. Les Innus affirment le chasser dans les environs du lac aux Sauterelles[7].

Utilisation[modifier | modifier le code]

La réserve de biodiversité Katnukamat est principalement utilisée par les Innus d'Ekuanitshit pour leurs usages traditionnels. Ces dernier y ont installé des camps aux lac aux Sauterelles et Thévet. Ils y pratique la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette. Ils chassent le caribou, l'orignal, la gélinotte hupée, le tétras du Canada, le Lièvre d'Amérique, le porc-épic d'Amérique, le castor du Canada, le lynx du Canada, la martre d'Amérique, la bernache du Canada et le canard noir. L'omble de fontaine est l'espèce de poisson la plus pêché[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gouvernement du Québec, Plan de conservation, réserve de biodiversité Katnukamat, Québec,ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements Climatiques, Direction des aires protégées, , 18 p. (lire en ligne).