Osages

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Osages
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Guerrier osage peint par George Catlin.

Populations importantes par région
Drapeau des États-Unis États-Unis 21 580 (2015)[1]
Autres
Langues osage

Les Osages sont une tribu d'Amérindiens vivant aux États-Unis, principalement dans le comté d'Osage en Oklahoma.

La rivière Osage rappelle que cet affluent du Mississippi traverse le lieu historique de ce peuple amérindien dans l'État du Missouri.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

En langue osage, les Osages s'appellent eux-mêmes « Wazházhe » ce qui signifie « enfants de l'eau du milieu ». Le nom Osage serait une déformation d'origine française due aux trappeurs et coureurs des bois français et canadiens français parcourant ces territoires de la Louisiane française et de la Nouvelle-France.

Cette tribu amérindienne a donné son nom à l'arbre dont elle se servait pour faire des peintures ou des arcs : l'Oranger des Osages.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1803, le Premier consul Bonaparte avait vendu la Louisiane française au président des États-Unis : Thomas Jefferson. Des Osages qui regrettaient le départ des trappeurs français entreprirent le voyage vers la France en juillet 1827. Ils étaient six (quatre hommes et deux femmes) lorsqu'il débarquèrent au Havre. Ils vécurent une période de fêtes et de réceptions jusqu'à Paris où ils furent reçus par le roi Charles X. Trois mois plus tard, ils étaient abandonnés et erraient sur les routes de France et d'Europe sans savoir comment revenir en Amérique. Trois d'entre eux – Petit-Chef, Grand Soldat et Femme faucon – arrivaient à Montauban en novembre 1829 où ils avaient appris la présence de Guillaume-Valentin Dubourg, ancien évêque de la Louisiane française au siège de Saint-Louis proche de leur territoire.

Ils venaient d'Italie en passant par Avignon et Toulouse et traversèrent donc le pont vieux (le seul pont de Montauban à cette époque) pour se rendre à l'évêché (la mairie actuelle). L’évêque Louis Dubourg et le maire, le vicomte de Gironde, organisèrent la collecte de fonds auprès de la population qui finança ainsi leur voyage de retour.

En 1989, lorsque l'association Oklahoma-Occitania reprit contact avec la tribu, en Oklahoma, il apparut que les descendants de ces trois Osages perdus n'avaient pas oublié la générosité des Montalbanais. Depuis trente-trois ans on croise chaque année des Osages à Montauban et on chante le Se Canta occitan dans les pow-wows en Oklahoma[2].

Au fur et à mesure de la conquête de l'Ouest, ils sont parqués de force dans la région semi-aride de l'Oklahoma. Cependant, contrairement à la plupart des Amérindiens, ils deviennent riches, le plus grand gisement de pétrole du pays étant découvert sur leur territoire. C'est dans ce contexte que, dans les années 1920, plusieurs dizaines d'Osages sont assassinés, donnant lieu à une enquête où s'investit le jeune directeur du BOI J. Edgar Hoover et à l'arrestation d'un important homme politique local, William Hale. Le livre La Note américaine du journaliste américain David Grann revient sur cette affaire[3]. En 2022, Martin Scorsese porte à l'écran ce récit[4] dans un film intitulé Killers of the Flower Moon.

De 2004 à 2006, le peuple osage s'est doté d'une Constitution[5].

Langue osage[modifier | modifier le code]

En 2015, l'osage, du groupe des langues siouanes, est parlé par 15 à 20 anciens locuteurs et 300 étudiants[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Total population more information 2011-2015 American Community Survey Selected Population Tables », sur factfinder.census.gov (consulté le ).
  2. Marie-Claude Feltes-Strigler, Les indiens Osages, Paris, O.D. Editions (coll. Nuage Rouge), , 360 p. (ISBN 979-10-92116-09-0), p. 88-89
  3. Pap Ndiaye, « Qui assassine les Indiens Osages ? », L'Histoire no 452, octobre 2018, p. 88.
  4. Christine Marc, « Au pays osage de l’or noir: la (fausse) note américaine de David Grann », sur DIACRITIK, (consulté le )
  5. https://www.osagenation-nsn.gov/sites/default/files/library/ConstitutionOfTheOsageNation.pdf
  6. (en) « Osage », sur omniglot.com, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]