Nezumi Kozō

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Ichikawa Kodanji IV(四代目市川小團次) jouant Nezumi Kozō.
nouvel an japonais, 4e année de Ansei (Février 1857) à la première représentation de "Yedo Ichimura-za", Nezumi komon haruno shingata (鼠小紋東君新形), dessiné par Utagawa Toyokuni II[1]

Nezumi Kozō (鼠小僧?, 1797-1831) est le surnom de Nakamura Jirokichi (仲村次郎吉?), un voleur japonais et héros populaire qui vécut à Edo (aujourd’hui Tokyo) durant la période Edo.

Capturé et tatoué[modifier | modifier le code]

En 1822, il fut attrapé, tatoué et banni d’Edo. Le 8 août 1831, il fut capturé de nouveau et confessa le vol de plus de cent propriétés de samouraï et l’impressionnant vol de plus de trente mille Ryō durant ses quinze années de carrière. Après sa capture, il fut attaché à un cheval et paradé en public avant d’être décapité aux terres d’exécution de Suzugamori (en). Sa tête fut ensuite publiquement exposée sur un pieu. Enfin, il fut enterré à Ekō-in situé dans le quartier de Ryōgoku à Tokyo. Tant de pèlerins ébréchèrent des morceaux de sa pierre tombale, comme porte bonheur, que des substituts durent être construits peu de temps après sa mort.

Antécédents[modifier | modifier le code]

Au moment de l’arrestation, Jirokichi possédait très peu d’argent. Cet état de pauvreté, combiné à l’humiliation publique qu’il fit subir au daimyo, est à l’origine de la légende populaire prétendant qu’il donnait son butin aux pauvres, transformant le petit escroc en un héros populaire posthume semblable à Robin des Bois. Le fait qu’il soit mort seul, donnant à ses femmes des papiers de divorce juste avant l'arrestation pour leur éviter de partager son sort, comme la loi le décrétait, augmenta d’autant sa réputation.

Les spécialistes modernes sont d’avis que Jirokichi a probablement dépensé son argent pour se procurer des femmes et de la boisson.

Surnom[modifier | modifier le code]

Nezumi est le mot japonais pour « rat » ; un kozō était un jeune garçon de course qui travaillait dans un magasin ou un atelier durant la période Edo. Le surnom « Nezumi Kozō » peut donc se traduire approximativement en français par « garçon rat ». Puisqu'un surnom contenant le terme kozō était souvent donné aux pickpockets, qui étaient invariablement de jeunes garçons ou de jeunes filles puisque la profession demandait des doigts agile, il a été suggéré que Jirokichi était un pickpocket connu durant sa jeunesse.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Ses exploits ont été commémorés dans le théâtre kabuki, des chansons populaires, le jidaigeki, les jeux vidéo et la culture populaire moderne.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il y a quatre Utagawa Toyokuni et ce "Utagawa Toyokuni II" ne peut pas être confirmé sans référence car le III s'appelait lui-même le II.

Article connexe[modifier | modifier le code]