Mont Nantai

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Mont Nantai
Vue du mont Nantai et du lac Chūzenji.
Vue du mont Nantai et du lac Chūzenji.
Géographie
Altitude 2 486 m[1]
Massif Monts Nikkō (Honshū)
Coordonnées 36° 45′ 43″ Nord 139° 29′ 38″ Est / 36.762, 139.494[1]
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kantō
Préfecture Tochigi
Ascension
Première 782 par Shōdō Shōnin
Voie la plus facile versant sud
Géologie
Roches Andésite, basalte, dacite
Type Volcan gris
Activité Endormi
Dernière éruption 5 000 av. J.-C.
Code GVP 0803-141

Géolocalisation sur la carte : préfecture de Tochigi

(Voir situation sur carte : préfecture de Tochigi)
Mont Nantai

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Mont Nantai

Le mont Nantai (男体山, Nantaisan?) est une montagne du Japon située à Nikkō, sur l'île de Honshū, au nord de l'agglomération de Tokyo. Ce stratovolcan haut de 2 486 mètres fait partie du complexe volcanique des monts Nikkō dans le parc national de Nikkō.

Les études scientifiques du mont Nantai, débutées en 1957, ont établi qu'il est apparu il y a environ 20 000 ans, et que sa dernière éruption remonte à environ 7 000 ans.

Depuis sa première ascension par le moine bouddhiste Shōdō Shōnin au VIIIe siècle, le volcan Nantai, montagne sacrée du bouddhisme et du shintoisme, est un lieu de pèlerinage entretenu par les religieux du sanctuaire Futarasan de Nikkō, un site historique inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Des fouilles archéologiques, effectuées à son sommet à la fin du XIXe siècle et au cours du XXe siècle, ont exhumé de nombreuses offrandes votives, certaines datant de la fin de l'époque de Nara (710–794).

Bien que moins connu que le mont Fuji, le mont Nantai est aussi classé parmi les 100 montagnes les plus célèbres du Japon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Littéralement, l'association des deux sinogrammes et signifie « forme d'homme ». Avec les monts Tarō et Nyōhō voisins, le mont Nantai formerait une famille de divinités du shintō dont il serait le père, d'où son nom[2].

Le mont Nantai, montagne sacrée de l'est de l'ancienne province de Shimotsuke, est aussi appelé « mont Futara » (二荒山, Futara-san?)[3]. Le terme « (二荒?) » est un raccourci pour « 二荒颪 (Futara-oroshi?, littéralement « deux vents catabatiques violents ») », expression qui désigne un vent catabatique qui souffle dans la préfecture de Tochigi deux fois par an, au printemps et à la fin de l'automne (ou en début d'hiver). À l'époque de Shōdō Shōnin (VIIIe siècle), fondateur de la cité de Nikkō, ces vents saisonniers, venus du nord et dont la force s'amplifiait au pied du mont Nantai, constituaient des calamités climatiques pour Nikkō et au-delà[4]. En 820, Kōbō-Daishi, saint fondateur de l'école bouddhiste Shingon, séjourna à Nikkō. Ses invocations des divinités bouddhiques au sommet du mont Nantai mirent fin aux turbulences venteuses. Pour marquer l'événement, il désigna la montagne sous un nouveau nom : Nikkō-san[5].

De plus, « (二荒?) », suivant une lecture chinoise, se prononce aussi « Ni-Kō », prononciation très proche de celle de l'expression « 日光 (Nikkō?) » signifiant « lumière solaire ». Ainsi, par un jeu de mots, la cité, fondée au VIIIe siècle au pied du volcan Nantai, est baptisée Nikkō[3].

Le mont Nantai est aussi connu sous le nom de « mont Kurokami » (黒髪山, Kurokami-yama?, littéralement « mont aux cheveux noirs »)[5]. Cette autre appellation a été forgée par le poète Kawai Sora (1649-1710) lors de sa visite de la cite de Nikkō en [4]. Ce disciple de Bashō évoque dans un haïku une coutume japonaise, koromogae, qui consiste à marquer le passage des saisons par une nouvelle tenue vestimentaire comme le lui rappelle le sommet du volcan, blanchi par la neige en hiver et sombre en été. Cette image lui évoque aussi sa chevelure noire qui blanchit avec le temps qui passe[4].

Du fait de sa forme conique quasi-symétrique, le mont Nantai est aussi appelé « mont Nikkō Fuji »[6], en référence au mont Fuji, symbole du Japon éternel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Mont Nantai
Mont Tarō
Mont Nyōhō
Mont Akanagi
Mont Ōmanago
Senjōgahara
Mont Nikkō-Shirane

Lac Chūzenji
Rivière Daiya
Voir l’image vierge
Le mont Nantai dans les monts Nikkō.

Le mont Nantai est entièrement situé dans la ville de Nikkō (préfecture de Tochigi), sur l'île de Honshū, au Japon. Environ 120 km au nord de l'agglomération de Tokyo, il est un des sommets des monts Nikkō, un complexe volcanique dominé par le mont Nikkō-Shirane, son point culminant à 2 578 m d'altitude.

Bordé au sud par le lac Chūzenji, qui s'étend au pied de son versant sud sur une superficie de 11,9 km2, le plateau Senjō (Senjōgahara) à l'ouest, le mont Ōmanago au nord et la plaine Kinomi à l'est, il fait partie de la ceinture de feu du Pacifique sur l'arc volcanique du Japon dans le nord de la région de Kantō.

Topographie[modifier | modifier le code]

Photo noir et blanc d'un volcan vu du ciel.
Vue aérienne du volcan Nantai (1948).

La topographie du mont Nantai est dictée par le volcanisme dont il est né : de la forme d'un cône quasi-symétrique de huit kilomètres à sa base, ses pentes prononcées et régulières s'élèvent jusqu'à son sommet. Il est couronné par un cratère d'environ 1 km de diamètre[7] pour une profondeur de 200 m[8].

La seule véritable irrégularité d'envergure de ses pentes est constituée, sur sa face nord, à approximativement 2 270 mètres d'altitude, par une coulée de lave figée (« coulée Osawa ») provenant d'un cratère d'explosion[9],[10]. Ce dernier brise la géométrie circulaire originelle du cratère du sommet et l'étire en forme de fer à cheval.

Au fil des années, sur les pentes du volcan, des effondrements ont donné naissance a des encoches rocheuses radiales profondes appelées nagi (?)[8].

Panorama[modifier | modifier le code]

Photo couleur montrant une chaîne de montagnes sous un ciel orangé.
Le mont Nantai depuis Saitama, 100 km au sud-est de Nikkō.

Le sommet du mont Nantai, offre une vue panoramique sur les autres volcans des monts Nikkō au nord et à l'ouest, le lac Chūzenji, au pied de la montagne, le plateau Senjō, la zone d'habitation d'Imaichi à l'est et, plus largement, la plaine de Kantō au sud-est.

Au loin, par temps très clair, il est possible de voir ou d'apercevoir le mont Hiuchi du village de Hinoemata dans la préfecture voisine de Fukushima, la plus haute montagne de la région du Tōhoku, l'océan Pacifique, à l'est, le mont Akagi, le plus haut sommet de la préfecture de Gunma, le mont Kumotori, point culminant de la métropole de Tōkyō dans les monts Okuchichibu, les monts Tanzawa, 145 km au sud, et le mont Fuji, distant de 170 km au sud-ouest.

Lorsque le ciel est bien dégagé, le mont Nantai est visible du haut des immeubles élevés de la capitale japonaise, du dernière étage du Sunshine 60 par exemple, un gratte-ciel du quartier d'Ikebukuro, et aussi de l'île artificielle Umi-hotaru, une aire de repos de la Tokyo Wan Aqua-Line, en baie de Tokyo, 120 km au sud-est de Nikkō.

Altitude du mont Nantai[modifier | modifier le code]

Au sommet du volcan Nantai, un repère de triangulation et une carte gravée sur une borne en pierre et figurant le volcan et les montagnes visibles de sa cime indiquent une altitude de 2 484 m[note 1]. Cette mesure a été tenue pour l'altitude du mont Nantai jusqu'en 2003. Cette année-là, un alpiniste affirme dans une revue spécialisée qu'un rocher au bord du cratère est plus élevé que le point géodésique annonçant l'altitude de 2 484 m. En , l'Institut d'études géographiques du Japon confirme, après enquête, cette observation et porte officiellement l'altitude du mont Nantai à 2 486 m[11],[12].

Le point culminant du volcan Nantai est un bloc rocheux au sommet duquel une lame de katana d'environ 3,5 m de haut est enchâssée dans la roche. Cette lame évoque le sabre au sommet d'une montagne que le jeune Shōdō aurait entrevu en rêve quelques années avant d'entreprendre l'ascension du volcan[13]. Pointant vers le ciel depuis la fin du XIXe siècle, ce symbole de la puissance divine du mont Nantai s'est brisé, en 2012, sous l'effet de la corrosion atmosphérique, et a été remplacé, la même année, par une nouvelle lame en acier inoxydable[14].

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Géologie[modifier | modifier le code]

Le mont Nantai est un stratovolcan dont les éruptions majoritairement explosives le classent comme un volcan gris. Il est essentiellement composé de roches magmatiques et plus particulièrement d'andésite, de basalte et de dacite[15].

Les études scientifiques du volcan, menées depuis 1957, établissent qu'au cours d'une première phase de formation le volcan Nantai résulte de l'émergence successive de trois édifices strato-volcaniques[16]. Le volcan Konagi, dôme d'andésite et de basalte haut de 800 m, constitue une grande partie du versant sud du volcan ; le Nantai-Kita, fait de couches de roches pyroclastiques, forme sa base nord et le Furunagi, issu d'un empilement de coulées de lave de basalte et d'andésite, son versant est et l'actuel cratère. Lors d'une deuxième phase d'activité, des couches de lave et d'autres produits d'éruptions, comme des pierres ponce et des pyroclastites, achèvent la formation du volcan[16].

Le mont Nantai est actuellement classé inactif. Sa dernière éruption remonte à 7 000 ans[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'un sommet de montagne enneigé sous un ciel bleu avec un massif de collines boisées au premier plan.
Le mont Nantai sous la neige au mois d'avril.

Le climat du mont Nantai correspond à celui d'Okunikkō, la partie sud-ouest de la ville de Nikkō. Il est du type continental humide. La température annuelle moyenne est d'environ °C et les précipitations annuelles sont de 2 169 mm. L'hiver le mercure peut descendre jusqu'à −9 °C et grimper jusqu'à 23 °C en été.

En hiver, un vent froid et humide venu de Sibérie, via la mer du Japon, apporte de la neige sur les sommets des monts Nikkō[17]. Pendant les deux premiers mois de l'année, la température au sommet du volcan Nantai varie dans la journée entre −20 °C et −5 °C. En juillet et août, elle s'étale de 10 °C à 20 °C[18].

Les précipitations annuelles moyennes sont de 1 141 mm au sommet du volcan et 1 835 mm à son pied (1 300 m d'altitude). Elles se concentrent pour les trois quarts durant la saison des pluies, de juin à septembre[19].

Relevé météorologique d'Okunikkō[note 2] (1981-2010)[note 3]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −8,1 −8,8 −5,1 0,1 5,1 10,1 14,4 15,3 11,6 5,1 −0,2 −5 2,9
Température moyenne (°C) −4,1 −3,9 −0,7 5 9,9 13,7 17,7 18,7 14,9 9,1 4 −1 6,9
Température maximale moyenne (°C) −0,4 0 3,6 10 14,8 17,7 21,6 22,6 18,6 13,2 8,2 −2,9 10,3
Ensoleillement (h) 170,2 162,1 188,1 185,9 167,8 107 108,3 128,3 100,4 128,9 152,7 164,7 1 764,4
Précipitations (mm) 52,3 58,8 109,4 157,8 174,6 220,9 277 394,2 363,2 201,8 107,6 51,4 2 169
dont neige (cm) 114 124 113 23 0 0 0 0 0 1 12 62 449
Nombre de jours avec précipitations 15 15 19 16 16 20 23 20 22 15 11 10 202
Humidité relative (%) 65 65 66 68 75 85 87 87 87 80 71 66 75
Nombre de jours avec neige 25,1 21,8 29,9 6,8 0,8 0 0 0 0 0,6 6,5 20 101,5
Nombre de jours avec brouillard 2,8 4,8 5,8 9,4 12,9 14,7 17,6 15,3 14,9 11,4 6,6 4,3 120,3
Source : Agence météorologique du Japon[20]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
−0,4
−8,1
52,3
 
 
 
0
−8,8
58,8
 
 
 
3,6
−5,1
109,4
 
 
 
10
0,1
157,8
 
 
 
14,8
5,1
174,6
 
 
 
17,7
10,1
220,9
 
 
 
21,6
14,4
277
 
 
 
22,6
15,3
394,2
 
 
 
18,6
11,6
363,2
 
 
 
13,2
5,1
201,8
 
 
 
8,2
−0,2
107,6
 
 
 
−2,9
−5
51,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Situé dans le Sud du parc de Nikkō, un parc national administré par le ministère de l'Environnement du Japon depuis 1934, le mont Nantai constitue l'habitat de nombreuses espèces d'oiseaux sauvages et ses pentes offrent un terrain fertile pour diverses variétés de plantes.

Faune[modifier | modifier le code]

Les pentes boisées du mont Nantai abritent des mammifères communs dans la région comme le cerf Sika (Cervus nippon), le macaque japonais (Macaca fuscata), le lièvre du Japon (Lepus brachyurus) et le tanuki (Nyctereutes procyonoides). Bien que devenus rares, la martre du Japon (Martes melampus), l'ours noir d'Asie (Ursus thibetanus) et le saro du Japon (Capricornis crispus) peuvent être aperçus[21]. Des insectes coléoptères du genre Dorcus, Batocera lineolata, une espèce de capricornes endémique du Japon et le grand porte-queue (Papilio machaon) peuplent les fôrets du volcan. La montagne est aussi l'habitat du serpent ratier du Japon (Elaphe climacophora), un reptile non venimeux[21].

Le mont Nantai est surtout le « paradis des oiseaux »[22]. De nombreuses espèces de passereaux telles que le roitelet huppé (Regulus regulus), la mésange boréale (Poecile montanus), le cincle de Pallas (Cinclus pallasii), la sittelle torchepot (Sitta europaea), le grimpereau des bois (Certhia familiaris), le cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes), le gobemouche bleu (Cyanoptila cyanomelana), le bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula), l'accenteur du Japon (Prunella rubida), le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), le corbeau à gros bec (Corvus macrorhynchos), les rossignols bleus (Larvivora cyane), calliope (Calliope calliope) et à flancs roux (Tarsiger cyanurus), le pipit à dos olive (Anthus hodgsoni), la bouscarle chanteuse (Horornis diphone), le geai des chênes (Garrulus glandarius), le rougequeue aurore (Phoenicurus auroreus) et le pinson du Nord (Fringilla montifringilla) y font leurs nids. Le martinet de Sibérie (Apus pacificus), le coucou fugitif (Hierococcyx fugax), le coucou de l'Himalaya (Cuculus saturatus), le pic kisuki (Dendrocopos kizuki), l'engoulevent jotaka (Caprimulgus jotaka), l'aigle barbu (Haliaeetus albicilla) et le pygargue empereur (Haliaeetus pelagicus) habitent aussi la montagne et ses environs[22],[21].

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Flore[modifier | modifier le code]

Photo couleur de petites fleurs mauves dans un terrain fait de mousses et de feuilles vertes et brunes.
La grassette du Japon (Pinguicula ramosa).

Les contreforts du mont Nantai sont couverts d'une forêt de hêtres du Japon (Fagus crenata) parsemée de mélèzes (Larix kaempferi) et de cèdres du Japon (Cryptomeria japonica), de cerisiers des montagnes d'Ezo (Prunus sargentii) et d'érables du Japon (Acer palmatum), une configuration végétale particulièrement appréciée des Japonais en automne lorsque les feuilles d'érables virent au rouge sang et celles des hêtres au jaune vif[21]. L'étage montagnard comprend aussi une sous-espèce du chêne de Mongolie (Quercus mongolica) endémique du Japon, des bambous (Sasa veitchii) et des sapins tels que le sapin de Nikkō (Abies homolepis) et le sapin de Veitch (Abies veitchii). Au printemps et en été, il s'anime de quelques couleurs à la suite de la floraison de colonies de Glaucidium palmatum, d'arabettes hirsutes (Arabis hirsuta), de séneçons de Nikkō (Nemosenecio nikoensis), de baguettes d'Aaron (Solidago virgaurea), de balsamines des bois (Impatiens noli-tangere) et de violettes de Corée (Viola grypoceras)[21].

À l'étage subalpin, apparaissent la savoyane (Coptis trifolia), la parnassie des marais (Parnassia palustris), l'immortelle d'argent (Anaphalis margaritacea), l'oseille des bois (Oxalis acetosella), le fraisier du Japon (Fragaria nipponica), la myrtille des marais (Vaccinium uliginosum) et diverses espèces de rhododendrons comme l'azalée à cinq pétales (Rhododendron quinquefolium)[21].

Au-delà des 2 000 m, se prolonge le domaine du bouleau d'Erman (Betula ermanii). Jusqu'aux abords du sommet, les espèces du genre Rhododendron, Rhododendron brachycarpum et Rhododendron degronianum, cohabitent avec le cerisier alpin du Japon (Prunus nipponica), des sous-arbrisseaux comme Vaccinium vitis-idaea et une variété asiatique de la camarine noire (Empetrum nigrum)[21]. Quelques parois rocheuses hébergent une plante carnivore rare : la grasette du Japon (Pinguicula ramosa)[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire éruptive[modifier | modifier le code]

L'activité volcanique des monts Nikkō débute il y a environ 500 000 ans avec la formation des monts Nyōhō et Akanagi[24]. Avec le mont Nikkō-Shirane, le mont Nantai est le plus récent édifice volcanique de ce groupe de volcans. Il prend place dans le Sud-Est des monts Nikkō, là où se tenait déjà le stratocône Tanze dont la formation, d'une durée d'environ 50 000 ans, a commencé il y a 100 000 ans[24]. Ce dernier est, de nos jours, un sommet d'altitude 1 398 m recouvert de bouleaux d'Erman, au pied du versant sud-est du mont Nantai[25].

Les premières études géologiques du mont Nantai ont débuté en 1957[26]. Elles établissent qu'il y a environ 20 000 ans, le volcan Nantai émerge du sol de l'arc volcanique Nord-Est de l'île de Honshū par accumulation de coulées pyroclastiques successives[27]. La plupart des volcans des monts Nikkō sont déjà formés — les monts Nyōhō et Tarō notamment[24] —, et les rivières Yu et Daiya ne forment qu'un seul cours d'eau qui s'oriente vers le nord-est aux environs de l'actuel emplacement des chutes de Kegon[15]. Des datations au 14C de fragments de bois brûlé extraits de dépôts de ponce, permettent, en 1979[note 4], de déterminer que cette première phase d'activité prend fin il y a 12 000 ans avec des éruptions particulièrement explosives dont les éjectas façonnent le relief environnant[27],[26]. Au cours de cette brève période de formation et d'activité volcanique, les épanchements magmatiques du mont Nantai interrompent le cours de la rivière qui serpente au pied de sa face sud. L'eau qui s'accumule le long de ce barrage naturel forme les plateaux marécageux : Senjōgahara et Odashirogahara, et le lac Chūzenji qui, par débordement, à l'est, de la dépression basaltique qui le contient, donne naissance aux chutes de Kegon puis à la rivière Daiya[15],[28]. Une section avale de la rivière Yu est transformée en cascade : les chutes Ryūzu, environ 1 km au nord-ouest du lac Chūzenji.

À la fin de cette phase orogénique, une importante coulée de lave (« coulée Osawa ») se fige le long de la face nord-ouest du volcan et déforme le cratère du sommet[7],[10].

Une étude stratigraphique et une datation au 14C de matériaux rocheux, récoltés au pied de l'édifice volcanique (versant Nord-Est) à la fin des années 2010[7], ont montré que le mont Nantai est de nouveau entré en activité il y a 10 000 ans[1].

La dernière éruption du volcan Nantai, une éruption du type phréato-magmatique[26], remonte à 7 000 ans[1]. Bien que l'Agence météorologique du Japon, se conformant à des normes internationales depuis 2003, considère qu'un volcan est actif s'il est entré en éruption au cours de l'Holocène, soit depuis les 10 000 dernières années environ, elle ne classe pas le volcan Nantai dans sa liste des volcans actifs du Japon dont la dernière mise à jour remonte à [29].

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

Photo couleur montrant, sur fond de ciel bleu, une statue en pied d'un homme chauve en tenue de moine itinérant sur un rocher gravé d'une inscription.
Statue de Shōdō Shōnin devant le Rinnō-ji à Nikkō.

Dans l'ancienne province de Shimotsuke, le volcan Nantai est, depuis des temps immémoriaux, un goshintai vénéré par la population locale, suivant les croyances du shintō, religion autochtone, pour les cours d'eau qui naissent de ses pentes et alimentent en eau les rizières.

En 782, Shōdō Shōnin (735-817), un moine bouddhiste, réussit l'ascension du mont Nantai, après deux tentatives infructueuses[30]. Kūkai (774-835), fondateur de l'école bouddhiste Shingon, rapporte, dans l'un de ses ouvrages (Shōryō-shū), que le moine Shōdō, partant de la rive gauche de la rivière Daiya, échoua à atteindre le sommet de la montagne en et à cause du mauvais temps et de la configuration rocheuse des pentes du volcan[31]. Selon lui, la conquête du mont Nantai en fut réalisée à partir du lac Chūzenji, en plus de deux jours, après sept jours de prières et d'invocations des dieux protecteurs.

Après son succès, Shōdō fait construire près du sommet de la montagne un sanctuaire auxiliaire du Futarasan-jinja et, en 784, le temple Jingū[note 5] sur la rive nord du lac Chūzenji[30]. Ainsi, le mont Nantai, objet de culte du shintō, devient aussi un lieu sacré du bouddhisme.

Le shintoïsme, tout comme le bouddhisme, impose des interdits en rapport avec tout ce qui touche au sang. Les femmes, par exemple, du fait de la menstruation, sont considérées comme impures. En conséquence, elles sont exclues des lieux saints des deux religions, en particulier des montagnes comme le mont Nantai[32].

Photo couleur d'une stèle en pierre gravée d'une inscription en rouge et entourée d'autres pierres sur une étendue de verdure avec des arbres en arrière-plan.
La « pierre miko » (巫女石, miko ishi?), du sanctuaire Futarasan Chūgū-shi.

Une légende locale raconte qu'un jour une miko, jeune femme gardienne d'un sanctuaire shintoïste, brava l'interdiction. Considérant qu'étant au service des dieux de la montagne elle n'avait pas à craindre leur colère, elle se travestit en jeune garçon et entreprit l'ascension du volcan. Mais à peine était-elle entrée dans le périmètre sacré du sanctuaire Futarasan au bord du lac Chūzenji qu'elle fut changée en pierre[33]. Cette dernière est exposée non loin du lac Chūzenji, à quelques mètres du grand torii qui marque l'entrée du domaine du sanctuaire.

À la fin de l'époque d'Edo (1603–1868), les autorités religieuses, soucieuses d'attirer davantage de croyants aux temples et sanctuaires, commencent à envisager la levée de l'interdiction faite aux femmes d'escalader les montagnes sacrées afin de favoriser leur visite des lieux saints construits au pied des montagnes ou sur leurs pentes[34]. En , le gouvernement de Meiji lève par ordonnance l'interdiction dans tout le pays[35].

La diffusion auprès du grand public de la liste des « 100 montagnes célèbres du Japon », à partir de la fin des années 1960, et l'essor du tourisme national au début des années 1980, entraînent l'augmentation non seulement du nombre de pèlerins mais surtout de touristes sur les pentes du mont Nantai[36].

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'objets anciens (poteries, outils, ornements religieux) exposés derrière une vitrine.
Futarasan Chūgūshi : artéfacts extraits du sol de la cime du mont Nantai.

En 1877, le naturaliste américain Edward Sylvester Morse effectue l'ascension du mont Nantai. Au sommet, il remarque la présence de nombreuses lames de sabres brisées et rouillées[37]. À la suite de ces observations, des fouilles du sol du sommet de la montagne exhument de nombreuses offrandes votives dont des miroirs en cuivre typiques d'un artisanat d'avant l'époque de Heian (794–1185), ce qui ouvre la possibilité que des hommes aient atteint le sommet de la montagne avant le moine Shōdō[38],[39].

En 1924 et 1959, de nouvelles fouilles archéologiques mettent à jour des milliers d'artéfacts : des pièces de monnaie, des sabres japonais, des armures, des outils agricoles, des poteries, des objets religieux, etc., datant pour la plupart de la fin de l'époque de Nara (710–794) et de l'époque d'Edo[40]. Tous ces vestiges, comprenant de nombreux biens culturels importants du Japon, sont conservés dans le Futarasan Chūgūshi et, depuis 1962, dans un musée dédié, bâtiment annexe du sanctuaire[41].

Activités[modifier | modifier le code]

Randonnée[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'un torii en haut d'un escalier en pierre. Des arbres aux feuilles vertes forment l'arrière-plan.
Entrée du sentier de randonnée dans l'enceinte du Futarasan-jinja.

Un sentier de randonnée d'environ 6 km de long et 1 200 m de dénivelé mène jusqu'au sommet par la face sud du volcan depuis l'enceinte du sanctuaire Futarasan au bord du lac Chūzenji. Son entrée est marquée par une porte : Tohai-mon, au-delà d'un torii signifiant le caractère sacré du volcan ; un escalier en pierre matérialise ses premiers mètres, neuf bornes en pierre et quelques torii marquent son tracé[42].

Dessin en couleur d'un sentier de randonnée le long de la pente d'un volcan de couleur verte, avec un ciel bleu en haut et une étendue d'eau bleue en bas.
Principal sentier de randonnée du mont Nantai.

À l'altitude de 1 560 m, le chemin de randonnée est coupé par une route forestière, juste avant la quatrième borne.

Ce parcours de montagne est particulièrement rocheux ; chaque année les secours doivent intervenir pour évacuer des grimpeurs en difficulté.

Tous les ans, une première cérémonie religieuse publique marque l'ouverture du sentier, début mai, et une seconde, fin octobre, sa fermeture[42].

L'ascension par la face nord est possible grâce à un chemin forestier étendu sur environ 9 km. Elle est cependant rarement effectuée.

En 2012, 32 000 personnes ont effectué l'ascension du mont Nantai[43], soit une augmentation de 18,5 % par rapport à 2011. La fréquentation des pentes du volcan retrouve son niveau de 2007 (30 000 visiteurs) après l'impact négatif du séisme de [44].

Gestion des risques naturels[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'une zone de reboisement sur un versant de montagne sous un ciel bleu.
Zone de reboisement sur le versant sud du volcan Nantai.

La prévention des risques éruptifs est assurée, sur tout le territoire japonais, par le Comité de coordination pour la prévention des éruptions volcaniques dépendant de l'Agence météorologique japonaise (AMJ) en ce qui concerne la prévision et le suivi sismique des évènements[45], le cabinet du Premier ministre en ce qui concerne la mise en place d'un plan d'évacuation et le ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MTITT) pour la protection contre les risques de glissement de terrain.

L'AMJ ne classe pas le volcan Nantai dans sa liste des volcans actifs du Japon dont la dernière mise à jour remonte à [29].

Le mont Nantai, comme tous les volcans des monts Nikkō, est constitué de roches instables d'origine volcanique dont l'érosion par les intempéries provoquent de fréquents glissements de terrains. Le , par exemple, le passage du typhon Ashio sur la région de Kantō donne naissance à des pluies torrentielles[46] qui provoquent un écroulement sur le versant sud-ouest du mont Nantai. L'avalanche rocheuse subséquente fait 4 victimes sur les berges du lac Chūzenji, endommage une école et le Futarasan-jinja dont l'idole sacrée, une statue en bois de Jūichimen Kanzeon Bosatsu (十一面千手観世音菩薩?) — Avalokiteśvara aux 11 visages et 1 000 bras —, est emportée jusque dans le lac[47].

Après le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku, dont l'épicentre se situe dans l'océan Pacifique, à 130 km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), ville située à environ 200 km au nord-est de Nikkō, le torii en granite du sommet du mont Nantai, en place depuis 1975, a été retrouvé brisé au sol. En 2012, il a été remplacé par un nouveau torii en bois de cyprès du Japon, à l'occassion des célébrations de la première ascension du mont Nantai par Shōdō Shōnin, 1 230 ans plus tôt[14],[48].

Le bureau de contrôle de l'érosion de la ville de Nikkō, une antenne locale du MTITT, a construit et entretient à flanc de montagne des murs de soutènement conçus pour contrôler les flux de matières minérales produites par l'érosion des pentes du mont Nantai sous l'effet des pluies annuelles abondantes, de la fonte des neiges ou, plus rarement, de l'activité sismique souterraine. Ces travaux de géotechnique doivent assurer la protection des personnes et des biens[49], et permettre le reboisement de la montagne[50].

Festival d'été[modifier | modifier le code]

Chaque année, du au , se tient, au bord du lac Chūzenji et dans l'enceinte du sanctuaire Futarasan, un festival traditionnel : Nantaisan Tohai-sai (男体山登拝祭?, lit. « rituel d'ascension du mont Nantai »).

Le premier jour, au bord du lac Chūzenji, un feu d'artifice est tiré[43], des yatai, stands ambulants proposant des mets typiques de la cuisine japonaise (yakitori, takoyaki, kakigōri, etc.) ou de jeux pour enfants, s'accumulent autour du sanctuaire ; des cérémonies religieuses sont organisées et, chaque soir, après minuit, a lieu une ascension de nuit du mont Nantai conduite par des prêtres shintō et des yamabushi[42],[51]. Ce dernier événement du festival, connu autrefois comme pratique du shugendō sous les noms de Nantaisan Zenshō (男体禅定?) et Tanabata Zenshō (七夕禅定?)[52], se perpétue depuis la fin du VIIIe siècle. De nuit, sur le sentier du versant sud qui mène tout en haut du volcan, éclairé par endroits par des torches ou des lanternes, des centaines de simples grimpeurs et de pèlerins[43] munis de lampes torches se pressent ; il s'agit d'arriver au sommet avant l'aurore pour pouvoir prononcer quelques vœux au moment où le soleil se lève au-dessus de l'horizon et rejoint la lune dans le ciel matinal. Chaque jour que dure le festival, dans l'enceinte du sanctuaire, le départ de l'ascension est donné à minuit au son des taiko et des horagai[43].

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Le mont Nantai dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Symbolisme religieux[modifier | modifier le code]

Photo couleur d'une montagne sous un ciel bleu nuageux, avec, au premier plan, un portail traditionnel de sanctuaire shintō.
Torii du sanctuaire Futarasan au pied du mont Nantai.

Le territoire formé par les environs du lac Chūzenji, le cours de la rivière Daiya, les monts Nantai, Tarō, Nyōhō, Ōmanago et Komanago est une terre sacrée du shintoïsme, pour qui les montagnes incarnent des divinités[note 6], et du bouddhisme[note 7] qui trouve là la Terre pure de Kannon depuis le pèlerinage du moine Shōdō Shōnin dans la région. Et les trois montagnes vénérées par Shōdō Shōnin et ses disciples sont collectivement désignées sous le nom Nikkō-san (日光山?)[note 8], un terme générique pour désigner le massif montagneux formé par les trois volcans et ses environs[3].

Le sentier de randonnée qui mène au sommet du volcan depuis l'enceinte du sanctuaire Futarasan Chūgūshi est avant tout un chemin sacré et historique de pèlerinage comme le rappellent les torii placés tout le long du parcours d'ascension. Dès la première station, un yōhaisho (遥拝所?), structure en bois ouverte abritant un autel[note 9], permet aux pèlerins de prier les dieux de la montagne de leur accorder leur protection tout au long de l'ascension. Les cérémonies d'ouverture (kaizan sai (開山祭?)[53]) et de fermeture (heizan sai (閉山祭?)[54]) de l'accès au sentier se déroulent en ce lieu sous la direction d'un prêtre shintō.

Quelques mètres plus haut, à la hauteur de la stèle marquant la deuxième station, se dresse, sous un abri en bois, une statuette en pierre représentant Daikokuten, l'une des sept Divinités du Bonheur. Selon une légende locale, ce dernier serait apparu au moine Shōdō lors de ses tentatives pour atteindre le sommet de la montagne au VIIIe siècle.

À environ 2 200 m d'altitude, la borne annonçant la huitième station signale aussi un hokora installé sous un rocher. Ce sanctuaire miniature, auxiliaire du Takinoo-jinja situé dans le centre-ville de Nikkō, rappelle la connexion spirituelle du mont Nantai avec le mont Nyōhō voisin. De même, au bord du cratère du sommet, le petit sanctuaire Tarōsan symbolise le lien qui unit le volcan au mont Tarō[38].

Au sommet de la montagne, l'Oku-miya, but final de tout pèlerinage au mont Nantai, honore la montagne elle-même, comme goshintai. Ce lieu saint, annexe du sanctuaire Futarasan, est une modeste structure en bois construite en 782 par Shōdō Shōnin[55]. Non loin de là, une statue de bronze représente Futarasan no Ōkami, une image sainte réunissant, en une seule forme, les trois divinités vénérées aux trois sanctuaires qui composent le complexe religieux Futarasan-jinja. Le katana de la divinité, enchâssé dans une roche, marque le point culminant du volcan et une pierre sacrée de forme ovale : 対面石 (taimen ishi?), indique le point précis où Shōdō Shōnin a rencontré les dieux[38].

Un bonshō, cloche de bronze propre aux temples bouddhiques, rappelle la nature syncrétique du shugendō dont le moine Shōdō est une figure iconique.

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Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Du fait de son profil montagneux symétrique, à l'image du mont Fuji, de son statut de lieu saint du bouddhisme et du shintoisme, et de sa proximité avec le lac Chūzenji, le mont Nantai, vu du bord du lac Chūzenji, est devenu un paysage d'inspiration pour les artistes. Il apparaît dans de nombreuses représentations picturales comme des estampes ukiyoe, des cartes postales et des timbres.

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Littérature[modifier | modifier le code]

Décrivant son séjour à Nikkō, dans son carnet de voyage : Journal de voyage de Kawai Sora, le poète Kawai Sora exprime la fascination qu'exerce sur lui le mont Nantai qu'il nomme « mont Kurokami » et auquel il dédie un haïku[4].

Dans sa série de manga intitulée Outlaw Star (1993-1995), Takehiko Itō, dessinateur de bd, fait apparaître, sur une planète fictive appelée Tenrei, le mont Nantai, habité seulement par des femmes[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2014, la carte annonçait toujours une altitude de 2 484 m.
  2. Okunikkō est la zone géographique de l'Ouest de Nikkō qui comprend les monts Nikkō, le lac Chūzenji et le plateau Senjō.
  3. Le nombre de jours avec neige sont des données de la JMA établies de 1997 à 2010.
  4. Ce dernier résultat est confirmé au début des années 1990 et 2000 — voir Ishizaki et Okamura 2010, p. 215.
  5. Le temple Jingū (神宮寺, Jingū-ji?), terme générique désignant un temple bouddhique associé à un sanctuaire shintō.
  6. Selon le shintō, les trois montagnes principales des monts Nikkō formeraient une famille dont le mont Nantai serait le père, le mont Nyōhō la mère et le mont Tarō le fils. Elles sont vénérées comme kami au sanctuaire Futarasan à Nikkō.
  7. La sacralisation de ce territoire conjointement par le shintoïsme et le bouddhisme est un exemple de syncrétisme propre au Japon appelé Shinbutsu shūgō.
  8. Le terme Nikkōsan-zan (日光三山?) est aussi employé.
  9. D'une manière générale, un yōhaisho est un sanctuaire annexe du sanctuaire principal auquel il est affilié. Il constitue un lieu de culte pour les croyants loin du sanctuaire principal.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (ja) Kohei Hirano et Masaki Takahashi, « 日光男体火山最末期噴出物の斑晶鉱物化学組成とマグマ溜りプロセス » [« Chemical composition of phenocrysts in products of the last eruption of Nikko-Nantai Volcano, central Japan, and its implications for the processes in magma chamber »], Proceedings of the Institute of Natural Sciences, Tokyo, Nihon University, vol. 41,‎ (ISSN 1343-2745, lire en ligne [PDF]).
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Liens externes[modifier | modifier le code]

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