Izanagi

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Izanagi
Japonaise
Izanami et Izanagi par Kobayashi Eitaku (v. 1885)
Izanami et Izanagi par Kobayashi Eitaku (v. 1885)
Famille
Premier conjoint Izanami
• Enfant(s) Hiruko, Awashima no kami, Awaji, Iyo, Ogi, Tsukushi, Iki, Tsushima, Sadogashima, Yamato, Kagutsuchi
Deuxième conjoint lui-même
• Enfant(s) Tsukiyomi, Amaterasu, Susanoo
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Izanagi (イザナギ?) est une divinité du shintoïsme — un kami — co-créateur du monde et du Japon. Son histoire est rapportée dans le Kojiki et le Nihon Shoki, deux recueils traitant du mythe de la création du monde.

Légende[modifier | modifier le code]

La terre au commencement était vide et « comme une méduse dans la mer ». Une divinité masculine Izanagi et une divinité féminine Izanami reçurent pour mission de donner forme à ce chaos primordial et de créer un monde[1]. Mais pour cela, il fallait tout d'abord créer une terre ferme. C'est ce qu'ils firent au moyen d'une hallebarde appelée Ame no nuhoko (天沼矛?, la « Lance Céleste ») qu'ils trempèrent dans l'océan et agitèrent en tous sens. Les gouttes tombées de la hallebarde formèrent les îles japonaises, en commençant par Onokoro (磤馭慮?, « première terre ferme »)[1].

Après une expérience infructueuse car c'était Izanami qui avait pris l'initiative de leur union, les deux kami engendrèrent de nombreux autres kami qui formèrent petit à petit tout ce que contient la nature : les îles, les montagnes, les fleuves, le vent, le sable, etc[2].

Mais alors qu'elle donnait naissance au kami du feu : Kagutsuchi, Izanami fut mortellement brûlée et se retira au royaume des morts[3]. Fou de douleur, Izanagi décapita Kagutsuchi, dont le sang donna naissance à huit nouvelles divinités dont Takemikazuchi et Futsunushi, et décida d'aller l'y rejoindre[3].

Il parvint à retrouver Izanami, mais celle-ci le supplia de ne pas la regarder car elle devait tout d'abord demander l'autorisation de revenir sur terre aux kami des enfers. Mais l'impatience d'Izanagi fut plus forte et il réussit à surprendre son épouse. Il fut alors horrifié de constater que le corps de celle-ci avait commencé à pourrir et répandait une horrible odeur. Izanami, humiliée et furieuse d'avoir été surprise, se mit à la poursuite d'Izanagi qui s'enfuyait[3].

Izanagi parvint à lui échapper de justesse et scella l'entrée du royaume des morts d'une lourde pierre. Izanami lui déclara alors que pour se venger, elle tuerait chaque jour 1 000 créations d'Izanagi. Mais celui-ci répondit qu'il en créerait 1 500, donnant ainsi naissance au cycle de la vie et de la mort[4].

Izanagi ira ensuite se purifier et de l'eau lavant ses plaies sortiront d'autres kami, dont :

  • Tsukuyomi, kami de la lune, de son œil droit ;
  • Amaterasu, kami du soleil, de son œil gauche ;
  • et Susanoo, kami des tempêtes, de son nez[4].

Ainsi, le bain d'Izanagi est considéré dans le shintoïsme comme la fondation du harae, une des pratiques de purification les plus importantes.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Dans le manga Naruto, Izanagi est une technique interdite du Sharingan du clan Uchiwa utilisée notamment par Danzô Shimura et par Obito Uchiwa, Izanagi permet de modifier le destin : ainsi, l'utilisateur peut soigner ses blessures instantanément ou éviter la mort. Cependant, l'utiliser signifie perdre définitivement l'usage d'un de ses yeux. Certains Uchiwa utilisaient Izanagi pour éliminer leurs rivaux du clan et devenaient obsédés par ce pouvoir. D'autres Uchiwa ont alors créé Izanami, une technique pour les forcer à redevenir ceux qu'ils étaient avant d'êtres possédés.
  • Izanagi est le premier à avoir tué Orochi pour sauver Izanami de la mort dans le jeu Okami.
  • Izanagi est également la « persona » du héros dans le jeu Persona 4.
  • Izanagi et Izanami sont aussi utilisés à Darker than Black saison 2.
  • Dans Nura : Le Seigneur des Yokaï, Kanzen naru fusei, Izanagi est une technique utilisée par le yōkai de Tono, Awashima. Awashima est aussi le nom du deuxième enfant d'Izanami et d'Izanagi dans le Kojiki.

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michael Ashkenazi 2003, p. 172.
  2. Michael Ashkenazi 2003, p. 173, 174.
  3. a b et c Michael Ashkenazi 2003, p. 174.
  4. a et b Jeremy Roberts 2009, p. 25.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Ashkenazi, Handbook of Japanese Mythology, Santa Barbara, ABC-CLIO, coll. « Handbooks of world mythology », , 375 p. (ISBN 1576074676).
  • (en) Jeremy Roberts, Japanese Mythology A to Z, Infobase Publishing, coll. « Mythology A to Z », , 163 p. (ISBN 1438128029).