Izanagi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Izanagi
Japonaise
Izanami et Izanagi par Kobayashi Eitaku (v. 1885)
Izanami et Izanagi par Kobayashi Eitaku (v. 1885)
Famille
Premier conjoint Izanami
• Enfant(s) Hiruko, Awashima no kami, Awaji, Iyo, Ogi, Tsukushi, Iki, Tsushima, Sadogashima, Yamato, Kagutsuchi
Deuxième conjoint lui-même
• Enfant(s) Tsukiyomi, Amaterasu, Susanoo
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Izanagi (homonymie).

Izanagi (イザナギ?) est une divinité du shintoïsme — un kami — co-créateur du monde et du Japon. Son histoire est rapportée dans le Kojiki et le Nihon Shoki, deux recueils traitant du mythe de la création du monde.

Légende[modifier | modifier le code]

La terre au commencement était vide et « comme une méduse dans la mer ». Une divinité masculine Izanagi et une divinité féminine Izanami reçurent pour mission de donner forme à ce chaos primordial et de créer un monde[1]. Mais pour cela, il fallait tout d'abord créer une terre ferme. C'est ce qu'ils firent au moyen d'une hallebarde appelée, (Ame no nuhoko (天沼矛?, la « Lance Céleste ») qu'ils trempèrent dans l'océan et agitèrent en tous sens. Les gouttes tombées de la hallebarde formèrent les îles japonaises, en commençant par Onokoro (磤馭慮?, « première terre ferme »)[1].

Après une expérience infructueuse car c'était Izanami qui avait pris l'initiative de leur union, les deux kami engendrèrent de nombreux autres kami qui formèrent petit à petit tout ce que contient la nature : les îles, les montagnes, les fleuves, le vent, le sable, etc[2].

Mais alors qu'elle donnait naissance au kami du feu : Kagutsuchi, Izanami fut mortellement brûlée et se retira au royaume des morts[3]. Fou de douleur, Izanagi décapita Kagutsuchi, dont le sang donna naissance à huit nouvelles divinités dont Takemikazuchi et Futsunushi, et décida d'aller l'y rejoindre[3].

Il parvint à retrouver Izanami, mais celle-ci le supplia de ne pas la regarder car elle devait tout d'abord demander l'autorisation de revenir sur terre aux kami des enfers. Mais l'impatience d'Izanagi fut plus forte et il réussit à surprendre son épouse. Il fut alors horrifié de constater que le corps de celle-ci avait commencé à pourrir et répandait une horrible odeur. Izanami, humiliée et furieuse d'avoir été surprise, se mit à la poursuite d'Izanagi qui s'enfuyait[3].

Izanagi parvint à lui échapper de justesse et scella l'entrée du royaume des morts d'une lourde pierre. Izanami lui déclara alors que pour se venger, elle tuerait chaque jour 1 000 créations d'Izanagi. Mais celui-ci répondit qu'il en créerait 1 500, donnant ainsi naissance au cycle de la vie et de la mort[4].

Izanagi ira ensuite se purifier et de l'eau lavant ses plaies sortiront d'autres kami, dont :

  • Tsukiyomi, kami de la lune, de son œil droit ;
  • Amaterasu, kami du soleil, de son œil gauche ;
  • et Susanoo, kami des tempêtes, de son nez[4].

Ainsi, le bain d'Izanagi est considéré dans le shintoïsme comme la fondation du harae, une des pratiques de purification les plus importantes.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michael Ashkenazi 2003, p. 172.
  2. Michael Ashkenazi 2003, p. 173, 174.
  3. a, b et c Michael Ashkenazi 2003, p. 174.
  4. a et b Jeremy Roberts 2009, p. 25.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Ashkenazi, Handbook of Japanese Mythology, Santa Barbara, ABC-CLIO, coll. « Handbooks of world mythology »,‎ , 375 p. (ISBN 1576074676).
  • (en) Jeremy Roberts, Japanese Mythology A to Z, Infobase Publishing, coll. « Mythology A to Z »,‎ , 163 p. (ISBN 1438128029).