NGC 4476

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NGC 4476
Image illustrative de l’article NGC 4476
La galaxie lenticulaire NGC 4476.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Vierge
Ascension droite (α) 12h 29m 59,1s[1]
Déclinaison (δ) 12° 20′ 55″ [1]
Magnitude apparente (V) 12,2[2]
13,0 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 13,12 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 1,8 × 1,3[2]
Décalage vers le rouge 0,006565 ± 0,000017[1]
Angle de position 25°[2]

Localisation dans la constellation : Vierge

(Voir situation dans la constellation : Vierge)
Virgo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 1 968 ± 5 km/s[4]
Distance 17,688 ± 4,982 Mpc (∼57,7 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie lenticulaire
Type de galaxie SA(r)0-?[1] S(rs)0/a?[6] E-SB0[7] E-S0[2]
Dimensions 30 000 a.l.[8]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[6]
Date [6]
Désignation(s) PGC 41255
UGC 7637
MCG 2-32-96
CGCG 70-128
VCC 1250
IRAS 12274+1237 [2]
Liste des galaxies lenticulaires

NGC 4476 est une galaxie lenticulaire située dans la constellation de la Vierge à environ 58 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784.

Distance de NGC 4476[modifier | modifier le code]

Près d'une vingtaine de mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 17,688 ± 4,982 Mpc (∼57,7 millions d'a.l.),[5] ce qui est nettement a l'extérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage qui donne ici une valeur de 27,5 ± 2,0 Mpc (∼89,7 millions d'a.l.)[9]

Cette galaxie, comme plusieurs de l'amas de la Vierge, est relativement rapprochée du Groupe local et on obtient souvent une distance très différente en se basant sur le décalage. Cela est sans doute dû à la faible gravité exercée par le Groupe local ou par l'amas de la Vierge lui-même, certaines galaxies se dirigeant vers le centre de l'amas, qui contrebalance l'expansion de l'Univers et qui rend ainsi la loi de Hubble moins applicable. Selon ces mesures, NGC 4476 s'éloigne de la Voie lactée en se dirigeant vers le centre de l'amas. La distance de 17,688 Mpc est sans doute plus près de la réalité. À cette distance, la taille maximale de la galaxie est de 30 kal.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un dense disque de poussière entoure le bulbe de NGC 4476. (télescope spatial Hubble)

La galaxie NGC 4476 est extrêmement déficiente en hydrogène neutre. La cause de cette déficience est peut-être due à l'interaction gravitationnelle avec une autre galaxie ou encore à la pression dynamique exercée sur elle par son mouvement dans le milieu intergalactique (ram-pressure stripping en anglais).

Plusieurs galaxies de l'amas de la Vierge auraient pu interagir avec NGC 4476, mais aucune image ne montre des évidences de cette interaction. Donc, il est probable que la cause de la déficience en hydrogène provienne plutôt de la pression exercée par son mouvement passé dans le coeur de l'amas. Une autre possibilité est que la densité de son gaz moléculaire est plus grand ou que l'intensité de sa radiation ultraviolette interstellaire soit plus faible que dans une galaxie spirale typique.[10]

Amas globulaires[modifier | modifier le code]

Selon une étude publiée en 2008 et basée sur les observations réalisées avec le télescope spatial Hubble, le nombre d'amas globulaires dans NGC 4476 (VCC 1250 dans l'article) est estimé à 20,1 ± 7,3[11].

Groupe de NGC 4461 et l'amas de la Vierge[modifier | modifier le code]

Selon A.M. Garcia, NGC 4425 est membre du groupe de NGC 4461. Ce groupe de galaxies comprend au moins neuf membres. Les autres galaxies du groupe sont NGC 4005, NGC 4306, NGC 4425, NGC 4461, NGC 4584, IC 794, IC 3388 et VCC 793[12].

D'autre part, toutes les galaxies du catalogue NGC de ce groupe, mais aucune de l'Index Catalogue, apparaissent dans une liste de 227 galaxies d'un article publié par Abraham Mahtessian en 1998. [13] Cette liste comporte plus de 200 galaxies du New General Catalogue et une quinzaine de galaxies de l'Index Catalogue. On retrouve dans cette liste 11 galaxies du Catalogue de Messier, soit M49, M58, M60, M61, M84, M85, M87, M88, M91, M99 et M100.

Toutes les galaxies de la liste de Mahtessian ne constituent pas réellement un groupe de galaxies. Ce sont plutôt plusieurs groupes de galaxies qui font tous partie d'un amas galactique, l'amas de la Vierge. Pour éviter la confusion avec l'amas de la Vierge, on peut donner le nom de groupe de M60 à cet ensemble de galaxies, car c'est l'une des plus brillantes de la liste. L'amas de la Vierge est en effet beaucoup plus vaste et compterait environ 1300 galaxies, et possiblement plus de 2000[14], situées au coeur du superamas de la Vierge, dont fait partie le Groupe local[15],[16].

De nombreuses galaxies de la liste de Mahtessian se retrouvent dans onze groupes décrits dans l'article d'A.M. Garcia [12], soit le groupe de NGC 4123 (7 galaxies), le groupe de NGC 4261 (13 galaxies), le groupe de NGC 4235 (29 galaxies), le groupe de M88 (13 galaxies, M88 = NGC 4501), le groupe de NGC 4461 (9 galaxies), le groupe de M61 (32 galaxies, M61 = NGC 4303), le groupe de NGC 4442 (13 galaxies), le groupe de M87 (96 galaxies, M87 = NGC 4486), le groupe de M49 (127 galaxies, M49 = NGC 4472), le groupe de NGC 4535 (14 galaxies) et le groupe de NGC 4753 (15 galaxies). Ces onze groupes font partie de l'amas de la Vierge et ils renferment 396 galaxies. Certaines galaxies de la liste de Mahtessian ne figurent cependant dans aucun des groupes de Garcia et vice versa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 4476 (consulté le 6 août 2020)
  2. a b c d e et f « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 4400 à 4499 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a et b « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 6 août 2020)
  6. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 6 août 2020)
  7. (en) « NGC 4476 sur HyperLeda » (consulté le 6 août 2020)
  8. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  9. On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  10. D. M. Lucero, L. M. Young et J. H. van Gorkom, « Ram Pressure Stripping in the Low-Luminosity Virgo Cluster Elliptical Galaxy NGC 4476 », The Astronomical Journal, vol. 129#2,‎ , p. 647-655 (lire en ligne)
  11. Eric W. Peng, Andrés Jordán, Patrick Côté et et al., « The ACS Virgo Cluster Survey. XV. The Formation Efficiencies of Globular Clusters in Early-Type Galaxies: The Effects of Mass and Environment », The Astrophysical Journal, vol. 681, no 1,‎ , p. 197-224 (DOI 10.1086/587951, Bibcode 2008ApJ...681..197P, lire en ligne)
  12. a et b A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  13. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le 21 septembre 2018)
  14. (en) « Cosmos, Virgo Cluster » (consulté le 22 avril 2020)
  15. (en) P. Fouque, E. Gourgoulhon, P. Chamaraux, G. Paturel, « Groups of galaxies within 80 Mpc. II - The catalogue of groups and group members », Astronomy and Astrophysics Supplement, vol. 93,‎ , p. 211-233 (Bibcode 1992A&AS...93..211F, lire en ligne)
  16. (en) Tully, R.B., « The Local Supercluster », Astrophysical Journal, vol. 257,‎ , p. 389-422 (DOI 10.1086/159999, Bibcode 1982ApJ...257..389T, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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