NGC 4490

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NGC 4490
Image illustrative de l’article NGC 4490
La galaxie spirale barrée NGC 4490
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Chiens de chasse
Ascension droite (α) 12h 30m 36,2s[1]
Déclinaison (δ) 41° 38′ 38″ [1]
Magnitude apparente (V) 9,8[2]
10,2 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 13,08 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 6,4 × 3,2[2]
Décalage vers le rouge 0,001885 ± 0,000010[1]
Angle de position 125°[2]

Localisation dans la constellation : Chiens de chasse

(Voir situation dans la constellation : Chiens de chasse)
Canes Venatici IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 565 ± 3 km/s[4]
Distance 7,89 ± 0,58 Mpc (∼25,7 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale barrée
Type de galaxie SB(s)d pec[1],[6] SBcd[2] ,[7]
Dimensions 48 000 a.l.[8]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[6]
Date [6]
Désignation(s) PGC 41333
UGC 7651
MCG 7-26-14
CGCG 216-8
KCPG 341B
Arp 269
VV 30 [2]
Liste des galaxies spirales barrées

NGC 4490 aussi appelé la galaxie du Cocon est une galaxie spirale barrée située dans la constellation des Chiens de chasse à environ 26 millions d'années-lumière. NGC 4490 a été découvert l'astronome germano-britannique William Herschel en 1788.

NGC 4490 a été utilisé par Gérard de Vaucouleurs comme une galaxie de type morphologique SAB(s)d pec dans son atlas des galaxies[9],[10].

La classe de luminosité de NGC 4490 est IV et elle présente une large raie HI. Elle renferme également des régions d'hydrogène ionisé[1]. C'est aussi une galaxie à sursaut de formation d'étoiles[11].

Distance de NGC 4490[modifier | modifier le code]

La vitesse radiale de 565 km/s de cette galaxie est faible et on ne peut employer la loi de loi de Hubble pour calculer sa distance. Près d'une vingtaine de mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) qui donne une distance semblable, soit 6,222 ± 1,777 Mpc (∼20,3 millions d'a.l.)[12]. À cette distance, la taille maximale de la galaxie est d'environ 38 kal au lieu de 48 kal.

Interaction entre NGC 4485 et NGC 4490[modifier | modifier le code]

NGC 4490 et NGC 4490, le couple de galaxie Arp 269.

NGC 4490 et NGC 4490 sont deux galaxies en interaction gravitationnelle et elles figurent dans l'atlas des galaxies particulières de Halton Arp sous la cote Arp 269[13]. Arp décrit le couple comme une classe de «bras connectés». Au sujet de NGC 4490, il écrit que c'est une spirale barrée dont la morphologie est difficile à mettre en évidence. Les vestiges d'un bras semblent encore visibles. NGC 4485 aurait traversé la galaxie spirale NGC 4490 en créant alors des perturbations gravitationnelles. NGC 4485 est elle-même une ancienne galaxie spirale. Le couple est très lumineux et renferme de nombreuses zones actives.[14]

L'interaction entre ces deux galaxies a détruit les bras spiraux de NGC 4485 et l'a transformée en galaxie irrégulière. Ce couple rapprochée de la Voie lactée donne aux astronomes un excellent laboratoire pour comparer leurs modèles numériques de collisions entre deux galaxies. L'interaction maximale entres elles est maintenant terminée, car elles sont se approchées au plus près et elles s'éloignent maintenant l'une de l'autre. La traînée d'étoiles brillantes et le grumeau orangé que nous voyons sur l'image prise par le télescope spatial Hubble est ce qui relie maintenant les deux galaxies. Cette traînée s'étend sur quelque 24 000 années-lumière[11].

NGC 4485 par le télescope spatial Hubble, traitement de l'image par Kathy van Pelt.

Plusieurs étoiles dans cette traînée reliant les deux galaxies n'auraient jamais vu le jour sans cette rencontre qualifiée de romantique. Lors de cette rencontre, les galaxies ont partagé leur hydrogène, générant ainsi une intense période de formation d'étoiles dans plusieurs régions. Les grumeaux orangés de l'image de Hubble sont des exemples de telle régions denses en gaz et en poussière[11].

Supernova[modifier | modifier le code]

Deux supernovas ont été découvertes dans NGC 4490 : SN 1982F et SN 2008ax[15].

SN 1982F[modifier | modifier le code]

Cette supernova a été découverte le 29 mars par l'astronome suisse Paul Wild de l'université de Berne. Le type de cette supernova n'a pas été déterminé[16].

SN 2008ax[modifier | modifier le code]

Cette supernova a été découverte le 3 mars conjointement par R. Mostardi, W. Li, et A. V. Filippenko de l'université de Californie à Berkeley dans le cadre du programme LOSS (Lick Observatory Supernova Search) de l'Observatoire de Lick[17] et par l'astronome japonais Koichi Itagaki[18],[19] On ne s'entend pas sur le type de celle-ci. Selon le site Transient Server Name, elle était de type IIP[18], selon le site Rochester Astronomy elle était de type Ib[19] et enfin selon le bureau central des télégrammes astronomiques elle était soit une supernova fortement rougie et/ou de très faible luminosité soit une variable lumineuse bleue[17].

Groupe de M106 et de M101[modifier | modifier le code]

Selon A.M. Garcia, la galaxie NGC 4490 fait partie d'un groupe de galaxies qui compte au moins 24 membres, le groupe de M106 (désigné comme NGC 4258 dans l'article de A.M. Garcia). Les autres membres du New General Catalogue de ce groupe sont NGC 4144, NGC 4242, NGC 4248, NGC 4258, NGC 4449, NGC 4460, NGC 4485, NGC 4618, NGC 4625 et NGC 4736. La galaxie IC 3687 ainsi que 12 galaxies du Uppsala General Catalogue (UGC) complètent le groupe[20].

D'autre part, dans un article publié en 1998, Abraham Mahtessian indique que NGC 4490 fait partie d'un groupe plus vaste qui compte plus de 80 galaxies, le groupe de M101[21]. Plusieurs galaxies de la liste de Mahtessian se retrouvent également dans d'autres groupes décrit par A.M. Garcia, soit le groupe de NGC 3631, le groupe de NGC 4051, le groupe de NGC M109 (NGC3992), le groupe de NGC 4081, le groupe de M106 (NGC 4258) et le groupe de NGC 5457[20].

Plusieurs galaxies des six groupes de Garcia ne figurent pas dans la liste du groupe de M101 de Mahtessian. Il y a plus de 120 galaxies différentes dans les listes des deux auteurs. Puisque la frontière entre un amas galactique et un groupe de galaxie n'est pas clairement définie (on parle de 100 galaxies et moins pour un groupe), on pourrait qualifier le groupe de M101 d'amas galactique contenant plusieurs groupes de galaxies.

Les groupes de M101 et de M106 dont partie de l'amas de la Grande Ourse, l'un des amas galactiques du superamas de la Vierge.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 4490 (consulté le 31 juillet 2020)
  2. a b c d e et f « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 4400 à 4499 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho
  6. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 31 juillet 2020)
  7. (en) « NGC 4490 sur HyperLeda » (consulté en 4486-2020)
  8. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  9. Atlas des galaxies de Vaucouleurs sur le site du professeur Seligman, NGC 4490
  10. (en) « The Galaxy Morphology Website, NGC 4490 » (consulté le 22 septembre 2020)
  11. a b et c (en) « Hubble Space Telescope, Starbursts in the wake of a fleeting romance » (consulté en 4486-2020)
  12. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 31 juillet 2020)
  13. Arp Halton, « Atlas of Peculiar Galaxies », Astrophysical Journal Supplement, vol. 14,‎ , table 1, p13 (DOI 10.1086/190147, Bibcode 1966ApJS...14....1A, lire en ligne)
  14. « Astrosurf, les 338 galaxies ARP, par A. Amsaleg & Ch. Dupriez » (consulté en 4486-2020)
  15. (en) « Central Bureau for Astronomical Telegrams » (consulté en 4486-2020)
  16. (en) « Other Supernovae images » (consulté en 4486-2020)
  17. a et b (en) « Electronic Telegram No. 1280 » (consulté en 4486-2020)
  18. a et b (en) « TRANSIENT NAME SERVER, SN 2013cg » (consulté en 4486-2020)
  19. a et b (en) « Bright Supernovae - 2008 » (consulté en 4486-2020)
  20. a et b A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  21. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le 21 septembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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