Michel Savin

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Michel Savin
Image illustrative de l'article Michel Savin
Fonctions
Sénateur de l'Isère
En fonction depuis le
(5 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection 25 septembre 2011
Groupe politique UMP puis LR
Maire de Domène
En fonction depuis le
(22 ans et 8 jours)
Élection 11 juin 1995
Réélection 11 mars 2001
09 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Jean Perron-Bailly (PS)
Conseiller général de l'Isère
élu dans le canton de Domène
Prédécesseur Maurice Savin (UDF)
Successeur Aimée Gros (Divers droite)
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Grenoble
Nationalité Française
Parti politique UDF (1990-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Père Maurice Savin
Profession Agent technique principal
Religion Catholicisme
Résidence Domène

Michel Savin est un homme politique français, né le 25 novembre 1958 à Grenoble (Isère). Après avoir exercé les mandats de maire et de conseiller général, ainsi que la fonction de Président de la fédération iséroise de l’UMP, il est élu sénateur de l’Isère le 25 septembre 2011.

Il est membre du conseil national du sport[1] et membre du conseil d’administration de Radio France[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Michel Savin est originaire de Domène. Son père, Maurice Savin, effectuera toute sa carrière comme ouvrier papetier et sera élu Conseiller général de 1982 à 1990. Dans les années 80, Michel Savin est capitaine de l’équipe de basket de Domène qui évoluera en nationale. En 1983, il épouse Françoise avec laquelle il a deux filles, Emilie et Caroline. Son épouse décède en 2006 d’une longue maladie.

Après un parcours professionnel de technicien, il s’engage, partir de 1990, dans la vie publique à travers plusieurs mandats politiques locaux.    

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Maire, conseiller général[modifier | modifier le code]

En août 1990, à la suite du décès de son père, conseiller général du canton de Domène, Michel Savin se présente et remporte l’élection cantonale partielle à l’âge de 32 ans sous la bannière de la majorité départementale de l’époque (droite et centre). Il est reconduit dans son mandat lors du renouvellement cantonal de 1994. L’année suivante, il devient maire de la commune de Domène, dirigée par la gauche depuis plusieurs décennies.

En 2001, la liste municipale conduite par Michel Savin est réélue avec 75 % des voix face à la liste de gauche conduite par Aimé Duhamel (maire de Domène entre 1977-1983). La même année, il est réélu conseiller général avec 56 % des voix dès le premier tour alors que la majorité départementale bascule à gauche.

Après un échec aux élections législatives de 2007 dans la cinquième circonscription de l'Isère, il remporte à nouveau largement les élections municipales et cantonales de 2008. Il est alors élu président du groupe d’opposition départementale au Conseil général présidé par le socialiste André Vallini.

Élu sénateur en septembre 2011, il démissionne de son mandat de conseiller général au profit de sa suppléante Aimée Gros.

En 2014, il est reconduit à la mairie de Domène avec plus de 70 % des suffrages exprimés.

Présidence du groupe d'opposition à Grenoble Alpes Métropole[modifier | modifier le code]

En 2001, Michel Savin prend la présidence du groupe d’opposition métropolitain « Métro Alternatives », qui rassemble les élus de droite et du centre siégeant à la communauté d’agglomération de Grenoble, alors présidée par le socialiste Didier Migaud. A l'issue des élections municipales et communautaires de 2014, il passe le relais au maire UDI de Corenc, Jean-Damien Mermillod-Blondin.

Présidence de la fédération UMP de l'Isère[modifier | modifier le code]

Durant l’automne 2008, en point d’orgue d’une séquence de désaccords politiques locaux qui, depuis plusieurs années, opposent, d’une part, les partisans de l’ancien ministre et maire de Grenoble Alain Carignon et, d’autre part, de nombreux élus et militants UMP isérois rassemblés autour de Michel Savin, les élections internes de la fédération départementale de l’UMP se déroulent dans un climat très tendu. Michel Savin est alors élu par une majorité de militants président de l’UMP 38 en janvier 2009.

Dix-neuf mois plus tard, et après avoir alerté les instances nationales du parti, il démissionne de la présidence en dénonçant le manque de transparence dans le fichier des adhérents locaux : « Entre 150 et 200 personnes ne peuvent justifier de leur domiciliation réelle (…) Il y a des valeurs de transparence et d’honnêteté avec lesquelles on ne peut pas transiger » explique-t-il dans le Dauphiné Libéré du 15 septembre 2010 »[3].

Sénateur[modifier | modifier le code]

À l’occasion des élections sénatoriales de septembre 2011, Michel Savin décide de conduire une liste dissidente de la liste officielle de l’UMP, estimant que sa composition ne permet pas de garantir que le sud Isère pourra être représenté par un élu de la majorité présidentielle[4]. Il est élu sénateur le 25 septembre 2011 en talonnant la liste UMP officielle. Au Sénat, il siège au sein du groupe UMP et fait partie de la commission Culture, Éducation et Communication.

En 2014, il devient président du groupe d’études sur les pratiques sportives (devenu en 2016 groupe d’études sur les pratiques sportives et les grands évènements sportifs internationaux). Il devient dans le même temps membre du Conseil d’Administration de Radio France, en tant que représentant du Sénat.

Au Sénat, il se positionne comme un spécialiste des questions sportives. Le 10 septembre 2013, il est nommé président de la Mission commune d'information sur le sport professionnel et les collectivités territoriales. Les conclusions de cette mission sont rendues le 29 avril 2014 au sein du rapport « Sport professionnel et collectivités territoriales : l'heure des transferts ».  Michel Savin et plusieurs de ses collègues déposent le 9 juillet 2014 une proposition de loi visant à rénover les rapports entre les collectivités territoriales et les clubs professionnels et à moderniser le modèle économique du sport professionnel.

En 2015, il est nommé rapporteur de la proposition de loi visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale.  

Depuis 2016, il est aussi membre de la mission d’information relative à la gouvernance du football.

En novembre 2016, il est nommé rapporteur du projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2015-1682 du 17 décembre 2015 portant simplification de certains régimes d'autorisation préalable et de déclaration des entreprises et des professionnels et modifiant le code du sport 

Investi dans le travail d’élaboration de  la proposition de loi visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la régulation et la transparence du sport professionnel et à améliorer la compétitivité des clubs, il a permis de donner une ambition plus grande à cette proposition de loi lors des discussions au Sénat. Avec ses collègues, il a notamment permis l’insertion dans le texte de la garantie d’emprunt par les collectivités territoriales à destination des clubs sportifs dans le cadre de l’acquisition, la réalisation ou la rénovation d’équipement sportifs. Il est aussi à l’origine de l’insertion dans le texte d’un dispositif de lutte contre le streaming illégal des contenus sportifs en ligne.

Il soutient François Fillon pour la primaire de la droite et du centre de 2016[5]. A ce titre, il est l’un des porte-parole du candidat et effectuera plusieurs déplacements à ses côtés et le représentera lors de réunion publiques.

En janvier 2017, il est nommé chef de file politique du projet Sport pour le candidat.

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

En cours[modifier | modifier le code]

  • Sénateur de l'Isère, depuis 2011
  • Maire de Domène, depuis 1995 (1995-2001) (2001-2008) (2008-2014) (2014-2020)

Ancien mandat[modifier | modifier le code]

  • Conseiller général du canton de Domène (1990-1994) (1994-2001) (2001-2008) (2008-2011)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sénat français, « Conseil national du sport - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 11 janvier 2017)
  2. « Le conseil d'administration de Radio France », sur www.radiofrance.fr (consulté le 11 janvier 2017)
  3. Eve MOULINIER, « Michel Savin : « Je démissionne de la présidence de l’UMP38 par souci d’honnêteté » », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  4. Article du Dauphiné Libéré 7/09/2011
  5. « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », L'Opinion,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]