Michel Combes (dirigeant)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michel Combes et Combes.
Michel Combes
Description de cette image, également commentée ci-après
Michel Combes (tout à droite sur l'image)
Naissance (57 ans)
Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
DEA de politique générale des organisations, en prospective stratégie des entreprises
Profession
Formation

Michel Combes, né le à Boulogne-Billancourt (Seine), est un ingénieur et chef d'entreprise français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué ses études aux lycées Buffon et Louis-le-Grand à Paris, Michel Combes intègre l'École polytechnique (X1981[1]) et l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST, aujourd'hui Télécom ParisTech)[2], l'Université Paris-Dauphine et le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)[3].

Il obtient ensuite un diplôme d'études approfondies (DEA) de politique générale des organisations, en prospective et stratégie des entreprises.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Michel Combes commence sa carrière en 1986 chez France Télécom[4] à la direction des Réseaux Extérieurs puis à la direction des Affaires Industrielles et Internationales.

Après un parcours en cabinet ministériel de 1991 à 1995 — trois ministres des Transports —, il rejoint TéléDiffusion de France (TDF) comme directeur général adjoint, fonction qu’il cumule de juin 1996 à fin 1999 avec celle de président-directeur général de Globecast.

De décembre 1999 à fin 2001, Combes est vice-président exécutif du Groupe Nouvelles Frontières, filiale du voyagiste anglo-allemand TUI Travel PLC. De décembre 2001 à décembre 2002, il occupe les fonctions de directeur général d’Assystem, société spécialisée dans le domaine de l’ingénierie industrielle.

France Télécom, Vodafone et Alcatel-Lucent[modifier | modifier le code]

En janvier 2003, Michel Combes intègre le groupe France Télécom en tant que directeur exécutif chargé de la fonction Groupe Finance

En janvier 2006, il devient directeur exécutif chargé des « Équilibres Financiers et Création de Valeurs NExT » et membre du comité stratégique du groupe France Télécom[5]. Michel Combes change de fonction [6] avant la mise en œuvre du plan NExT (destiné à lutter contre le fort endettement de France Télécom et prévoyant la suppression de 22 000 emplois en deux ans, la mutation de 10 000 salariés, l'augmentation de la productivité de 15%)[7],[8].

Mi-mai 2006, il est président-directeur général de TDF[5],[9].

Le 2 mai 2012, Vivendi annonce la nomination de Michel Combes en tant que président-directeur général de SFR et membre du directoire de Vivendi[5], mais à la suite du changement du PDG de la maison mère de SFR, « Vivendi », cette nomination n'est pas confirmée[10]. Il est directeur général de Vodafone pour l'Europe et administrateur de Vodafone Group Plc de 2008 à 2012.

Le 22 février 2013, l'annonce est faite de sa nomination en tant que directeur général du groupe Alcatel-Lucent en remplacement du Néerlandais Ben Verwaayen. Le remplacement est effectif le 1er avril 2013[11], en juin 2013. Par le plan Shift, il décide de restructurer le groupe qui connaît une baisse de son chiffre d'affaires depuis 2008, un endettement et des taux d'intérêt importants, les échéances de remboursement en capital se rapprochant dangereusement[12]. La restructuration se traduit par un plan social avec suppression de 10 000 emplois (15 000 postes supprimés sur 72 000, promesses de création de 5 000 postes), censé préparer le groupe à son rachat par Nokia[13],[14].

Le 11 juin 2015, Michel Combes, directeur général, annonce son départ d'Alcatel-Lucent au conseil d'administration [15].

Départ d'Alcatel-Lucent, parachute doré et arrivée chez Numericable-SFR / Altice[modifier | modifier le code]

À l'occasion de son départ en 2015, la presse annonce le montant de sa prime de départ proche de « 13,7 millions d'euros de diverses primes »[16]. Ce montant est contraire au code de gouvernement d'entreprise du Medef et provoque des tensions avec l'organisation, sous la menace d'une loi encadrant les indemnités de départ[17],[18]. Face à la polémique sur ce parachute doré[19], Alcatel-Lucent décide de la réduire à 7,9 millions[18],[20].

Il prend la présidence de Numericable-SFR le 1er septembre 2015 en remplacement de Patrick Drahi et occupe également le poste de directeur des opérations d'Altice, maison mère de l'opérateur[21]. Le 9 novembre 2017, il reçoit un nouveau parachute doré, cette fois de 9,4 millions d'euros[22], en démissionnant de SFR Group pour être remplacé par Alain Weill et Dexter Goei.

Sprint[modifier | modifier le code]

Le , Sprint annonce l'arrivée de Michel Combes en qualité de directeur financier. Il seconde Marcelo Claure et sera nommé au conseil d'administration[23]. Il remplace Tarek Robbiati[24]. En mai 2018, il est nommé directeur général de Sprint[25] en vue de la fusion de Sprint avec son concurrent T-Mobile[26].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Membre du conseil d'administration de la Digital New Deal Foundation[Quand ?], organisme de réflexion sur l'avenir numérique européen[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire », sur www.polytechnique.org (consulté le 26 juillet 2019).
  2. « LSA : Biographie de Michel Combes ».
  3. Michel Combes, Who's Who (consulté le 26 juillet 2019).
  4. « Michel Combes : Directeur général d'Alcatel-Lucent et ex DG de Vodafone Europe », sur www.lsa-conso.fr (consulté le 28 avril 2018).
  5. a b et c « Vivendi : Michel Combes nommé PDG de SFR », (consulté le 26 juillet 2019)
  6. « France Télécom : départ du numéro deux, arrivée de Gervais Pellissier »,Le Monde informatique, 1er février 2006.
  7. « Suicides à France Télécom : dix ans d'enquête », Santé et travail, 23 décembre 2009.
  8. « Le « plan Next » de France Télécom mis en cause », La Croix, le 5 juillet 2012.
  9. « Télédiffuseur/TDF : Michel Combes retourne à Télédiffusion de France », BFM Business, 1er juin 2006.
  10. « Michel Combes nommé chez SFR au printemps sans jamais occuper le poste », La Tribune, 22 février 2013.
  11. « Michel Combes nouveau DG d'Alcatel-Lucent », lesechos.fr, 22 février 2013.
  12. Vincent Bouquet, « Alcatel-Lucent : des obligations convertibles pour sortir la tête de l'eau », Les Échos.fr,‎ (lire en ligne).
  13. « Alcatel-Lucent supprime 10000 postes pour économiser 1 milliard d'euros d'ici 2015 », L'usine digitale, 8 octobre 2013.
  14. « Alcatel-Lucent : un parachute doré pour Michel Combes », francetvinfo.fr, 1er septembre 2015.
  15. « Michel Combes, DG d'Alcatel-Lucent, va rejoindre l'état-major d'Altice », sur Challenges, (consulté le 13 mai 2019).
  16. « Le patron d'Alcatel fait modifier les règles pour partir avec 13,7 millions d'euros », metronews.fr, 30 août 2015.
  17. J.-M. Th., « Le parachute de Combes en torche ? », Le canard enchainé,‎ , p. 4.
  18. a et b « Le gouvernement demande à Michel Combes de réduire encore son parachute », sur Libération.
  19. « Le jackpot envisagé pour le départ du patron d'Alcatel-Lucent choque les politiques », lefigaro.fr, 30 août 2015
  20. « Communiqué de presse : Conseil d’administration d’Alcatel-Lucent : suivi des recommandations du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise », .
  21. « Michel Combes devrait reprendre les rênes de Numericable-SFR », Challenges, 26 août 2015.
  22. « L'ex-patron de SFR est parti avec un parachute doré de 9,4 millions, son deuxième en trois ans », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 8 avril 2018).
  23. « Michel Combes, fraîchement débarqué de SFR/Altice, devient numéro 2 de Sprint aux États-Unis », sur www.universfreebox.com (consulté le 5 janvier 2018).
  24. « Michel Combes nommé numéro 2 de l'opérateur américain Sprint », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2018).
  25. (en) « Sprint names Michel Combes as CEO », cnbc.com, le 2 mai 2018.
  26. (en) « T-Mobile and Sprint agree to merge, finally » money.cnn.com, le 29 avril 2018.
  27. « Conseil d'administration », sur The digital new deal foundation (consulté le 18 janvier 2016).