Michał Karaszewicz-Tokarzewski

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Michał Karaszewicz-Tokarzewski
Michał Karaszewicz-Tokarzewski
Michał Karaszewicz-Tokarzewski, à Jerusalem en 1943

Surnom Doktor, Stawski, Stolarski, Torwid
Naissance
Lwów (Autriche-Hongrie)
Décès (à 71 ans)
Casablanca, Maroc
Origine Drapeau de la Pologne Pologne
Allégeance Flag of Austria-Hungary (1869-1918).svg Autriche-Hongrie (1914-1918)
Drapeau de la Pologne Pologne (1918-1964)
Grade PL Epolet gen broni.svg Generał broni
Années de service 1914-1964
Commandement 5e régiment des légions
19e division d'infanterie
25e division d'infanterie
Służba Zwycięstwu Polski (Service de la Victoire Polonaise)
6e division d'infanterie
3e Corps polonais
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre polono-ukrainienne
Guerre soviéto-polonaise
Campagne de Pologne (1939)
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Ordre de l'Aigle blanc Croix de Commandeur de l'ordre Virtuti Militari Croix de Commandeur de l'Ordre Polonia Restituta Croix d'argent de l'ordre de Virtuti Militari Croix de l'indépendance avec épées Croix d'Officier de l'ordre Polonia Restituta Croix de la Vaillance 4 fois Croix d'or du mérite avec Épées Médaille Interalliée Croix de l'Ordre du Bain Ordre de la Couronne (Roumanie) Grand Officier de l'Ordre des Trois Étoiles (Lettonie) Croix de Commandeur de l'Ordre d'Aigle blanc (Serbie)
Autres fonctions prêtre

Michał Tadeusz Karaszewicz-Tokarzewski[1] du clan Trąby (né le 5 janvier 1893 à Lwów alors en Autriche-Hongrie - mort le 22 mai 1964 à Casablanca), nom de guerre Doktor, Stawski, Stolarski, Torwid[2] est un général de l'Armée polonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Bolesław et Helena née Lerch de Lerchensfeld. Il termine ses études secondaires à Drohobytch. Le jour des élections au parlement austro-hongrois, le 19 juin 1911, il est grièvement blessé lors d'une manifestation pendant laquelle il reçoit un coup de baïonnette au thorax. En 1913 il entreprend ses études à la faculté de droit et des sciences politiques à l'université de Lviv, ensuite il continue à la faculté de médecine de l'université jagellonne de Cracovie. C'est pendant ses études qu'il adhère au Parti socialiste polonais et rejoint les organisations paramilitaires indépendantistes telles que « association de lutte active » (Związek Walki Czynnej ou ZWC) et Związek Strzelecki (association de fusiliers). En 1913 il suit un cours d'officier et se voit incorporer dans l'armée austro-hongroise.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En août 1914 il rejoint les Légions polonaises. Il commande d'abord le Ve puis le IIe bataillon du 5e régiment des légions avant de prendre le commandement du IIIe bataillon du 6e régiment. Ensuite il prend la tête du 5e régiment. En octobre 1914 il est grièvement blessé pendant la bataille de Laski et Anielin (en). En 1915 il est promu commandant par Józef Piłsudski. Après la crise du serment de juillet 1917 (refus de prêter serment de loyauté au kaiser Guillaume II) il est brièvement interné, ensuite il entre dans l'Organisation militaire polonaise (Polska Organizacja Wojskowa) au sein de laquelle il lutte à Lublin, en Ukraine et en Biélorussie. Pour son activité il est arrêté par les bolchéviks, il est libéré grâce aux relations de Kazimierz Pużak, un des leaders du Parti socialiste polonais.

En Pologne renaissante[modifier | modifier le code]

En 1918 il devient à nouveau commandant du 5e régiment des légions[3] et prend part à la guerre polono-ukrainienne, il reprend notamment les villes de Przemyśl et Lwów. En juin 1919 il est promu colonel. Pendant la guerre soviéto-polonaise il commande une brigade de la 1re division des légions.

En 1924 il est fait commandant de la 19e division d'infanterie, le 1er décembre de la même année, à la demande du ministre de la défense Władysław Sikorski, il est élevé au rang de général de brigade par le président de la République de Pologne Stanisław Wojciechowski[4].

Pendant le coup d'état de 1926 il se range du côté du maréchal Piłsudski[5].

Le 17 mars 1927 il est nommé chef du Bureau du personnel du ministère de la défense et président du tribunal militaire de première instance[6]. Le 21 mars 1929 il est fait commandant de la 25e division d'infanterie à Kalisz[7]. En novembre 1935 il se voit confier le commandement de la région militaire de Grodno, en juillet 1936 celle de Lwów et finalement en 1938 celle de Toruń. Il garde ce poste jusqu'au 11 septembre 1939.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 11 septembre 1939, il prend le commandement d'un groupe opérationnel composé de la 15e DI et la 27e DI, au sein de l'Armia Pomorze avec laquelle il participe à la bataille de la Bzura. Le 27 septembre 1939 un jour avant la capitulation de Varsovie il devient commandant de l'organisation Służba Zwycięstwu Polski (Service de la Victoire Polonaise)[8] qui est le premier mouvement de résistance en Pologne occupée. Après la création de Związek Walki Zbrojnej (Union pour la lutte armée ou ZWZ) il devient le commandant de la région Lwów[9]. En mars 1940 il est arrêté par la NKVD[10] lors d'une tentative de passer la frontière germano-soviétique sous un faux nom. Envoyé au goulag de Vorkouta, il est transféré ensuite à la Loubianka. Libéré dans le cadre des accords Sikorski-Maïski, il s'engage en août 1941 dans l'Armée polonaise en URSS où il fera fonction de commandant de la 6e division d'infanterie.

Le 16 mars 1943 il devient l'adjoint au commandant en chef de l'Armée polonaise de l'Est, le général de division Władysław Anders[réf. nécessaire]. En août 1944 il est fait commandant du 3e Corps polonais[réf. nécessaire].

En exil[modifier | modifier le code]

Après la fin de la guerre il s'installe au Royaume-Uni où il travaille chez un fabricant de matériel radio. En 1954 il est nommé inspecteur général des forces armées ainsi que ministre de la défense du gouvernement polonais en exil.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié avec Antonina Julia Kondziołł-Kamecka avec laquelle il a une fille. Parallèlement à la carrière militaire il suit une voie spirituelle. En 1924 il adhère à l'Église catholique libérale. Il est ordonné prêtre le 14 novembre 1926 par l'évêque James Ingall Wedgwood [11].

Promotions militaires[modifier | modifier le code]

PL Epolet por.svg lieutenant
PL Epolet kpt.svg capitaine
PL Epolet mjr.svg commandant 1915
PL Epolet plk.svg colonel
PL Epolet gen bryg.svg général de brigade
PL Epolet gen dyw.svg général de division
PL Epolet gen broni.svg generał broni nommé par August Zaleski, président de la République de Pologne en exil

Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans[modifier | modifier le code]

Ordre de l'Aigle blanc Croix de Commandeur de l'ordre Virtuti Militari Croix de Commandeur de l'Ordre Polonia Restituta
Croix d'argent de l'ordre de Virtuti Militari Croix de l'indépendance avec épées Croix d'Officier de l'ordre Polonia Restituta
Croix de la Vaillance 4 fois Croix d'or du mérite avec Épées Médaille Interalliée
Croix de l'Ordre du Bain Ordre de la Couronne (Roumanie) Grand Officier de l'Ordre des Trois Étoiles (Lettonie)
Croix de Commandeur de l'Ordre d'Aigle blanc (Serbie)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Bargiełowski: Po trzykroć pierwszy. Michał Tokarzewski-Karaszewicz. Generał broni, teozof, wolnomularz, kapłan Kościoła liberalnokatolickiego. Vol. 1. Varsovie 2000. (ISBN 83-87893-76-5)
  • Daniel Bargiełowski: Po trzykroć pierwszy. Michał Tokarzewski-Karaszewicz. Generał broni, teozof, wolnomularz, kapłan Kościoła liberalnokatolickiego. Vol. 2. Varsovie 2001. (ISBN 83-88794-76-0)
  • Daniel Bargiełowski: Po trzykroć pierwszy. Michał Tokarzewski-Karaszewicz. Generał broni, teozof, wolnomularz, kapłan Kościoła liberalnokatolickiego. Vol. 3. Varsovie 2002. (ISBN 83-7399-007-0)
  • Daniel Bargiełowski: Pierwszy (montaż dokumentów i relacji dotyczących gen. Tokarzewskiego-Karaszewicza), "Karta" nr 9/1992.
  • Tadeusz Kryska-Karski i Stanisław Żurakowski, Generałowie Polski Niepodległej, Editions Spotkania, Varsovie 1991.
  • Marcin Spórna: Słownik najsłynniejszych wodzów i dowódców polskich. Cracovie 2006. (ISBN 83-7435-094-6)
  • Piotr Stawecki, Słownik biograficzny generałów Wojska Polskiego 1918-1939, édition Bellona, Varsovie 1994, (ISBN 83-11-08262-6).
  • (pl) Zbigniew Mierzwiński, Generałowie II Rzeczypospolitej, Warszawa, Wydawnictwo Polonia, , 323-331 p. (ISBN 83-7021-096-1)
  • (pl) Jurga Tadeusz, Obrona Polski 1939, Varsovie, Instytut Wydawniczy PAX, , 776-777 p. (ISBN 83-211-1096-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. W Dzienniku Personalnym Ministerstwa Spraw Wojskowych Nr 27 z 29 listopada 1927 roku sprostowano nazwisko Michała Tadeusza Karaszewicza-Tokarzewskiego z Tokarzewski-Karasiewicz na Karaszewicz-Tokarzewski.
  2. Jozef Garlinski Poland in the Second World War, (ISBN 0-333-39258-2) Page 40
  3. Rosa Bailly A city fights for freedom Leopolis 1956 Pages 276-310
  4. Dziennik Personalny Ministerstwa Spraw Wojskowych Nr 131 du 17 décembre 1924
  5. Antoni Czubiński, Przewrót majowy 1926 roku, Varsovie 1989, p. 169.
  6. Dziennik Personalny Ministra Spraw Wojskowych du 19 mars 1927, Nr 10, p. 93.
  7. Dziennik Personalny Ministra Spraw Wojskowych z 27 kwietnia 1929 r., Nr 9, p. 110.
  8. Norman Davies God's Playground VolumeII Clarendon, 1986 (ISBN 0-19-821944-X) Page 464
  9. Jozef Garlinski Poland in the Second World War, (ISBN 0-333-39258-2) Page 50
  10. Jozef Garlinski Poland in the Second World War, (ISBN 0-333-39258-2) Page 51
  11. (pl) Daniel Bargiełowski, « Po trzykroć pierwszy » (consulté le 18 décembre 2010)
  12. Dziennik Personalny Ministra Spraw Wojskowych nr 15 du 11.11.1928
  13. Lista oficerów Wojska Polskiego z lat 1914-1939. Tokarzewski-Karaszewicz Michał Tadeusz
  14. Marek Ney-Krwawicz: Komendanci Armii Krajowej. Varsovie:édition Wydawnictwa Szkolne i Pedagogiczne, 1992 p. 61
  15. Kawalerowie i statuty Orderu Orła Białego 1705-2008, 2008, p. 308.
  16. (pl) Krzysztof Filipow, Order Orła Białego, Białystok, p. 56

Liens externes[modifier | modifier le code]