Vorkoutlag

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Le Vorkoutlag est un complexe de camps du Goulag situé près de la ville minière de Vorkouta. Aménagé à partir des années 1930, il fut l'un des camps du Goulag les plus durs. Le complexe rassemblait plusieurs milliers de détenus[1] qui exploitaient le charbon.

Le Vorkoutlag produisit en 1938 plus de 188 000 tonnes de charbon et employait 15 000 détenus[2]. En 1941, la ville et les camps furent reliés au reste du pays par une voie ferrée construite par les prisonniers. Elle reliait Konocha et Kotlas et les camps d'Inta.

Les camps autour de Vorkouta étaient les plus peuplés de toute la partie européenne de l'Union soviétique et servaient de plus à gérer d'autres camps plus petits comme ceux de Kotlas, Pétchora et Ijma (appelée maintenant Sosnogorsk). Après la mort de Staline, en 1953, les détenus se révoltèrent contre leurs conditions de détention (les températures pouvant en hiver atteindre −60 °C) et se mirent en grève le 25 juillet, avant d'être implacablement réprimés par l'Armée rouge, qui ouvrit le feu le 1er août, puis par le NKVD. Jan Mendriks fait partie de ceux qui furent tués. La plupart des camps du Goulag cessèrent leur activité dans les années 1950. Cependant, certains assurent que des camps continuèrent de fonctionner dans la région de Vorkouta jusque dans les années 1980.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anne Applebaum, Pierre-Emmanuel Dauzat (trad.), Goulag : Une histoire, Paris, éditions Bernard Grasset, 2003, 2005 (ISBN 2-246-66121-8)
  2. N.G. Okhotine, A.B. Roginski, Sistema ispravitelno-troudovykh laguerei v SSR, 1923-1960 : spravotchnik, Moscou, 1995, p. 192.

Liens internes[modifier | modifier le code]