Margot Duhalde

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Margot Duhalde
Margot Duhalde vers 1942avec l'insigne de l'Air Transport Auxiliary.
Margot Duhalde vers 1942
avec l'insigne de l'Air Transport Auxiliary.

Nom de naissance Margot Duhalde Sotomayor
Naissance
Río Bueno, Chili
Décès 5 février 2018
Santiago, Chili
Origine Franco-chilienne
Allégeance Drapeau de la France France libre
Drapeau du Chili Chili
Arme Forces françaises libres
Armée de l'Air chilienne
Grade Colonel dans l'armée chilienne
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Margot Duhalde, née le à Río Bueno au Chili et morte le 5 février 2018 à Santiago[1], est la seule aviatrice des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale.

Elle est pilote dans l'Air Transport Auxiliary de 1942 à 1945 chargée de transferts d'avions. Elle devient plus tard colonel de l'armée de l'Air chilienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margot Duhalde est chilienne d'origine française. Elle a seize ans lorsqu'elle se rend en 1937 à Santiago, la capitale, pour apprendre à piloter. Elle réussit l'examen le devant des membres de l'Aéro Club et de l'armée de l'Air chilienne, obtenant son brevet de pilote de tourisme[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle apprend l'appel du 18 juin 1940 lancé par le général de Gaulle et veut combattre pour la libération de son pays d'origine[2]. Elle s'inscrit d'abord au consulat, puis au comité gaulliste local à sa création. Son engagement est accepté en mars 1941 par les Forces françaises libres[2].

Elle part avec un groupe de volontaires chiliens le et parvient à Liverpool le . Mais en voyant que c'est une femme, les Forces aériennes françaises libres refusent de l'admettre[3], et c'est dans l'Air Transport Auxiliary (ATA), le service de transport aérien auxiliaire, qu'elle est admise[4]. Au sein de la RAF, l'ATA assure entre aéroports les transferts d'avions neufs ou réparés.

Sa formation est longue et difficile, car elle ne comprend pas un mot d'anglais et ne sait pas naviguer hors du Chili où le repérage est facile avec peu de villes et une seule voie ferrée entre la montagne et la mer. Après un premier échec, elle s'acharne et obtient d'être employée pendant trois mois comme mécanicien en suivant le soir un entraînement à la navigation aérienne jusqu'en juillet 1942. Elle réussit ensuite sa nouvelle formation, sur différents avions, et reçoit l'uniforme de l'ATA[2]. Après cette nomination, elle reçoit un cours technique supplémentaire de trois semaines intensives, complété par 15 heures de vol sur Harvard, et suivi par une instruction complémentaire pour apprendre à piloter les avions de combat comme le Hurricane, qu'elle pilote pour la première fois le 21 décembre 1942[2].

Elle est la seule femme pilote des Forces françaises libres[5]. Elle vole sur tous types d'avions[4] : Hurricane, Spitfire, Forteresses Volantes, biplans... et effectue ainsi plus de mille trois cents convoyages jusqu'en 1945[3],[5].

Après la guerre, elle rentre au Chili où elle est chargée de l'entraînement des femmes pilotes[5]. Elle devient ensuite colonel de l'armée de l'Air chilienne.

Margot Duhalde meurt le à Santiago à l'âge de 97 ans[6],[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Muere Margot Duhalde, pionera de la aviación femenina chilena », sur Tele13, (consulté le 5 février 2018)
  2. a, b, c, d et e (es) « Margot Duhalde Sotomayor – La Gran Aviadora Chilena », sur identidadyfuturo.cl, (consulté le 18 juin 2016).
  3. a et b « Carnet de vol de Margot Duhalde : Notice », Musée de l'Armée (consulté le 18 juin 2016).
  4. a et b Christine Levisse-Touzé, « Femmes dans la France libre (les) », dans François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4), p. 887.
  5. a, b et c Christine Levisse-Touzé, Les Femmes dans la Résistance en France, Paris, Tallandier, (ISBN 9791021016750), p. 378.
  6. Laurent Lagneau, « Décès de Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres », sur www.opex360.com, .
  7. « Mort de la Chilienne Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]