Mainfonds

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Mainfonds
Mainfonds
La mairie annexe de Mainfonds.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté de communes des 4B - Sud-Charente
Statut commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Jean-Pierre Barbot
2016-2020
Code postal 16250
Code commune 16201
Démographie
Population 226 hab. (2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 08″ nord, 0° 01′ 12″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 154 m
Superficie 9,26 km2
Élections
Départementales Charente-Sud
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Val des Vignes
Localisation
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Mainfonds
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Mainfonds

Mainfonds est une ancienne commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente, dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Depuis le , elle est devenue une commune déléguée de la commune nouvelle de Val des Vignes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Mainfonds est une commune du Sud Charente située à 18 km au sud-ouest d'Angoulême et 5 km au nord de Blanzac, chef-lieu de son canton.

Mainfonds est aussi à 8 km de Roullet, 9 km de Mouthiers-sur-Boëme, 11 km de Châteauneuf, 14 km de Barbezieux[2].

Mainfonds est à mi-chemin entre Blanzac et la route nationale 10 entre Angoulême et Bordeaux qui passe à 4 km au nord-ouest du bourg. La commune est aussi située entre la route de Blanzac à Châteauneuf (la D 10, à l'ouest), celle de Blanzac à Roullet et Angoulême (la D 7, à l'est), et celle de Villebois-Lavalette à Châteauneuf (la D 22, au nord). La D 124 dessert le bourg et la D 107, appelée chemin de la Faye car route de crête, traverse le nord de la commune[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux petits hameaux et fermes. Du nord au sud, les hameaux sont chez Maillard, chez de Lhoumeau, la Belle-Jeanne, les Trois Voûtes (en limite avec Étriac), chez Verdeau juste au nord du bourg, chez Moizan, chez Charron, chez Joumier, les Galops, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mainfonds
Claix
Étriac Mainfonds Champagne-Vigny
Aubeville
(Val des Vignes)
Vue du village au bord de la D 124.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

On trouve le Santonien sur une petite partie nord de la commune. Le reste de la commune est occupé par le Campanien, qui est un calcaire encore plus crayeux. Une cuesta, peu marquée dans la commune et divisée en paliers, passe entre le Santonien supérieur et le Campanien (D 107, chemin de la Faye). Cet escarpement faisant face au nord s'étend à l'ouest vers Jurignac et le sud de Cognac, et à l'est à Juillaguet, Gurat, Verteillac, etc.

On trouve une petite zone d'argile sableuse du Tertiaire sur un sommet au sud-est de la commune, au Bout-du-Bois. Les fonds de vallées sont occupés par des alluvions du Quaternaire[4],[5],[6].

Cette région vallonnée du Sud Charente s'appelle la Champagne charentaise[7].

Le point culminant de la commune est à une altitude de 154 m, situé au sud-est de la commune au Bout-du-Bois. Le point le plus bas est à 65 m, situé en limite occidentale le long de l'Écly. Le bourg, construit dans la vallée de l'Écly, est à 85 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par l'Écly, affluent du et sous-affluent de la Charente, qui prend sa source dans la commune voisine de Plassac-Rouffiac[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Maingfunt en 1143[8], Magnofonte en 1299[9].

L'étymologie de Mainfonds semble issue du latin magna fons, « la grande source »[10],[11]. Certains auteurs du XIXe siècle avaient émis l'idée de maints fonts, car aucune des nombreuses sources sont dans les vallons de cette commune ne prévalait[12],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'archéologie aérienne a mis en évidence un enclos et un fossé protohistoriques au Tertre et aux Groies[13].

Les archives de Mainfonds ont été détruites à deux reprises, au cours des guerres de religion, puis à nouveau durant la Révolution[réf. nécessaire]. La présence de vestiges préhistoriques et antiques et d'une église du XIIe siècle atteste seule de l'ancienneté de Mainfonds.

Dans le sud de la commune se trouve l'ancien logis des Barrières, ancienne seigneurie qui dépendait de la baronnie de Blanzac[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1989 James Charrier    
1989 décembre 2015 Jean-Pierre Barbot DVD retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16],[Note 2].

En 2013, la commune comptait 226 habitants, en augmentation de 34,52 % par rapport à 2008 (Charente : 0,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
365360354362344417386386403
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
388392386338322298293270271
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
288335250227251244230211196
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 - -
199179166171142168226--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Mainfonds comptait 168 habitants (soit une augmentation de 18,3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 28 768e rang au niveau national, alors qu'elle était au 29 592e en 1999, et le 331e au niveau départemental sur 404 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1841 avec 417 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mainfonds en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,2 
11,9 
75 à 89 ans
6,0 
13,1 
60 à 74 ans
19,0 
20,2 
45 à 59 ans
15,5 
26,2 
30 à 44 ans
20,2 
13,1 
15 à 29 ans
11,9 
15,5 
0 à 14 ans
26,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, Mainfonds accueille pendant cinq jours la Coupe d'Europe des montgolfières, née en 1992 à l'initiative du foyer rural qui voulait donner de l'allure à son repas annuel des cagouilles, ainsi qu'une manche de la Coupe du monde des dames. Cette manifestation déplace environ 20 000 personnes et 80 aéropostiers. Elle se termine le premier dimanche d'août par un grand meeting aérien[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard.

L'église paroissiale Saint-Médard, du XIIe siècle, en forme de croix grecque par raccourcissement de la nef, est inscrite monument historique depuis 1926[23].

Le Logis des Barrières date du XVIIe siècle[24].

La vallée de l'Écly et le site de Chez Charron font partie du patrimoine environnemental.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Font, terme occitan pour désigner source, est répandu dans le département et dans tout le sud de la France.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune de Val des Vignes (16175) », sur https://www.insee.fr/ (consulté en )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le )
  7. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Paris, Masson, , 223 p. (ISBN 2-225-41118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  8. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne)
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 210,216,354
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 424.
  12. Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982), , 411 p., p. 215
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 73
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 226
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  19. « Evolution et structure de la population à Mainfonds en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le )
  21. Article Charente libre, « Mainfonds, un village très gonflé », (consulté le )
  22. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le )
  23. « Église de Mainfonds », notice no PA00104408, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p. (OCLC 908251975, présentation en ligne), p. 437