Louise Willy

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Louise Willy
Biographie
Naissance
Surnom
Mlle WillyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Artiste de cabaret, actriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Autres informations
Cheveux

Louise Willy est une artiste de cabaret, de théâtre et de cinéma muet française. Elle a tourné dans le premier film à caractère érotique de l'histoire du cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Willy fait ses débuts aux Folies-Bergères, en 1894, dans Fleur de Lotus, une pantomime d'Armand Silvestre et Hugues Delorme[1],[2]. Elle est ensuite engagée à l'Olympia[3] et tourne à Cabourg[4] et à Lyon où elle remplace Blanche Cavelli, au théâtre de l'Eldorado, dans un tableau extrait de la pièce Le Coucher d'Yvette appelé aussi Le Coucher de la mariée, pantomime lyrique de Francisque Verdellet, musique d'Eugène Arnaud[5],[6]. Elle est engagée au Jardin de Paris où elle joue Le Suicide de Pierrot[7], puis le rôle de la Fée dans La Fée des poupées de Joseph Hassreiter et Gaul à l'Olympia en octobre 1894[8].

En 1895, elle passe dans la revue Les Turlutaines de l'année et la pantomime Mauvais rêve de Max Maurey, musique de Rodolphe Berger[9] et triomphe à l'Olympia dans Le Coucher de la mariée pantomime de Gaston Pollonnais et Oscar de Lagoanére[10] où l'on voit tomber un à un ses vêtements[11] et dans le Bain de la Parisienne[12].

En 1896, elle tourne dans le film érotique, Le Coucher de la mariée[13],[14], d'après la pièce du même nom, film exploité par Eugène Pirou.

En 1897, elle crée le rôle d'Eglantine dans le ballet-pantomime Le Chevalier aux fleurs d'Armand Silvestre, musique d'André Messager et Raoul Pugno, au théâtre Marigny[15].

De retour à l'Olympia, en 1898, elle joue dans une reprise du Coucher de la mariée ; dans Pierrot cambrioleur[16] ; dans Vision !, ballet-pantomime de Léon Roger-Millès sur la musique d'Edmond Missa[17] ; dans Folles Amours[18] ; dans Néron avec Émilienne d'Alençon ; le rôle de Pierrette dans Les Sept péchés capitaux de Maurice de Marsan sur la musique d'Henri Hirschman[19],[20] ainsi que dans le ballet-féerie Les Mille et une nuits de Max Maurey et A. Thierry en 1899[21].

Elle passe au Parisiana en 1900 dans une reprise de Mauvais rêve[22] ; à l'Olympia dans La Belle aux cheveux d'or, ballet-pantomime de Jean Lorrain, sur une musique d'Edmond Diet, le 2 mai[23],[24],[25]. Elle crée le rôle de Julie dans Moins cinq !, une pièce de Paul Gavault et Georges Berr, au Palais-Royal, le 22 novembre[26]. En avril 1901, elle crée le rôle de Gabrielle Vernis dans la comédie Sacré Léonce ! de Pierre Wolff[27],[28].

Elle quitte le théâtre pour retourner au music-hall avec des rôles dans Paris-Cascades, ballet d'Auguste Germain sur la musique de Louis Varney à l'Olympia en septembre 1901[29],[30] et dans Cendrillon féerie-ballet de Alphonse Lemonnier et Gardel Hervé sur une musique de Victor Rogeren 1902[31],[32].

A la Scala, elle joue Cambriolage de Jacques Lemaire et Paul Fauchey en octobre 1902[33].

En 1903, elle est engagé au théâtre des Mathurins. Elle y joue La Momie, une pantomime d'Henry Ferrare et Louis Aubert[34] ; le rôle de Laurida dans Cœur Jaloux, une pantomime d'Henri Reine, musique de Chantrier[35]. En 1904, elle incarne le prince Aurore dans la revue des Folies-Bergères de Victor de Cottens[36], Praxitèle dans Phrygné avec Cléo de Mérode à l'Olympia[37]. En 1905, elle joue dans Pris au piège, une pièce de Théo, musique de H. Rosès au théâtre des Capucines[38]. En 1906, Josiane Eymard, pièce de Jean Lorrain à la Nouvelle-Comédie[39]. René Debrenne l'engage pour la tournée en province pour jouer le rôle de Cléo de Garches dans Amour et Cie de Louis Forest[40]. En 1907, elle crée le rôle de Delphine dans La Lime, mimodrame d'Henry Ferrare[note 1], musique d'André Fijan, au Moulin-Rouge le 23 avril[41] qu'elle reprend au Palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo en 1909[42].

Création[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Alice Montigny, en littérature Henry Ferrare, fille de Caroline Montigny-Rémaury, pianiste, et nièce d’Ambroise Thomas

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  2. Gutsche-Miller 2015, p. 99.
  3. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  4. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  5. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  6. « Le Mirliton », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  7. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  8. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  9. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  10. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  11. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  12. texte, « La Soierie de Lyon », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  13. (en) Phil De Semlyen, « Film Studies 101: The A-Z Of The Birth Of Cinema », sur Empire, .
  14. (en) Clifford Thurlow et Max Thurlow, Making Short Films : The Complete Guide from Script to Screen, A&C Black, , 3e éd. (ISBN 9780857854322, lire en ligne), p. 395
  15. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  16. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  17. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  18. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  19. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  20. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  21. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  22. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  23. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 21 novembre 2020)
  24. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 21 novembre 2020)
  25. « Le Journal », sur Gallica, (consulté le 21 novembre 2020)
  26. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  27. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  28. Édouard Noël et Edmond Stoullig, « Les Annales du théâtre et de la musique », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  29. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  30. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  31. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  32. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  33. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  34. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  35. Édouard Noël et Edmond Stoullig, « Les Annales du théâtre et de la musique », sur Gallica, (consulté le 22 novembre 2020)
  36. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  37. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  38. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  39. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  40. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  41. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  42. « Comoedia », sur Gallica, (consulté le 23 novembre 2020)
  43. « Affiche : Le Chevalier aux fleurs », sur www.parismuseescollections.paris.fr (consulté le 22 novembre 2020)
  44. « Sacré Léonce - Spectacle - 1901 », sur data.bnf.fr (consulté le 23 novembre 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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