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Henri Desfontaines

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Henri Desfontaines
Portrait phographique d’Henri Manuel.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Paul Henri LapierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Henri Desfontaines, né Paul Henri Lapierre le à Paris 6e et mort le à Paris 10e, est un réalisateur, acteur et scénariste français.

Pionnier du cinéma, l’un des plus anciens de la corporation des réalisateurs[1], après avoir fait du théâtre à l'Odéon et au théâtre Antoine[2], où il a été, pendant de longs mois, un des fidèles collaborateurs d’Antoine, quand le créateur du Théâtre Libre était encore boulevard de Strasbourg[3].

Dès 1902, il se lance dans le cinéma, d'abord en acteur, puis en metteur en scène, montant notamment Shakespeare, avec Hamlet, La Mégère apprivoisée, Shylock. Il réalise également la célèbre Amours de la reine Élisabeth avec Sarah Bernhardt, que les Famous ont acheté pour les États-Unis, et qui est à l'origine de la fortune de Paramount[2].

On lui doit également des reconstitutions historiques, comme Adrienne Lecouvreur ou La Reine Margot[4], ainsi que des les films à épisodes. tournés pour la Société des cinéromans spécialisée dans le roman-feuilleton et le film à épisodes, notamment Le Capitaine Rascasse, l'Espionne aux yeux noirs ou Belphégor[5]. Bien souvent, il a conseillé d’heureuses retouches au feuilletoniste. L’idée lui étant même venue d’écrire, lui aussi, des romans-feuilletons, il en a placé plusieurs, qui ont eu du succès[3].

Ayant travaillé pour le Service cinématographique de l’armée, il est missioné par le ministère des Colonies, pour participer à une mission de propagande cinématographique en Afrique-Équatoriale française[6].

Comédien de talent, il avait été engagé pour incarner le diplomate autrichien Metternich, dont il a fait une figure saisissante dans L'Aiglon, à la réalisation duquel il a également assisté Victor Tourjanski. Comme il avait été l’as des réalisateurs pour les films à épisodes, il en préparait un nouveau, dont il était content. « Quand j’ai fini de tourner, j’y travaille. C’est le plus agréable des repos. Et puis, d’avoir une nouvelle corde à mon arc me fait croire que je suis encore jeune. », expliquait-il[3].

Il a alors été pris de ce qu’il a pris pour un simple refroidissement qui ne l’obligerait qu’à quelques jours de lit. Refusant de lâcher les camarades pour « un simple rhume », alors qu’une journée de studio coutait vingt billets, il insiste pour continuer à venir aux studios : « Je me soignerai au studio. Je me réchaufferai aux sunlights. » Le « simple rhume » s’est avéré être une pneumonie qui l’a emporté en quelques jours[3].

Filmographie

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Comme réalisateur

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Comme acteur

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Comme scénariste

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Metteur en scène

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Notes et références

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  1. « Lettre de Paris », Le Cinéma d'Alsace et de Lorraine, Strasbourg, vol. 6, no 2,‎ , p. 10 (lire en ligne sur Gallica).
  2. a et b J. T., « La mort de Henri Desfontaines », Cinémonde, Paris, vol. 4, no 117,‎ , p. 44 (ISSN 1153-690X, lire en ligne sur Gallica).
  3. a b c et d « Desfontaines », Cyrano, Paris, vol. 8, no 344,‎ , p. 31 (ISSN 2390-4844, lire en ligne sur Gallica).
  4. Jean-Pascal Constantin, « Filmographie d’Henri Desfontaines », Les Gens du Cinéma,‎ (lire en ligne).
  5. « Henri Desfontaines est mort », La Cinématographie française, Paris, vol. 13, no 636,‎ , p. 10 (ISSN 2452-6460, lire en ligne sur Gallica).
  6. « Desfontaines Henri (1885-1931) », Dictionnaire du cinéma français des années vingt, Paris, vol. 33,‎ , p. 137-166 (ISSN 0769-0959, OCLC 10937375512, lire en ligne).

Liens externes

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